Derniers Avis sur La Trilogie Marseillaise de Marcel Pagnol : César
La Trilogie Marseillaise de Marcel Pagnol : César
Note moyenne
4,4
1445 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
49 critiques spectateurs
5
13 critiques
4
21 critiques
3
13 critiques
2
2 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
CrystalEagle
4 abonnés
111 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 25 mai 2026
César clôt la trilogie en confrontant, vingt ans après, ses personnages aux conséquences de leurs choix (paternité niée, mensonge devenu prison) où le pardon s'impose comme seule issue. C'est Césariot, le bâtard devenu adulte, qui en découvrant ses origines force tout le monde à se regarder en face. Et c'est là toute la force de Pagnol : partir du petit peuple marseillais, et en tirer un drame quasi shakespearien avec des scènes de rien du tout. La confession de Panisse mourant qui ouvre le film en est la preuve parfaite : un homme sur son lit de mort qui chipote encore, un curé dépassé, et nous qui oscillons entre le chagrin et le fou rire. Pour la première fois, Pagnol passe lui-même derrière la caméra, et c'est paradoxalement la mise en scène la plus cinématographique des trois volets, portée par une lumière du Sud omniprésente. Raimu reste écrasant même dans un César un peu plus éteint, et Fresnay, en Marius mûri par la vie, porte les scènes les plus dramatiques avec une intensité remarquable. Seul André Fouché en Césariot peine à convaincre. Les dialogues, toujours cette langue chantante de Pagnol, restent la colonne vertébrale de tout. Le film monte en puissance, confronte sans ménager, puis s'apaise et ouvre sur un recommencement possible. Quitter ces personnages après trois films, ça laisse un vrai pincement au cœur.
Le troisième et dernier épisode pousse le drame jusqu'à la tragédie. C'est sans doute la grande force de cette trilogie. Tout en jouant avec les genres, Pagnol construit un récit puissant et juste, d'une grande cohérence. Jouant aussi avec les codes moraux, il construit un récit émouvant où chacun engoncé dans des codes sociaux strictes et anciens, évolue avec eux et contre eux. A demi mot. D'une certaine façon, un grand film sur la liberté...
Dernier opus de la trilogie marseillaise de Marcel Pagnol, César conclut avec brio cette grande fresque humaine commencée avec Marius et Fanny. On y retrouve les mêmes personnages, désormais marqués par le temps, confrontés aux conséquences de leurs choix et au poids du qu’en-dira-t-on.
Le film aborde avec justesse la société, les mœurs et les conventions d’une époque où l’honneur et la réputation guidaient les existences. Les dialogues sont toujours aussi savoureux, empreints de tendresse et d’ironie, et l’émotion se mêle à un humour subtil typiquement pagnolesque.
C’est une belle réussite, un final émouvant et intelligent, qui boucle magnifiquement cette tragédie comique à la fois populaire et profondément humaine. Une trilogie qu’on regarde… et qu’on revoit, avec le même plaisir à chaque fois.
César est le troisième volet de la célèbre trilogie de Pagnol, après Marius et Fanny, et il conclut magnifiquement l'histoire de cette famille marseillaise pleine de caractère. Dans ce film, Pagnol mêle avec brio drame et comédie, offrant une fresque poignante sur l'amour, la famille, et les choix de vie.
Le film repose en grande partie sur la figure de César, incarnée par l'iconique Raimu, qui livre une prestation magistrale. Son personnage, à la fois pittoresque et profondément humain, est le cœur du film. Raimu réussit à mêler humour et gravité dans un équilibre parfait, apportant une dimension émotionnelle forte à l'ensemble.
L'intrigue, bien que moins centrée sur l'amour entre Marius et Fanny que dans les premiers films, explore la quête de rédemption et de sagesse d'un homme au fil du temps. Les dialogues, comme toujours avec Pagnol, sont délicieux, pleins de verve et de vérité, ce qui permet aux personnages de prendre vie de manière crédible et touchante.
Visuellement, César bénéficie de la mise en scène soignée et de l’atmosphère typiquement marseillaise que Pagnol a su parfaitement capturer dans ses films. L'utilisation de décors naturels et l'accent mis sur la lumière du Sud donnent au film une chaleur qui imprègne chaque scène. La bande-son, discrète mais efficace, complète harmonieusement l’ensemble.
Bien que le film soit globalement réussi, certains moments de l'intrigue peuvent paraître un peu plus lents ou moins marquants comparés à la force émotionnelle des deux premiers volets. Néanmoins, César demeure une conclusion solide à la trilogie, pleine de tendresse et de vérité.
En résumé, César est un film qui, bien qu’un peu plus intimiste et parfois moins dynamique que ses prédécesseurs, reste un incontournable du cinéma français, porté par une interprétation exceptionnelle et une écriture fine qui touchera les amateurs de drame humain et de comédie à la fois.
Bouclant la boucle, c’est Marcel Pagnol lui-même qui signe le dernier volet de sa trilogie marseillaise. Succédant à « Fanny » sorti 4 ans plus tôt, cette conclusion, placée 20 ans plus tard, s’avère inférieure et moins réussie que les deux précédents. La raideur d’André Fouché, dans le rôle de Césario, jure par rapport au reste de la distribution. L’humour est toujours présent mais le nombre de scènes à rallonges est en augmentation et pénalise l’émotion d’un dénouement tant attendu.
Il s’agit du 3e et dernier volet cinématographique de la célèbre trilogie mais qui a été écrit pour le cinéma et réalisé par l’auteur, avant d’être joué au théâtre en 1946. Il est centré, non pas sur César (Raimu, 53 ans), 20 ans après le 2e opus, mais son petit-fils, Césariot (André Foucher, 28 ans) dont il est aussi le parrain. Le film est un peu long encore (2h18), spoiler: notamment avec la confession (teintée d’anticléricalisme), la mort et les obsèques de Panisse (Charpin, 49 ans) (au bout de 45 mn) mais il reste riche par les thèmes traités : le secret de famille [spoiler: Césariot, élève à Polytechnique n’apprend, de la bouche de sa mère Fanny (Orane Demazis, 42 ans), qu’après l’enterrement de Panisse, que son père biologique est Marius ], la paternité (Marius ne se sentant pas à la hauteur) et les différences de classes [entre Fanny, devenue femme de commerçant et Marius (Pierre Fresnay, 39 ans), qu’elle n’a pas vu depuis 15 ans, qui ne navigue plus et vivote comme garagiste à Toulon : « Elle est devenue une dame, n’ouvrant plus les clovisses mais les mangeant »]. On y retrouve encore l’alternance de sketchesspoiler: tels celui du jeu de « trompe-couillon » avec un chapeau cachant une pierre et déposé sur la chaussée ou de l’échange involontaire de chapeaux melons lors du suivi du corbillard de Panisse.
Après une première partie un peu longue, l’émotion est au rdv lors les révélations sur le fils de Marius. C’est la force des dialogues qui donne cette dimension épique aux destins de ces personnages. Même si je trouve que le dyptique Jean de Florette et Manon des sources est encore plus fort, ces trois films offrent au spectateur de voir tous ces acteurs incroyables et une photographie des années 30 totalement fascinante. Très beau
Classique du cinéma français d'avant-guerre, ce troisième épisode (1936) de la trilogie marseillaise est le seul des trois titres a être réalisé par Pagnol lui-même.
Beaucoup de nostalgie dans ce scénario, de la tristesse, de la mélancolie avant que les dernières cinq minutes ouvrent sur une perspective de réconciliation générale, de joie et de bonheur.
La distribution est toujours formidable ( selon moi Orane Demazis épouse de Pagnol au moment du tournage, propose l'interprétation la plus convaincante) même si on a pas ( de mon point de vue) affaire à l'opus le plus réussi du cinéaste, malgré ses qualités et son statut aujourd'hui intemporel.
Après une longue et délectable première scène (la confession de Panisse mourant) imprégnée de l’humour Marseillais qui caractérise l’œuvre de Pagnol en général et cette trilogie en particulier, le film tend, même si la mise en scène « de cinéma » est plus présente, vers un classicisme plus aseptisé (hormis la savoureuse scène du pavé sous le chapeau). Plus consistant que « Marius », mais bien moins que « Fanny », il parvient tout de même sur la fin à générer une vraie émotion. Mais Raimu (grimé du fait du vieillissement de son personnage) ne dégage pas les impressionnantes envergure et authenticité montrées dans les deux premiers volets.
Après Alexander Korda ("Marius") et Marc Allégret ("Fanny"), Marcel Pagnol réalise lui-même le dernier acte de sa trilogie...et "César" n'est pas ce qu'il a filmé de mieux. Si le debut du film, autour du lit de mort de Panisse, fait illusion et entretient encore la verve des personnages et d'inégalables accents marseillais; si au long du film, on trouve, éparses, quelques scènes "pagnolesques" drôlatiques, en dépit que César vieillissant semble un peu éteint, Pagnol ne fait que ressasser sur un mode compassé le thème de l'enfant bâtard. Il crée le personnage de Césariot,spoiler: l'enfant naturel de Marius et Fanny adopté jadis par Panisse. A la mort de ce dernier, Fanny révèle au jeune homme -un personnage arrogant et pénible interprété par un jeune premier passable- le "terrible" secret de famille. La faute originelle -d'autant qu'on se souvient forcément des deux premiers épisodes de la trilogie- passe par des explications et considérations redondantes au point que Pagnol, à travers ses protagonistes, donne l'impression de radoter, de se complaire dans un procédé mélodramatique hors d'âge, trop artificiel et trop théorique pour qu'on y trouve une réel intérêt ou des émotions vraies. Quoiqu'habilement dialogué, le film fait l'effet d'une mauvaise idée, impression amplifiée par un dénouement couru d'avance mais interminable!
Comment faire d'une histoire somme toute banale un film qui vous capte, vous aspire, vous impressionne à jamais? Vous ne savez pas? Regardez cette trilogie! C'est le cinéma dans toute sa splendeur. Des acteurs comme on en voit peu, des dialogues ciselés aux petits oignons, ou pas un mot ne tombe pas à point. C'est l'excellence à l'état pur. A voir par tous pour apprendre LE cinéma.
Marcel Pagnol nous concocte ici une très belle fin pour sa trilogie. Orane Demazis s'affirme de plus en plus dans ce troisième volet dans lequel Raimu demeure extraordinaire.
Pour le troisième et dernier volet de la Trilogie marseillaise (« Marius », « Fanny » et « César »), Marcel Pagnol prend seul les commandes de la réalisation. Directement écrit pour le cinéma, ce film, sorti en 1936, possède un aspect moins théâtral et plus dynamique que les précédents avec notamment l’utilisation de champs et contre-champs. Les personnages principaux (Raimu, Pierre Fresnay, Fernand Charpin, Orane Demazis) utilisent moins le cabotinage et livrent une profonde réflexion sur les retrouvailles, les déchirements familiaux et le pardon. Bref, une œuvre incontournable où seul l’amour triomphe.
Un deuxième film en partie dédié sur Marius rejeté par ses amis Marseillais, fatigué de ses voyages en mer, et tient un garage. Il apprend la mort d'Honoré Panisse. Cesariot le fils génétique de Marius cherche a connaître son vrai père, un peu déçu finalement mais après une scène de vérité, avec l'accord de Cesariot, Fanny épouse Marius.
Ce n'est pas le meilleur de la trilogie. L'acteur qui joue Cesariot joue très mal, comme Orane Demasis qui joue sa mère. Mais on retrouve tous les ingrédients de la Trilogie Marseillaise de Marcel Pagnol
Si "Marius" était centré sur le personnage de Marius (Pierre Fresnay), "Fanny" sur celui de Fanny (Orane Demazis), "César" quant à lui met pourtant en avant le nouveau venu, le jeune Césariot. Un peu antipathique au milieu d'une galerie de portraits sympathiques, avec son ton condescendant et ses jugements, il casse un peu l'ambiance marseillaise bonne-enfant . Moins comique et moins dramatique que les précédents, cet épisode vient cependant conclure une trilogie mythique, tout en rendant hommage à son acteur emblématique, Raimu, qui avec sa classe en fit un des premiers succès du cinéma parlant.