"César" est le dernier film de la trilogie marseillaise et réunit à la fois les défauts et les qualités présentes dans "Marius" et "Fanny", c'est-à-dire des scènes trop étirées, des digressions inutiles et un cabotinage qui trouve vite ses limites opposés à une émotion sincère liée à une ampleur romanesque importante. Le film commence lentement et devient véritablement intéressant au moment où il fait apparaître Marius. Alors, Pagnol met en scène un véritable drame familial où les vérités et les points de vue s’enchaînent de façon percutante. Le film monte en puissance, confronte ses personnages sans les ménager avant de s'apaiser et d'ouvrir sur un possible recommencement. Une trilogie imparfaite mais dense et ambitieuse.
Le troisième et dernier chef d'œuvre de la trilogie. Un Raimu extraordinaire et une histoire toujours aussi prenante. Je ne m'en lasserai jamais. Merci Mr Pagnol
Fin de la trilogie marseillaise de Pagnol, ce César va dresser le bilan de ce que le secret de famille a engendré chez chacun de personnages. Le film est assez fort même s'il y a quelques longueurs à mon goût et je n ai pas été convaincu par l acteur qui joue Cesariot dont j ai trouvé le jeu trop théâtral. La partie de carte au retour de l enterrement de Panisse est un moment extraordinaire (à la fois drôle et touchant une des force de Pagnol).
Troisième et dernier volet de la trilogie marseillaise de Marcel Pagnol,"César"(1936)fut spécialement écrit et conçu pour le cinéma,contrairement aux deux autres,adaptés de pièces de théâtre. Pagnol prend en charge l'intégralité de la réalisation,et peut se laisser aller à une narration plus dramatique,voire shakespearienne. L'action se déroule alors que le petit Cesariot est devenu adulte et diplômé de polytechnique. Cherchant à connaître Marius,son véritable père,après la mort de son tuteur,Panisse,il se rend compte des sacrifices consentis par ses parents. Le film pêche par une exposition trop longue,et par un humour nettement plus clairsemé. On retrouve néanmoins le sens des dialogues de Pagnol,et cet accent chantant de la Canebiere. Thematiquement,on y parle des liens familiaux incassables,des ravages des secrets ou des médisances. Raimu,même grossièrement grimé,est toujours impérial alors que Pierre Fresnay est particulièrement consistant dans le rôle rendu mature de Marius.
18 ans ont passé. La dernière partie de la trilogie, réalisée par Pagnol himself, la plus émouvante (les deux dernières scènes... waow), est le film du bilan, du pardon. Un film sombre qui nous fait passer, grâce aux dialogues et au talent de ses comédiens, du rire aux larmes. Juste un chef d’œuvre quoi.
Avec césar Pagnol ferme la boucle de sa trilogie marseillaise. Il soigne comme dans les deux précédents volets,les personnages et les dialogues. Si césar est certainement le plus émouvant de la trilogie, la drôlerie des dialogues et des personnages est toujours présente,même aux moment les plus dramatiques. Ces films sont des classiques du cinéma français intemporel car toute la nature humaine y est représentée.
J'ai trouvé ce dernier volet, effectivement le plus émouvant des trois, un peu en deça des précédents; peut-être à cause du petit Césariot que je n'ai pas trouvé magnifiquement incarné; en revanche Marius est vraiment très convaincant. Il n'en demeur pas moins que c'est un bon film, malgré les décennies qui s'écoulent. Des moments forts, comme le conseil de famille par exemple.
Une situation délicate causée par la naissance d'un bastardon et la mort subite de Maître Panisse. Des histoires de mensonges et de couillonades. Une fin heureuse pour Fanny et Marius. Peut être le meilleur de la Trilogie Marseillaise de Marcel Pagnol.
16 196 abonnés
13 142 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 24 janvier 2025
Succèdant à "Fanny" (1932), "Cèsar" (1936) rèalise un souhait cher à Marcel Pagnol : tourner la dernière partie d'une trilogie marseillaise inoubliable! Mettre Marius, Fanny & Cèsar sur pellicule ètait l'un des rêves de la carrière de Pagnol! C'ètait aussi l'un des sujets qui lui tenait le plus à coeur! A savoir l'ècrire pour le cinèma en ètant derrière la camèra! Aussi entreprit-il lui-même le tournage de ce "Cèsar" avec toujours cette tendresse et cette bontè pour les petites gens et par un amour illimitè de la Province! Un dernier volet parfois sombre, mais toujours drôle (cf. le chapeau melon sur la terrasse du Bar de la Marine) et humain, où les liens de la famille et le bonheur sont plus forts que tout! De Raimu à Charpin, de Orane Demazis à Pierre Fresnay, tous les acteurs, sans exception, sont à jamais dans nos mèmoires! La der des der aussi du Cinèma de minuit qui fermait ses portes un 20 dècembre 2024! Clap de fin donc pour Patrick Brion qui aura fait de toutes ces nuits des moments inoubliables de cinèma! Merci à lui...
ce dernier volet dela trilogie marseillaise est magnifique l emotion faisant jeu egal a l humour donnant ainsi encore plus de profondeur et de sincerite a l oeuvre de pagnol "chapeau" l artiste!
Pierre Fresnay revient au devant de la scène dans ce volet de la trilogie. Avec lui, Raimu, l'incomparable, est toujours aussi juste. Une fin "heureuse" pour un "destin" de regrets, un film à voir, voire à garder dans un coin de sa mémoire.
Le plus faible film de la fameuse triologie marseillaise. Le happy end, le manque de rythme (César a été écrit directement pour le cinéma contrairement aux deux autres opus qui étaient des pièces de théâtre et répondaient donc à un impératif d'efficacité scénique) et les longueurs en font un échec relatif. On peut se dispenser de voir César à moins d'être un fan inconditionnel de Pagnol et des 2 chefs d'oeuvre précédents.