Plus gore qu’un abattoir.
Un film hyper sanglant pour pas grand-chose. Le scénario est écrit sur un confetti, des litres et des litres d’hémoglobine déversés, un jeu d’acteur très amateur (à part éventuellement Béatrice Dalle et Alysson Paradis), bourré d’invraisemblances comme par exemple au début du film on voit qu’un accident de voiture a eu lieu, c’est un plan séquence : deux voitures noires se sont percutées sur les angles avant, on constate que l’une d’entre elle est cabossée sur le côté droit qui logiquement n’aurait dû subir aucun dommage, de plus au vu des dégâts minimes, et comme les occupants avaient leur ceinture de sécurité, je ne vois pas là un accident mortel. Ensuite un autre plan vu d’en haut, maintenant il y a une voiture de couleur claire et l’autre noire, entre autres la collision est différente. Autre chose : il est bien indiqué que nous sommes en période de Noël, que c’est le temps du réveillon, pourtant les arbres ont toutes leurs feuilles bien vertes comme au printemps et en été, point de neige ni de froid apparent. Les protagonistes en tout genre se font trucider à coup de ciseaux dans les couilles, dans la tête, un peu partout avec artères sectionnées, le sang gicle comme un tuyau d’arrosage, mais non, y en a quand même un qui revient à lui tranquillos, un flic avec des yeux crevés évolue en mode zombie, Béatrice Dalle se fait cramer la gueule au troisième degré, mais elle va bien.
Bon, et en dernier lieu, je ne vois pas ici ce besoin de vengeance d’une femme sur une autre femme sous prétexte qu’elle a perdu un bébé dans un accident, d’autant plus qu’elle a dû refuser une priorité à droite à en croire la scène d’accident.
Bon, d’accord c’est un premier film, mais je trouve que la méticulosité de mise en scène a été exercée surtout sur le visuel plus qu’autre chose, il n’y a aucun suspens, aucune tension, aucune psychologie, c’est juste de l’abattage et de la boucherie en bonne et due forme.