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MaxPierrette
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2,5
Publiée le 25 mai 2008
On ne dirait pas comme ça, mais, malgré le fait qu’il n’aient jamais joué ensemble, Stuart Townsend et Emilio Estevez sont beaucoup plus proches qu’il ne semblent l’être au premier abord. “Forts” d’une carrière qui aurait pu être meilleure (le premier, remplacé au dernier moment au casting du “Seigneur des anneaux” est apparu dans “La Reine des damnés” ou “La Ligue des Gentlemen Extraordinaires”, tandis que le second a perdu pied au milieu des années 90), les deux comédiens ont en effet réussi, avec succès, leur reconversion de réalisateur, et ce dès leur premier essai. Plus d’un an après le “Bobby” d’Estevez (récit de l’assassinat de Robert F. Kennedy), Townsend donne donc, lui aussi, dans la fiction inspirée de faits réels avec “Bataille à Seattle”, chronique de ces cing jours de novembre-décembre 1999, où la ville du titre est devenue le théâtre d’une quasi-guerre civile, lorsque des manifestations d’altermondialistes ont mal tourné. Du maire aux manifestants, en passant par les policiers, et la femme enceinte de l’un d’eux, le jeune metteur en scène nous offre une vision globale de l’événement, tout au long d’un film nerveux et engagé, qui fait se rencontrer reconstitution et images d’acrhives, et effectue de nombreux allers-retours entre le cœur et les abords du conflit. C’est d’ailleurs là que la bât blesse, car, s’il nous prend aux tripes avec ses séquences d’affrontements, Stuart Townsend s’égare (et nous avec) lorsqu’il tente de creuser les protagonistes (fictifs) de l’histoire, et ne parvient pas à éviter la sur-dramatisation et les clichés, lors du segment centré sur Woody Harrelson et Charlize Theron notamment, où les violons font un peu tâche à côté des heurts, coups de matraques et jets de gaz lacrymogènes. La réussite de “Bataille à Seattle” s’en ressent donc un peu, même si le film, reste, au final, une assez bonne surprise, forte d’un sujet intéressant, et d’une troupe de comédiens aussi crédibles les uns que les autres.
Sans tomber dans l'excès, Bataille à Seattle nous conte les évènements étant à l'origine du mouvement alter-mondialiste.
Bien qu'ayant un avis très tranché sur la question, Stuart Townsend arrive à garder une objectivité que l'on ne retrouve pas toujours dans ce genre de docufictions.
Le coté action est de très bonne facture également.
Super film qui évoque un vrai problème de société.. La mutisme des médias controlés par les grandes puissances mondiales dont les vassaux siègent aux meeting annuelles de l'OMC. Un film très émouvant en tout cas, on ressent beaucoup de compassion pour les alter-mondialistes qui ne peuvent rien face à l'agressivité des policiers. La scène qui cause la mort du feotus cause d'émoie dans le public..
Un film engagé, mais dans le bon sens du terme. Bataille à Seattle n'est pas borné dans son propos, et retrace de manière assez sincère les évènements tels que les ont vécus divers protagonistes. L'opposition idéologique entre les contestataires pacifiques et les anarchistes, les alter mondialistes de longue date et les habitants de Seattle qui découvrent ce phénomène, toutes ces oppositions, ces contradictions sont bien amenées. Le maire de Seattle reflète à lui tout seul l'ambiguïté de la situation à l'époque, en voulant laisser les opposants manifester pacifiquement, avant de céder sous la pression du gouverneur et de la Maison Blanche. Dès lors tout dérape et on aboutit à des images très symboliques et puissantes de policiers gazant et tabassant des manifestants pacifiques, assis, dans ce qui est censé être la plus grande démocratie du monde... Bien qu'un poil caricatural par moments (comme la femme du flic qui perd son bébé après avoir été gratuitement frappée par la police, ou encore la journaliste qui prend parti), le film reste fort et marquant, notamment via cet humanitaire présent pour tenter de convaincre les membres de l'OMC de débloquer des fonds pour l'achat de médicaments pour l'Afrique, mais dont la conférence est sans cesse repoussée ou perturbée par des manifestants qui défendent pourtant les mêmes causes que lui. Bataille à Seattle nous laisse ressortir avec cette terrible impression d'injustice, d'un monde qui ne tourne vraiment pas rond, et qui pour un peu nous donnerait envie de foncer à la prochaine conférence du G8, drapeau et slogan en étendard.
Certes, le film est engagé et nous expose la violence dans laquelle de simples manifestants pacifistes contre l'OMC ont pu être mal menés lors des manifestations de 1999 à Seattle. Mais l'ennui se fait sentir dès les premières scènes, répétitives et vides. Charlize Teron n'apporte malheureusement rien de plus au film, elle est plutôt existante même. Michelle Rodriguez joue le rôle de sa propre caricature. Pas forcément sans intérêts et correctement réalisé, on lorgne vers le docu-fiction, tout en frôlant le navet.
Ici est fait le choix de ne pas trop se concentrer sur le contexte politique et historique des évènements. Ces éléments indispensables sont certes rappelés dans l'intro du film (un peu à la manière de "The Corporation" d'ailleurs) mais par la suite, le propos est surtout axé sur le militantisme et ses questionnements : Pourquoi militer? Qu'en espérer? Quels modes d'action? Quel niveau d'engagement et de désobéissance? Et enfin- question qui tue- est ce que cela sert vraiment à quelque chose? Les militants joués par des acteurs plutôt bons, voire surprenants ( mention spéciale à André Benjamin, un des rôles principaux est un des deux chanteurs d'OutKast) arrivent assez bien à rendre compte du quotidien du militant avec ses bons moments et ses doutes. Dans cette analyse du militantisme alter-mondialiste il y a du bon et du moins bon.
Du moins bon :
Une pointe de sentimentalisme (et oui, la jolie femme enceinte innocente perdra forcément son enfant dans la manif' à cause de la violence aveugle des policiers). Alors que la question des médias et de la manière dont il représente l'évènement est plutôt bonne, on a droit à un passage clairement surréaliste lorsque la journaliste nous fait un enchainement express prise de conscience politique/ passage à l'acte ultra courageux en moins d'une heure de film ...
Au-delà de ces moments oubliables, on a aussi -et surtout- du très bon :
Notamment le moment où est soulevée la question des Black-Blocs...des groupes d'autonomes souvent proches des mouvances anarchistes qui font le choix de la violence. Doit-on s'opposer à eux ? Ou la violence n'est elle rien d'autre qu'un moyen d'expression ? Sans oublier les moments où est pointée du doigt la méthode du consensus dans les discussions de l'OMC, qui est ici clairement mis en avant comme une démarche anti-démocratique...
Si le propos avait été peut-être un peu plus politique (avec un côté moins "vis ma vie de militant" ) le film aurez certainement eu plus de portée.
très beau film, très touchant. Le mélange d'images documentaires/images filmées fonctionnent à plein régime, et on sort de la séance bouleversé, avec l'envie d'en connaître un peu plus sur l'altermondialisme, l'OMC, et... l'économie mondiale. Pas mal, non?
Un film d'une grande intensité et très engagé ! On ne s'ennuit pas un instant ! La bande annonce n'est pas forcément le meilleur reflet mais n'hésitez pas, foncez voir ce film.
Thème très interessant mais lourdeur de la mise en scène. Chaque "rebondissement" est prévisible 15 mn avant. Dommage, de bons acteurs mais ficelle beaucoup trop grosse.
Superbe film relatant des faits réels et nous aidant à comprendre cette organisation si complexe qu'est l'OMC. L'insertion d'image d'archive rend ultra poignante certaines scènes d'affrontement (plus souvent de défouloir policier) avec les forces de l'ordre.