On est tout de suite dans l'ambiance . Coluche avec sa bande de potes omnipotentes , omniprésentes . J'aurais préféré un vrai biopic relatant son ascension plutôt que sa seule présentation à la Présidence de la République . Bonne interprétation de l'ensembles des comédiens . Bon casting .
François-Xavier Demaison est la réincarnation de Coluche. Cette métamorphose impressionne et rend de bout en bout le film de de Caunes crédible et émouvant. On se paye en prime une belle tranche de rire, parfois jaune. Un beau biopic.
Il était temps que le cinéma s’intéresse au plus grand comique français de tous les temps ! Et Antoine de Caunes a eu la bonne idée de refuser le biopic classique (enfance difficile, ascension dans le showbiz, mort mystérieuse…) pour se concentrer sur un moment-clé de la vie de Coluche : sa candidature à l’élection présidentielle de 1981. Un choix qui permet au réalisateur de mieux dévoiler les failles du clown qui va peu à peu se prendre au jeu et en subir les conséquences de plein fouet (les pressions politiques, les menaces de mort, la drogue, l’explosion de sa famille…). C’est d’ailleurs un des points forts du film : ne pas idéaliser l’humoriste et le montrer sous une face plus sombre (et donc plus humaine). Dommage que De Caunes n’est pas soigné davantage son montage (trop plat) et qu’il accorde trop d’importance aux sketches que Coluche jouait sur scène (le rythme en pâtit sans pour autant servir le scénario). Mais, "Coluche", c’est avant tout un très grand numéro d’acteur. Et là, on ne peut que s’incliner devant l’interprétation phénoménale de François-Xavier Demaison, littéralement habité par le rôle, qui a réussi à maîtriser la voix et la gestuelle si particulière du comique (et surtout connues de tous). Côtés 2nds rôles, on retiendra les prestations de Léa Drucker en femme délaissée, Olivier Gourmet en impresario et de Denis Podalydès en Jacques Attali. Quant aux dialogues, ils réservent quelques petites perles qui nous rappellent à quel point Coluche nous manque. Au final, "Coluche, l’histoire d’un mec" restera comme un film intéressant qui pêche dans sa réalisation mais qui brille par la prestation de son interprète principal.
Il y a deux aspects dans ce film, diametralement oposé dans le résultat, entre un Demaison exceptionnel de réalisme dans ces mimiques et autres singerie, et l'encadrement et l'histoire du film qui n'apporte absolument aucune nouvelle vision du phénomène !! tant mieux de revoir coluche (c trop bon) et tant pis pour le film.
J'ai vu un film... vraiment très émouvant sur un personnage que j'ai aimé... Et je trouve que FX Demaison le campe avec beaucoup de maestria, et de tendresse... Avec ses travers, ses faiblesses et ses forces, sa sincérité et son émotion... On retrouve aussi une époque qui a bien changé la France... Les années 80 ressemblent à un autre siècle... Cela dit, c'est vrai... C'était un autre siècle... Les différents personnages qui l'entourent sont vraiment intéressants... On apprécie vraiment de suivre la "découverte" de la misère en France par ce personnage qui a tellement marqué l'histoire de ce pays... Et le film réussit à restituer ce personnage haut en couleur.
C’est l’histoire d’un mec qui, pour sa quatrième réalisation, et après les vampires (“Les Morsures de l’aube”), Napoléon (“Monsieur N.”) et deux monstres sacrés du cinéma (Jean Rochefort et Charlotte Rampling dans “Désaccord parfait”), décide de s’attaquer à une autre figure légendaire. Un choix qui, dans un premier temps, est apparu comme hautement risqué, dans la mesure où la figure en question, Coluche, est encore très présente dans les esprits, et que sa vie contient bien peu de zones d’ombre. De ce fait, Antoine de Caunes marque incontestablement des points en ne choisissant de se concentrer que sur la période dite “électorale” du fondateur des Restos du Cœur, limitant ainsi les risques d’éparpillement. Bien qu’un peu haché par moments, le récit s’étend donc sur moins d’un an, et montre comment ce qui n’était au départ qu’une grosse blague, prend de l’ampleur jusqu’à presque détruire l’auteur de ladite blague. Auteur qui prend, à l’écran, les traits d’un François-Xavier Demaison dont la prestation force le respect : catastrophique dans des films qui l’étaient tout autant (“L’Auberge rouge”, “Disco”), ce dernier réussit pourtant l’impossible exploit de faire revivre Coluche, dont il reproduit à merveille la voix et la gestuelle, sans que tout ceci sonne une seule fois faux, et s’impose comme le point fort d’un film qui n’est pas complètement abouti. La faute au découpage du récit donc, mais également à un abus de gros plans qui finit par fatiguer. Des defauts compensés par la qualité globale de l’interprétation (premiers et seconds rôles) et de la reconstitution des années 80, qui permettent à “Coluche, l’histoire d’un mec” de ne pas ressembler à un mauvais sketch.
Serait-il né après le succès de La Môme? Peut-être bien... Il n'empêche que Coluche s'avère être encore plus loupé que le film sur Edith Piaf. Premièrement, la faute du scénario, totalement mal travaillé qui reste sans détail (j'aurais bien aimé connâitre l'identité de la majorité des personnages) et qui n'exploite pas du tout la vie de Michel Colucci hors scène. Et puis, la mise en scène laisse vraiment à désirer (transitions pour amateur, ajout de skecths sans raison...). Un film pas du tout approfondi et mal fait, qui doit heureusement tout à François Xavier-Demaison, qui arrive à refaire vivre Coluche durant 1h40. Un grand chapeau à cet acteur qui est arrivé à reprendre la gestuelle et les tics (même pour la façon de parler de Coluche)! Mais cela reste un film très vite oubliable.
Des derniers mois de 1980 à mai 1981, Antoine de Caunes évoque la candidature de Coluche à l'élection présidentielle, fait un portrait de Coluche à travers une courte période qui n'est somme toute qu'anecdotique. Le point de vue de de Caunes est sans doute inattendu mais sur les faits liés à la candidature Coluche, les pressions de l'Elysée et l'embarras du Parti Socialiste, la difficulté d'obtenir les cinq cents signatures et les sondages prometteurs contre toute attente, le film nous révèle-t-il quelque chose? Pas vraiment, et le scénario montre vite ses limites, coincé aux entournures par une approche trop exclusive ou restrictive. On n'en apprend guère davantage sur Coluche dans l'intimité ou dans son clan de fidèles. Entre deux spectacles, l'humoriste et trublion se laisse griser et prendre au jeu de l'élection, lui qui n'avait que l'idée de "foutre le bordel". spoiler: Le voilà qui retouche à la cocaïne, se sépare de son épouse et de ses enfants. Aussi, de ce film au sujet anodin, on retiendra surtout l'épatante composition de François-Xavier Demaison, dont la ressemblance physique avec Coluche, sa gestuelle appliquée et le timbre de voix façonnent un bel exercice de mimétisme sans lequel, d'ailleurs, on ne voit pas comment le film aurait pu exister.
De Caunes a l'interlligence de centrer son action sur un épisode isolé de la vie de l'artiste et nous évite le biopic long et sans but tel que La Môme. Finalement, on a un film a l'humour coriace qui ne se résume pas à une simple apologie de l'homme, mais bien au drame qu'a vécu le clown, coincé dans son propre piège.
S'attaquer à Coluche n'est pas une mince affaire... Idole des vieux et de quelques jeunes encore (dont moi), l'humoriste au grand coeur et sans tabou ne devait pas être massacré. Soyons rassurés, Coluche n'est pas trahi! Demaison s'engouffre dans le personnage, le possède, l'interprète comme il ne le sera sans doute jamais, et sans jamais imiter, chapeau à lui. Mais ce n'est pas tout. Bonne idée de ne se concentrer que sur sa pseudo candidature et non pas d'aller jusqu'à sa mort. Cette période de sa vie méritait bien un film. Elle permet d'embrasser la complexité du clown et de l'homme, de comprendre le contexte et son entourage. La reconstitution de l'époque est en effet très fidèle. On ressort de la salle avec un constat qu'on pressentait déjà depuis un moment : qu'est-ce qu'il manque, l'enfoiré! De Caunes et Demaison nous l'ont fait revivre pendant 2 heures. Merci à eux!
Un biopic un peu scolaire sur l’aventure politique éphémère de Coluche en 1980-81. L’acteur principal du rôle-titre, François-Xavier Demaison reste impressionnant de ressemblance et dans son jeu.
Plat et anecdotique. Absence de scénario, jeu plat, peu inspiré et mauvais. Réalisation mollassonne. que dire d'autres sinon une conclusion : Film raté, film mauvais. "Circulez Y A Rien A Voir !"
Tout n'est pas à jeter dans ce biopic de Coluche ! Mieux vaux cela qu'une soupe insipide et lisse. Reste que si le côté glauque de l'entourage et de Coluche lui-même est bien dépeint (avec un certain parti-pris en ce qui concerne Choron and co) ou la belle performance de Demaison, le tout est quand même poussif et surtout manque réellement de perspective (une fin assez grandiloquante)... Bref, un projet personnel de De Caunes qui se noit dans l'insuffisant talent du de Caunes metteur en scène...