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Un visiteur
4,0
Publiée le 8 mai 2007
Still Life, ses plans d'ensembles grisonnants, ses champs sans contre-champ, ses quêtes sans horizon... Grand film sur la solitude, le retour, les mutations.
Dans "Still life",de Jia Zhang Ke,un homme et une femme errent dans une ville de la Chine actuelle pour y retrouver leurs familles.Ils ne se connaissent pas,et évoluent sans réelles directions dans une société dévastée,dans un paysage rural qui respire les briques poussiéreuses et la pollution naissante.Ce décor frappe en premier lieu par son incroyable vitalité et la force émotionnelle qui s'en dégage,et parfois les contrastes entre la caméra pollué par l'activité de la ville et les larges prises de vues du haut des montagnes.Ces deux aspects sont la métaphore,un peu lourde certes,du resserrement ou de l'éloignement des deux protagonistes (qui ne se croisent pas une seul fois lors du film),dont la quête est indentique.Sans révolutionner le mélo social,Jia Zhang Ke réussit dans ce film à faire preuve d'une rigueur bienvenue,mais qui jamais ne l'engloutît.Grâce à deux acteurs stupéfiants de naturel et d'intériorité mélée (Han Sanming et Zhao Tao),"Still life" (qui à reçu le Lion d'or à Venise en 2006) arrive à tenir en haleine.Le développement reste toutefois très banal;et en plus sans vraiment savoir quoi faire,le réalisateur nous ballade entre les deux personnages,sur un scénario vaguement simplifié et linéaire.De plus,le film perd en force à cause d'une certaine inégalité entre les deux histoires (qui finalement ne se relient pas);celle de la femme,posée et toute en retenue,est bien plus convaincante et prenante que celle de l'homme,dont la ténacité noyée dans la douceur finit par énerver.Certes,il est clair que Jia Zhang Ke filme superbement son pays (et non sans humour et pessimisme) et ses personnages,mais il manque malheureusement à ces derniers de la consistance,et finalement de la crédibilité parfois.De plus,le film est beaucoup trop long,beaucoup trop languissant et répétitif,et surtout très chiche en émotion(s).Quant aux trois petites scènes surnaturelles (court passage d'une soucoupe volante,envol d'une sculpture et effondrement soudain d'un batîment culm
Le sujet du film aurait pu nous valoir un chef d'uvre, et un éclairage original sur la Chine nouvelle. Hélas, la quête existentielle de personnages peu passionnants, la rigueur rébarbative de la mise en scène et le rythme trop lent de la narration, plongent le spectateur dans une torpeur proche du profond sommeil. Certains n'hésiterons pas à taxer de snobisme les louanges de nombreuses critiques.
Dans des décors pour la plupart d'immeubles en voie de destruction, un homme et une femme, dont les histoires se suivent en parallèle, vont rechercher respectivement une épouse et un mari. Via cette œuvre aux allures de documentaire, le réalisateur chinois Jia Zhang Ke tente de partager avec le spectateur, cette vision désabusée d'une Chine en pleine mutation, mais pour quel résultat ? La durée infernale des plans et la mauvaise qualité de l'image desservent le film, la lenteur des dialogues et leur superficialité peuvent être perçu par le spectateur comme une invitation au sommeil, et pour finir les histoires des deux personnages - à peine esquissés - sont totalement dénuées d'intérêt. Still life est un film pataud qui s'oublie dès la fin de la projection.
"Still Life" poursuit le travail politique - unique en Chine, tout au moins vu d'ici - mené par Jia Zhang-Ke, de réflexion sur la profonde transformation de la société chinoise s'ouvrant au monde et à la modernité (tout en demeurant le pays d'une bureaucratie communiste cruelle !) : comme "A l'Ouest des Rails" de Wang Bing, "Still Life" parle du lien social défait et de la simple humanité qui se délite sous les coups du Politique. Zhang-Ke emprunte cette fois la forme brute du documentaire, ou tout au moins le néo-réalisme poétique du Rossellini des origines. Il faut certes être prêt à s'immerger dans de longs passages mutiques qui rebuteront le spectateur pressé d'aujourd'hui, et on est alors régulièrement "scotché" par de véritables fulgurances, dûes à des effets spéciaux aussi simples qu'inspirés (les soucoupes volantes, le funambule du plan final), comme à la simple captation accidentelle de la vie, qui nous réserve, mieux que n'importe quel scénario bien huilé, des moments d'intense émotion.
Autour, d'un événement aux conséquence économiques, sociales, et même culturelles d'envergure (la construction en Chine d'un barrage géant et la destruction de l'habitat qui en découle), Jia Zhang Ke noue un certain nombre d'intriques qui ont valeur documentaire, et derrière lesquelles il faut voir, sans aucun doute, une critique de la société chinoise, où la vie des citoyens n'a que peu d'importance quand il s'agit de la réalisation des grands projets. La mise en scène est lente, les dialogues plutôt rares, mais les images suffisent amplement à donner à ce film un regard politique très affiné, une force sociale jamais démentie. A titre d'exemple, une des scènes les plus fortes est quasi silencieuse, l'arrivée d'un des personnages, à la recherche de sa fille, sur les lieux du barrage, emmené par un taxi-moto. Il arrive au milieu de nulle part, l'adresse n'existe plus... Bien d'autres situations, décrites avec sensibilité, auront la même force que celle ci, et donnent à ce film une valeur humaniste. A l'opposé du cinéma américain, qui ne sait plus prendre le temps de montrer, qui prefère souvent déjà donner toutes les explications aux spectateurs et lui imposer des émotions, la caméra du réalisateur chinois scrute, par sa retenue et sa capacité à révéler un cadre socio-économique, les profondeurs de l'âme humaine confrontée aux changements brutaux imposées par la politique et les grands travaux.
Un sujet noble qui force le respect. La mise en scène minimaliste est d'une sobriété exemplaire mais on peut regretter le statisme de certains plans qui plombe quelque peu le récit. Le genre de films que l'on aimerait soutenir davantage n'était l'ennui distingué qui s'en détache.
pffffffffff...... mais qu'est ce que j'ai fait pour aller voir un aussi gros navet : espérons au moins que ça m'évite le cancer du colon. Rien à dire sur le film car il ne se passe rien et les dialogues entre les personnages donnent l'impression qu'ils communiquent par satellite vu que vous aurez le temps de vous faire une pizza entre deux réponses. Le temps est long...............pour moi ce film ne contient pas assez de matière pour exister.
"still life" ou comment mourir d'ennuie, lentement, inexorablement en 1 heure et 48 mn ! Des personnages végétatifs et ennuyeux plantés là au milieu de décors sans vie.... Deux histoires, soit-disant deux quêtes amoureuses sans lien entre elles, dans une ville en démolition, à vous filer le bourdon ! Et puis, des dialogues sans intérêt qui vous plonge un peu plus dans le sommeil lourd, lourd... On attend qu'il se passe quelque-chose, on en arrive même à se demander ce que ressent le voisin d'à côté, si on s'est garé, à la pile de linge à repasser, bref ! On s'ennuie, terriblement. Pas une émotion dans ce film qui est plutôt un documentaire.... Pourtant les critiques élogieuses de la presse, la belle affiche, le synopsis, tout cela laissait présager un bon moment de ciné. Je me demande ce que valent les deux autres films de Zia Zhang Ke qui passent actuellement : Dong - the world
Certains disent du réalisateur quil est le plus grand cinéaste asiatique actuel. Ce genre daffirmation est tout à fait déplacée, surtout à la vision de ce film. Bien sûr, il y a un style, un langage cinématographique particulier, des images poétiques, une utilisation du temps et de lespace, toute une palette de procédés qui ne sont pas gratuits, installant une ambiance, pouvant créer une certaine fascination. Mais lorsque lenvoûtement ne prend pas, lennui ne tarde pas à submerger tout le film, à limage de linéluctable montée des eaux. Les deux histoires, dites damour, nont quun intérêt très faible, voire inexistant. Pas ou très peu de correspondances entre elles, ce qui aurait pu titiller la curiosité du spectateur. Les deux personnages ne se croisent pas, et nont rien qui puisse susciter lattachement. Les dialogues extrêmement lents, napportant pas grand-chose au semblant daction, sont au bout du compte assez pénibles à supporter. Filmer lennui mortel et la déliquescence des rapports humains, dans une ville en décomposition, remplie de dépressifs agressifs, peut mener à limpasse. La preuve.
ce n'est sans doute pas honnête de mettre 0 étoile lorsque l'on a dormi; mais en lisant la critique de ceux qui ont aussi noté 0 étoile mais qui sont restés éveillés, je suis d'accord car c'est ce que j'ai entre aperçu. c'est quoi la récompense? le lion dort?
Admirablement soporifique ! Après avoir vu l'engouement de la presse autour de ce film tout en y ajoutant mon goût pour le cinéma étranger, je n'ai pas hésité à me rendre dans les salles obscures, convaincu de tenir une perle. Ce film avait tout pour me plaire : Deux histoires qui se croisent, le décor asiatique et tout ce qui va avec (langue, musique...déroutants comme j'aime) et de très beaux plans picturaux. Maleurement la jolie coquille est étonnament creuse. Très vite, on éprouve une sensation de vide, de néant. On s'ennuie. Les personnages semblent bouger au ralenti, les dialogues sont lents, longs et paraîssent inutiles. Alors on attend désespérement un bon coup de pétard pour nous réveiller, mais la mèche a dû prendre l'eau car l'explosion ne vient pas. On assite passivement à des successions de plans interminables et à des dialogues tellements lents qu'on se demanderait presque si les personnages n'ont pas fumé ce fameux pétard qui nous fait tant rêver. Certes, Jia Zhang Ke a des choses à dire. Il nous livre une Chine qui ne cesse de se construire et se déconstruire par le biais de bouts de la vie quotidienne. Seulement voilà, le réalisateur oublie qu'il a un publique à qui il faut un minimum capter l'attention. Je n'en reviens toujours pas de m'être autant ennuyé. Peut-être que je me suis mal renseigné à propos du film et que finalement ce n'était absolument pas ce que je recherchais, m'attendant naïvement à un mélange de poésie, de nostalgie et peut-être même d'Amour, tous ça greffés à un décor atypique chinois. Cruelles illusions ! Le romanesque est violemment exclu, il n'y a même pas de liens directs entre nos deux escargots. pourquoi ne pas avoir fait un documentaire ? Cela m'aurait paru plus judicieux. Je suis terriblement déçu, je ne comprends pas pourquoi le film a tant été plebiscité. Je ne suis pourtant pas difficile et je m'adapte en général très bien, mais là j'ai dû faire face à une lutte acharnée contre Morphée. J'en baille encore...
Still life : eh oui, on est toujours en vie après ce film lent, trooooop lent... Une vision impressioniste de la Chine d'aujourd'hui qui fait ronfler les spectateurs, c'est rare ! Passons. Je conseille plutôt "Les démons à ma porte", de Jiang Wen, Grand Prix au Festival de Cannes qui date de 2001 mais dont le souvenir est vivace, où le rire est franc, jaune et noir.
bon il faut arrêter un peu ce SNOBISME INTELLECTUEL !!!! J'ai été voir ce film et franchement je me suis ennuyé pendant tout le film ! il est mochement filmé avec du numérique ! C'est peut être intéressant de voir la vie des gens obligés de quitter leur ville de toujours pour laisser la place au barrage des Trois Gorges ! mais même sur ce point c'est pas mis en valeur ! Le film est tout simplement sans intérêt ! les 1h48 du film m'ont paru une éternité ! les pauvres personnes agées présentes dans la salle n'ont pas pu tenir le coup et ont dû quitter la salle en masse ! Si vous avez la carte illimité et vous avez du temps à perdre pkoi pas ! Je suis pourtant un grand fan des films asiatiques et ouvert à tous sortes de films, pas forcement que des films à gros budget mais je ne comprends pas toujours des excellents critiques pour des films de ce genre. J'ai l'impression que c'est un peu comme l'Eurovision, les gagnants sont presque toujours les plus mauvais....bon bref, chacun son goût !