Still life
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110 critiques spectateurs

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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2026
Avec Still Life, Jia Zhang-ke transforme les paysages engloutis par le barrage des Trois-Gorges en une méditation bouleversante sur la disparition, le déracinement et les mutations brutales de la Chine contemporaine. La mise en scène contemplative capte avec une précision presque documentaire les ruines physiques et humaines laissées par le progrès économique. Jia Zhang-ke excelle dans sa manière de faire coexister l’intime et le politique, en suivant des personnages modestes dont les trajectoires semblent progressivement absorbées par un monde en perpétuelle destruction-reconstruction. Quelques surgissements surréalistes inattendus viennent fissurer le réalisme apparent du film, donnant à cette chronique sociale une dimension étrange et mélancolique particulièrement fascinante. Malgré un rythme très lent et une narration volontairement diffuse, Still Life demeure une œuvre d’une immense sensibilité visuelle et historique.
CloakBack
CloakBack

6 abonnés 347 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2026
Still Life observe un monde en train de disparaître avec une patience presque obstinée. Un film discret et important, dont la force de constat m’a davantage impressionné que réellement emporté.

Tourné dans la région des Trois-Gorges au moment même où des villes entières étaient démolies puis englouties, Still Life filme des lieux qui ont depuis disparu. Jia Zhangke y mêle fiction et réel, faisant évoluer ses personnages au milieu de populations non professionnelles et de décors captés au plus près du documentaire. Le film se présente moins comme un récit classique que comme l’enregistrement direct d’un espace et d’un moment historiques, saisis juste avant leur effacement.

Sur le fond, Still Life aborde la disparition des territoires et la violence silencieuse du progrès. La destruction n’y est jamais spectaculaire, mais constante, presque administrative. Le développement avance mécaniquement, laissant derrière lui des individus déplacés, des liens rompus et des existences rendues secondaires. Un monde s’efface sans provoquer de choc, tant cette transformation semble déjà intégrée comme normale.

Le film traite aussi de la solitude et de la fragmentation des relations humaines. Les personnages cherchent à retrouver quelqu’un, mais ces quêtes restent fragiles et souvent inabouties. Le passé ne peut être restauré, car les lieux qui le rendaient possible n’existent plus. Jia Zhangke observe ainsi des vies suspendues, en décalage avec un monde qui avance trop vite pour elles.

De mon côté, je reste partagé. J’en reconnais pleinement l’importance et la justesse, et j’ai été sensible à la fusion entre fiction et documentaire, ainsi qu’à la puissance silencieuse de nombreuses images. Pourtant, je suis resté à distance, sans réelle implication émotionnelle. Il est probable qu’un revisionnage, ou une plus grande familiarité avec ce cinéma, me permette d’en ressentir plus profondément la portée.

Ces réserves tiennent surtout au rythme très lent et à un récit volontairement effacé, proche du documentaire, qui maintient une distance constante. Un choix cohérent et assumé, privilégiant la trace et l’observation à l’adhésion immédiate.

Still Life s’impose ainsi comme une œuvre précieuse par ce qu’elle documente, capturant un monde juste avant sa disparition. Un film essentiel par sa valeur de témoignage, plus que par son impact émotionnel immédiat.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mai 2023
Une plongée dans la Chine profonde s’ouvrant à la modernité, une Chine communiste et autoritaire où on démolit et refait du neuf au fur et à mesure de la construction du gigantesque barrage des Trois Gorges. Climat tropical humide et chaud, familles décomposées et déplacées, administration autoritaire et sans états d’âme, salaires faibles, travaux pénibles, achat de femmes, mœurs blasées et beaucoup résignation. Un documentaire instructif. Lion d’Or à Venise.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2023
Encore une traduction débile anglaise.
Pourquoi traduit-on tout le temps les films asiatiques en anglais.
Le français existe aussi. Particulièrement en France figurez-vous…….
„Le barrage des trois gorges“ est un titre plus intéressant. Plus énigmatique. Et plus parlant.
Et c’est un beau film qui met en avant la solitude et la langueur des actions. Pour mettre en valeur évidemment cette déliquescence; la recherche est forcément une déception. La nostalgie est visible sur les images.
La poésie et l’absurde comme un désir d’évasion aussi.
Très beau.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 novembre 2020
Ce qu’il y a de très beau, dans Still Life, c’est cet entrelacs de la vie et de la mort, de la marche entreprise par deux personnages pour retrouver leur famille et des champs de ruines qu’elle doit traverser, encore et encore, tout en prêtant l’oreille afin, peut-être, d’entendre une voix familière ou l’écho d’une sonnerie de portable enfoui avec son propriétaire sous les décombres. Un même plan-séquence ouvre et referme le long métrage : il s’agit d’un long travelling circulaire qui passe en revue l’équipage d’un bateau sur lequel voyage l’homme d’abord, la femme ensuite, les plaçant tous les deux à la marge de la société et à l’extrême pointe de leur présent, soucieux de raccorder l’avant avec le maintenant, de recoller les morceaux d’une photo de famille qui s’est déchirée avec le temps. Jia Zhang-ke n’a pas son pareil pour croiser les destinées apparemment singulières d’êtres tourmentés, en révolte contre un système politique injuste qui chasse de leurs maisons ses habitants. Tous les personnages sont des expulsés qui sillonnent des terres jusqu’alors inconnues, qui vivent sur des bateaux amarrés selon les lieux de destination, qui se broient en broyant des immeubles dans lesquels autrefois ils auraient pu vivre, qui circulent en mobylette pour trois yens la course, depuis le port vers la rue inondée. Le cinéaste chinois capte ce qu’il reste de vie, un reste auquel s’accrochent des solitudes comme à des bouées de sauvetage, dans une série de mouvements lents, suivant l’esthétique des natures mortes. Chaque plan constitue ainsi un petit tableau, et sur chaque petit tableau un corps fait face à l’immensité d’un décor qui menace de l’engloutir. Et chacun des deux personnages, comme les deux faces d’une même médaille, comme ces billets qui, d’euros, deviennent des yens grâce au coup de baguette du magicien de fortune, se complètent, se suivent et se ressemblent, incarnations d’une Chine prise en étau entre son passé et sa modernité. Still Life est un poème vibrant d’humanité qui nous touche en plein cœur en dépit de quelques longueurs et de l’aspect programmatique de son dispositif artistique.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 août 2020
Idéal pour les insomniaques. Lenteur exagérée, austérité exagérée, demandez le programme. Jia Zhang-ke est un grand réalisateur, c'est entendu mais là, il se regarde pas mal filmer. Les images de la vallée des trois gorges restent belles, montrer les mutations du pays est intéressant mais cette austérité, cette volonté de maitrise, cette absence de débordement des sentiments, bon je vois vraiment pas ce qu'on peut trouver à ce film, les spectateurs d'allociné semblant d'ailleurs beaucoup moins conquis que la critique
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 24 octobre 2016
John May est un employé consciencieux. Son job: retrouver les familles ou d'autres proches de gens décédés, apparemment sans liens affectifs. Il le fait avec application, il aime son métier, sans doute aussi parce que lui aussi, au fond, appartient à la même catégorie: tout le long du film, on le voit cheminant seul, sans famille, sans amis, sans connaissances même, avec ses petites manies obsessionnelles...juste son chef qui le traite comme une merde et qui lui apprend sans déplaisir...que son poste est fermé. Il est viré, mais veut...une belle fin: sa dernière enquête, il va la mitonner aux petits oignons...et ça va, in extremis, changer sa...vie.
C'est superbe, le personnage est très bien interprété, filmé avec délicatesse, humour british et intelligence....
En fait, le sujet du film n'est pas la solitude, mais l'isolement, celui de tous ces personnages, May et "ses" morts, qui se sont tous mis un peu eux-même en situation solitaire. La fin est magnifique (chut)....Evidemment, y a moins d'effets spéciaux qu'Avengers, mais franchement, entre les deux...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 31 janvier 2014
Tout est bon dans ce film, mais pas le film. Still Life est un (attention, jeu de mot) film fleuve dans lequel deux personnages viennent chercher un des membre de leur famille. En Chine, l'activité économique délocalise les hommes, brise des vies, des villages, et réorganise la société des pauvres. C'est ce qu'a voulu montrer Jia Zhang Ke, alors que la Chine quitte son passé pour entrer dans une ère moderne. L'inhumanité de cette ère est incarné par le barrage des Trois Gorges, ouvrage titanesque qui engloutit tout sur son passage. Mais malgré l'hallucinante beauté esthétique qui se met au service de toutes ces constatations, le film est absolument soporifique, ce qui est vraiment dommage car on ne peut rien savourer.
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2014
Deux histoires qui s’entrecroisent dans la Chine d’aujourd’hui. Un film puissant qui porte un regard désabusé, évocateur d’une société en crise. Même si l'on peut regretter quelques longueurs. Lion d'Or au festival de Venise.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 juillet 2013
"Still Life" est un drame qui se caractérise principalement par une réalisation paresseuse et un scénario globalement vide. De plus, les acteurs ne véhiculent aucune émotion qui, à l'image de ce long métrage chinois, manquent cruellement de caractères. Le spectateur ne dispose donc pas de grand chose à se raccrocher, exception faite de ces magnfiques paysages et d'un fond social intéressant. On ne va toutefois pas bien loin avec cela...
Angela Ki La
Angela Ki La

65 abonnés 586 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 juin 2013
Nature morte à dominante verte, il y a du vert partout, du jade à tous les étages. Cela mérite-t’il autant d’éloges ? J’en doute, franchement. J’ai même lu que ce mec est le plus grand cinéaste chinois de tous les temps, comme quoi certains critiques dits de métiers ne savent vraiment pas se tenir. Faut pas pousser ; c’est vrai que c’est reposant, c’est lent, pas besoin de complications façon actor’s studio, ou un scénario débridé et surprenant. Cela coule comme une rivière. Il suffisait de prendre des acteurs amateurs, faire tourner le film autour du chassé croisé entre deux couples, et mettre beaucoup de sous-entendus sur le destin de la Chine, (je parie que ça, les critiques occidentaux ont adorés). Entre passé et futur, et un présent en suspension, car le village va être bientôt inondé pour construire un barrage neuf. La Chine va-t’elle se perdre en route ? Il ne démonte pas le mécanisme, tout est narré, sans jugement. De là à taxer ça de chef-d’œuvre ! Le lion d’or y est pour beaucoup je crois. Malgré un scénario plus que maigrichon, une narration linéaire, un montage certes séduisant, le tout en travellings légers, légers pour ne pas briser le charme.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 octobre 2015
Il y a quand même des limites aux plans-séquences qui s'écoulent pendant de longues minutes sans que se passe quelque chose d'utile pour le suivi du film. Ici, ces limites sont trop souvent dépassées !
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 octobre 2012
Présenté comme "film surprise" dans la catégorie documentaire à la dernière Mostra de Venise, "Still Life" en est reparti avec le Lion d'Or. Pourtant, il s'agit bien d'une fiction, et la caméra suit en permanence un des deux héros du film, même si l'arrière-plan est fondamental pour comprendre ce qui se passe. Originaire du Shanxi comme son héros, Jia Zhang Ke a découvert la région en 2006 quand il y a réalisé "Dong", un documentaire sur son ami le peintre Lui Xaodong venu réaliser des toiles géantes sur l'édification de ce barrage contreversé, qui a entraîné le déplacement de 1,2 million de personnes sans que le gouvernement ne prenne en charge leur relogement.

La montée annoncée des eaux est une double métaphore : de celle du temps qui passe, et de la brutalité de la réforme économique. L'ami de Zhen est un archéologue, qui se dépêche de fouiller une sépulture de 2 200 ans, avant qu'elle ne soit recouverte à nouveau, et l'encaissement de la vallée a conduit à la stratification de toutes ses constructions, où les rues qu'habitaient les personnages quelques années avant se repèrent à l'aplomb de tel ou tel ferry. Jia Zhang Ke résume cette concaténation du temps en un plan, où un acteur de théâtre en costume traditionnel joue à la console.

Jia a expliqué : "On construit une ville, on la détruit, tout cela dans un temps finalement très rapide à l'échelle d'une vie. Il y a cette vitesse très voire trop rapide, du développement en Chine. Ce n'est d'ailleurs pas un discours politique par rapport à une censure. Ces scènes se passent réellement et la dimension symbolique évidente fait partie de cette réalité là." On voit ainsi des hommes passer et marquer à la peinture des immeubles d'un sigle "à démolir", sans que les habitants n'aient été prévenus ; le seul ordinateur qui recense les nouvelles adresses des personnes déplacées est en panne, alors que dans le couloir de cette administration des personnes vocifèrent contre l'inégalité de traitement indigne d'un gouvernement communiste.

Car la corruption et l'anarchie ultralibérale semblent partout, symbolisées par l'ominiprésence de l'argent. A peine débarqué, San est conduit de force par un malabar à assister à un tour de magie minable, qui consiste à transformer des euros en yuans ; et quand le gorille se rend compte qu'il n'a pas d'argent, il lui lâche un "salaud de pauvre !". A la télé, l'acteur d'un sitcom local allume son cigare avec un billet de cinq dollars, et quand ils comparent les beautés de leurs régions, les ouvriers démolisseurs ont recours aux dessins de leurs billets.

Même la vie privée se monnaie, et quand un collègue interroge San sur son mariage et découvre qu'il a payé pour trouver une épouse, il réplique "C'est normal, on a plus de femmes que d'hommes, on en vend beaucoup". Et là encore, Jia Zhang Ke résume cette merchandisation de l'humain en un plan quasi subliminal, celui d'une homme qui dort dans un sac en toile de jute. "Still Life" est de ces films qui se méritent ; il y a une distortion du temps, avec des ellipses succédant à des scènes tournées en durée réelle. Cette élasticité s'accorde à la moiteur perceptible, avec ces hommes perpétuellement torses nus, ou Zhen en train d'essayer de retenir la fraîcheur d'un ventilateur. Jia Zhang Ke reste fidèle à sa ligne de conduite qui consiste à privilégier des acteurs amateurs, et si Han Sanming et Zhao Tao en sont à leur quatrième film, lui était mineur et elle danseuse.

Il y a quelque chose de durassien dans "Still Life" à l'image de ce dialogue : "Où est ma fille ?" "Elle travaille dans le sud" "Ce n'est pas ici, le sud ?" "Oui, mais elle, elle est au sud du sud". A un moment, un collègue de San lui déclame : "La société d'aujourd'hui n'est pas faite pour nous, nous sommes trop nostalgiques"... avant de reconnaître qu'il ne faisait que citer Chow Yun Fat, comme Vinz imitant Joe Pesci dans "Raging Bull". A l'opposé d'un Chen Kaige ou d'un Zhang Ymou, Jia se rapproche des néoréalistes pour raconter des destins simples dans une société complexe en pleine mutation : grâce à cette simplicité du propos servie par une construction narrative éléborée, "Still Life" est certainement un des films les plus intéressants de ce début 2007.

http://www.critiquesclunysiennes.com/
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 novembre 2020
« Le plus grand cinéaste chinois de tous les temps »? J'ai décidément du mal à comprendre des critiques aussi dithyrambiques et aussi unanimes de la part de la presse. Loin de moi l'idée de nier le talent de Jia Zhang-Ke, bien réel, mais il a encore du chemin à parcourir avant de pouvoir prétendre au titre décerné par Le Monde (qu'il tente d'égaler le Zhang Yimou des débuts, Chen Kaige ou même Wang Bing). Encore bien des passages sonnent faux, bien des métaphores demeurent maladroites, les séquences surréalistes sont inégales (l'une d'entre-elles sert à faire la liaison entre les 2 histoires un peu grossièrement), et surtout la photographie fait trop cheap (question de budget peut-être) pour ne pas rendre le tout parfois artificiel... Il est vrai cependant que ce ne sont que des détails, et que la sensibilité de Jia Zhang-Ke est plus riche et subtile qu'on ne pourrait le croire au premier abord. Mais l'équilibre constant entre fiction et documentaire de «Still Life» ne lui donne pas l'impact d'un «A l'Ouest des Rails», les personnages sont en effet bien moins émouvants et l'esthétique à moitié à l'arrachée (à moitié magnifique) n'arrange pas la situation. J'ai donc plus ou moins les mêmes objections à reprocher à Jia Zhang-Ke qu'à propos de son long métrage précédent «The World». Par contre la poésie est plus marquée que chez le film de Wang Bing (ou que «The World»), les plans et le montage étant soigneusement élaborés pour donner suffisamment de puissance suggestive aux images. Et il faut bien le dire, le site naturel du Barrage des Trois Gorges est tout simplement sublime! C'est un aspect primordial du cinéma de Jia Zhang-Ke : il se nourrit de lieux hors du commun, témoignant des bouleversements profonds de la Chine contemporaine, y plaçant des personnages qui n'arrivent jamais à faire de l'ombre à « celui » qu'est le lieu en question. J'aurais tendance à préférer un Jia Zhang-Ke documentariste, mais je reconnais volontiers que ses fictions ne manquent pas d'allure! [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 5 mars 2013
Une vraie volonté esthétique qui n’est pas négligeable, mais c’est un peu long tout de même…
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