Jan Kounen est décidément un sacré cinéaste à conneries. En 1997, il débarquait bruyamment et en joyeuse compagnie pour tout fracasser avec "Dobermann", espérant peut-être donner un grand coup de pied dans la fourmilière du cinéma appesanti français. Seulement voilà, Kounen n'a aucunement l'étoffe d'un "jeune-turc" et son entreprise n'apporte strictement rien, à part se fourvoyer dans la stupidité la plus complète. Au niveau de la mise en scène, c'est racolage sur racolage, fait d'un montage clippesque indigeste aux scènes d'actions de surcroît mal filmées. Au niveau des acteurs, cette fois-ci, c'est cabotinage sur cabotinage, entre excès et répulsion (Tchéky Karyo). Ne sachant procéder visiblement qu'ainsi, Kounen plombe donc son film à coup d'effets de style ridicules et aucunement impressionnants, plongeant au final celui-ci dans les abysses d'une farce grotesque, vulgaire et en plus, faussement audacieuse. Nous en voulons pour preuve le moment où Romain Duris se torche avec Les Cahiers du Cinéma ; symbole parfait de cette puérilité tout à fait insupportable se prétendant provocatrice (mais restant juste purement débile) envers la sphère "intellectuelle" du cinéma français. Un film qui se résume donc à son seul préfixe.
"Dobermann" est un des films qui m'a le plus déçu. Et pourtant, bordel que ça démarrait super bien avec une première scène bien violente couplée à une atmosphère des plus poisseuses. Mais l'espérance aura été très courte. Après cette introduction, on bascule dans un truc qui n'a ni queue ni tête et qui en plus se prend carrément trop au sérieux. En plus d'une médiocrité affligeante on doit se taper une pléiade d'acteurs qui tapent sur les nerfs (Romain Duris décrochant la palme). Finalement, au milieu de tout ce merdier, seul Battenfeld s'en sort honorablement. Une vraie déception pour ma part.
Un film explosif, bourré de défauts certes, mais qui a au moins le mérite d'exister ( et d'être français ).
Côté défauts, c'est assez visible : un scénario assez léger et facile; des personnages nombreux dont certains manquent de relief; un ensemble un peu foutraque; une mise en scène pas à la hauteur des ambitions et une esthétique étrange et cheap, forme de nanar pas assumé.
Mais d'un autre côté, le film est assez jouissif : explosif; bourrin; certains personnages sont très réussis; des dialogues et situations véritablement croustillants ( question de goût, donc subjectif...); un univers particulier; une véritable atmosphère.
Un film bourré de défauts, mais presque instantanément culte pour qui arrive à rentrer dedans.
Le film de Jan Kounen est souvent comparé à un Tarantino. Pour moi ce n'est pas le cas, s'il y a effectivement quelques similitudes avec ce même humour dans la violence, avec des personnages exubérants et avec une construction déconstruite, la comparaison s'arrête là. La réalisation pousse le vice encore plus loin, il n'y a pas de personnages qui ne soient pas détestables, tous sont idiots ou cruels, ou les deux à la fois. Même dans les effets de style survitaminés, dans les dialogues caricaturaux au possible et dans le scénario parsemé de nombreuses incohérences de situation, tout semble vouloir rebuter le spectateur. Beaucoup ont du être pris dans les filets de ces horreurs de circonstances et déverser leur haine sur ce film-objet.
Comme un sculpteur, Kounen a formé de ses propres mains un objet filmique qui est si détestable qu'il en devient fascinant. En procréant d'un univers où le royaume des animaux semble avoir fait son retour, le réalisateur s'amuse fortement de cet aspect primitif de l'humanité, qui n'est rien de plus qu'un tas de canins capables de s'entretuer, de se bouffer la gueule, de copuler à droite à gauche, sans remords ni regrets. Les pseudonymes des membres du gang sont d'ailleurs là pour mettre en lumière ce désir de nous présenter un monde où de justice il n'y a pas, où d'issue il n'y en a qu'une, et où le morbide côtoie le rire avec la finesse d'un éléphant. Le seul moment émouvant du film étant d'ailleurs la mort du chien d'un des hommes de la bande, le vingtième degré étant poussé à son paroxysme. Les personnages, véritables points forts du film, soulignés par un casting de premier choix, sont les étendards de ce monde où tout n'est que plaies macabres. On se fait sauter la cervelle en récitant des passages de la bible (non, pas comme dans Pulp Fiction). La bible, cet objet censé élever l'Homme au-delà de ce qu'il est, au-delà de la nature inconsciente, se révèle ici comme un contraste jouissif entre actes d'une barbarie extrême, dignes des pires animaux, et pseudo-intellectualité. C'est une déshumanisation totale que propose Kounen, brutale et provocante.
Si l'exercice de style est réussi, il m'a fallu un certain temps pour entrer dans le film et aller dans le même courant que celui du discours filmique. Passé ces premières minutes de doutes, voir d'incompréhension, s'ensuit un assemblage de dégueulasseries magnifiques, qui nous montre un monde sans règles, et, curieusement, au cœur de ce monde, on prend notre pied comme jamais. La déshumanisation marche, y compris sur nous, puisqu'on devient des marionnettes du réalisateur, acceptant tout ce qu'il nous montre sans sourciller. Cette provocation dans la forme, ce vide dans le fond, et cette puérilité sans nom font de Dobermann une réussite, un "regardez-moi" qui doit en agacer beaucoup mais qui mérite sa place au panthéon des films-miroirs, un miroir volontairement mis en pièce, nous défigurant un à un...
Une daube énorme. Normal : un scénario nul, des dialogues crétins et de la violence gratuite. Le meilleur rôle de Cassel (un demeuré écervelé qui hurle et tire sans réfléchir) et de Bellucci (une potiche muette qui s'exhibe). Un film de gangster made in bousasse.à éviter.
Au vu de la première scène on pouvait s'attendre à un film marquant mais très rapidement tout bascule le vulgaire et le n'importe quoi. Ce film est nul. Et les acteurs sont insupportables. Seuls Cassel et Bettenfeld s'en sortent à peu près. A noter tout de même que la scène avec le bébé est assez dure a regarder.
Vraiment pas terrible... M'enfin, l'action n'est pas trop mal et ça c'est rare dans le cinéma français. Puis Monica Bellucci est "muette" dans son rôle : c'est édifiant comme idée, pourquoi personne n'y avait pensé avant ?
Dans un style pouvant rappeler Tarantino ou Rodriguez, Kounen nous offre une œuvre indescriptible où ce mélange l'action, l'humour et en général le dégueulasse. La scène de "tennis" entre moustique et pitbull , est pour moi géniale!
Une étoile pour l'action. Elle n'a rien d'extraordinaire, mais faut pas oublier que ce film est français, et que je suis aussi un peu une langue de pute.
Jan Kounen aime le sale, le lugubre, le glauque, le repoussant, et il le fait savoir. Malgré ça la première partie du film est plutôt intéressante et divertissante. Mais toute la seconde moitié revient juste à un grand foutraque, du n'importe quoi en veux-tu en voilà, une absence de scénario qui fait qu'on ne sait pas du tout où le film nous emmène... Pas la pire des notes car les petites références (Trainspotting, Usual Suspects, Gaspar Noé...) remonte un peu le niveau, mais quand même, on se demande bien ce qui a pu passer par la tête de Kounen...
On en retire rien. Monica Bellucci est vraiment superbe mais son rôle est pitoyable. L'action, l'ambiance, le scénario, rien ne m'a convaincu. A par Cassel.
Allant parfois jusqu'à l'insoutenable, le film ne satisfera que les amateurs de films mettant en scène des ripoux VS des gangsters dans une ambiance bleuâtre, aussi psychopathes les uns que les autres. Le scénario n'est pas assez travaillé. Heureusement, Dobermann se veut avant tout déjanté et c'est ce qui en fait l'intérêt principal, devant celui de la cambriole.
1 étoile sur 5 pour les cahiers du cinéma... Pas étonnant Romain Duris s'essuie avec pendant le film ! Mais revenons à notre critique, nous avons ici un chez d'oeuvre. Le scénario n'a rien de très original cependant il est sublimé par une musique psychédélique ( prodigy ) et de grands acteurs ( Tchiky Karyo, Vincent Cassel, Monica bellucci...) qui sans se prendre au sérieux réussissent à donner une âme au film. Les dialogues sont eux délicieux et certains vous resteront en tête un moment et constitueront certaines de vos répliques cultes du cinéma. Le tout est bercé dans une atmosphère sombre et malsaine avec beaucoup de violence. A prendre évidement au second degré pour que la magie opère.