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Un visiteur
0,5
Publiée le 9 septembre 2012
C'est insupportable ! Clairement on s'ennuie de bout en bout. L'intrigue fait du sur-place tout au long du film. Ca se répète, ça revient, c'est niais, c'est indigeste. Sans doute faut-il entrer dans l'histoire, ça n'a pas été mon cas. La Nouvelle Vague m'a noyé.
On voit avec plaisir Paris et notamment le 14e. Le film est ancré dans son époque et notamment la guerre d’Algérie. Histoire originale car très courte. Jolies musiques de Michel Legrand.
Je veux un Antoine C'est si doux d'entendre mon prénom dans un film des années 60 J'imaginais Cléo Brune mais le blond c'est plus joli dans un film en noir et blanc
Dans la tradition de la nouvelle vague, Agnès Varda nous offre un film à la forme différente, une petite prouesse, cette histoire dure le temps du film, une heure 40 minutes d'un petit joyau cinematographique, une jeune femme qui attend le resultat d'un examen médical qu'elle redoute, Agnès Varda nous invite à la suivre le temps de rencontres programmées ou de hasard, de l'obcurantisme d'une tireuse de cartes à un jeune militaire bavard et cultivé, un beau et grand film.
"Picasso quand il peint un Hibou, on dirait une femme. Ça prouve quoi ?" Tout le questionnement de ce film est lié à cela : L'obsession des hommes envers la nudité des femmes.
Agnès Varda nous offre un point de vue personnel et pourtant, à mon sens, universel, sur l'union de l'homme et de la femme autour de l'amour plutôt que du désir. L'auteur expose l'égoïsme malade d'une femme célèbre qui navigue entre ses fragilités et ses superstitions en quête d'un équilibre, d'une plénitude. spoiler: C'est finalement l'amour réciproque qui va combler ses tourments.
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La mise en scène très douce relève admirablement le romantisme de l'histoire et impose le point de vue de la réalisatrice sur son récit. Je pense à ces plans de miroirs qui séparent les personnages les uns des autres, et qui renferment Cléo sur elle même, jusqu'à ce qu'elle casse le sien, et qu'elle brise alors ses superstitions. Ils sont tous très beau. L'utilisation des décors également, d'abord enfermés, dans le bruit, la foule, l'intérieur, pour finir par respirer dans des parcs remplis de fleurs d'arbres, d'eau.. de vie !
Je suis agréablement touché par la mise en valeur de Cléo, dont l'attirance qu'elle suscite est profonde et intérieur. Varda ne s'est pas laissée aller à la sexualisation de son actrice devant le spectateur, pour mettre en scène l'attractivité de son personnage. C'est la seule sublimation d'une femme dans un film de la nouvelle vague qui s'affranchit de la sexualisation intempestive au profit de la profondeur sentimentale, spirituelle et charnelle, et c'est la seule à laquelle je crois.
Il est dommage que le scénario soit autant à l'image des tourments du personnage, certe c'est poétique, mais à certains endroits un peu décousus..
Chef d'oeuvre d'Agnès Varda. Vues magnifiques de Paris des années 60. La musique de Michel Legrand est sublime et la légèreté de l'époque est jouissive
En 1962, Agnès Varda réalise Cléo de 5 à 7, un film qui n'a rien à envier à Lola de Jacques demy (dont elle avait écrit la chanson) ou au premier long-métrage de Godard, A Bout de souffle.
L'originalité de ce film est notamment dans le fait qu'il se déroule en temps réel, avec de longs trajets réalistes dans les rues de Paris. Cléo, ce n'est pas la femme glamour du cinéma hollywoodien, le film est grave: il y a d'abord l'annonce d'une mort prochaine par la cartomancienne, l'attente du résultats des examens qui annonceront ou pas l’existence d'un cancer, et donc la peur. Le personnage a peur de perdre sa beauté et son angoisse empêche tout divertissement, en s'initiant même dans ces chansons, 'Sans toi' étant la scène centrale du film: les premières notes surgissent et la caméra s'approche d'une Corinne Marchand plus fragile que jamais avec délicatesse. Lorsque le plan devient fixe (gros plan sur le visage de Cléo), la chanteuse tourne son regard vers le spectateur, termine la chanson sur un fond noir, puis s'effondre. Une scène puissante et brillamment filmée.
Il faut un court-métrage burlesque pour donner le sourire à Cléo, un film dans lequel Jean-Luc Godard et Anna Karina sont plus beaux que jamais et dont la morale est la suivante: si vous voulez voir la vie en rose, jetez vos lunettes noires!
En ce qui concerne le contexte historique, il s'agit de l'un des premiers films à évoquer ouvertement la guerre d'Algérie. Peu de temps après leur rencontre, Cléo explique au soldat sa peur de mourir, celui-ci répond "Si vous étiez avec moi en Algérie vous auriez tout le temps peur alors. Moi c'est plutôt mourir pour rien qui me désole. Donner sa vie à la guerre c'est un peu triste, j'aurais mieux aimé la donner à une femme." C'est si joliment dit.
C'est lors du moment tant attendu, celui des résultats que Cléo - enfin - relativise. En étant accompagnée par le soldat, la peur s'en est allée. Elle dit: "Il me semble que je n'ai plus peur." L'homme répond: "Il me semble que je suis heureux." C'est donc par une rencontre que le bonheur commence.
on suit une jeune femme, extrêmement belle, un peu femme blessée ou gâtée? A un peu vieillit, mais les images du quotidien des années 60 associées au rythme rapide du montage et des rencontres nous rendent le film agréable.
"Toutes portes ouvertes, en plein courant d'air, je suis une maison vide, sans toi, sans toi...".
Agnès Varda, quel cadeau vous nous avez fait avec Cléo de 5 à 7 ! Un véritable hypnotisme. De surprises en surprises. La mise en scène, le montage, le jeu. La musique. Les acteurs, les décors. Les mouvements de caméra. La beauté des plans. L'histoire. Bon sang ! Quel bonheur !
La réalisatrice française nous prend par la main, nous fait suivre cette histoire - pas totalement tragiques, pas totalement comique - émouvante, de Cléo, de 17h à 18h30 (à peu près). On suit ses péripéties au sein de Paris, les rues qu'elle traverse. On découvre les personnages de sa vie - et ceux qui ne la composent pas aussi. Et on découvre Cléo aussi. Du moins, Florence. En effet, au fur et à mesure de la progression du film, notre héroïne se transforme, évolue, progressivement à sa réflexion (la mort, l'apparence, le vivant, les autres...). Au départ grimée ("Cléo", la perruque, le chapeau), elle se révèle littéralement à la fin, en tant que Florence, sans son chapeau. Agnès Varda manie avec talent sa caméra, tant et si bien qu'elle parvient, d'un seul travelling, à nous isoler Corinne Marchand (Scène où elle chante, brusquement sur un fond noir). Cette femme est un magicien. Et son film n'est que magie.
Finalement, effrayée par la mort, apeurée par sa disparition, Cléo/Florence va se laisser aller à la vie, à prendre en compte les autres, à se laisser aller à l'amour d'autrui. La vie n'est que ça finalement : une traversée de Paris en 1h30.
Même si en soi le film n’est pas exceptionnel, surtout quand on compare à aujourd'hui, il reste un film important a voir car il fait partie de la nouvelle vague et a permis de transformer le cinéma en ce qu’on connaît aujourd'hui. A part ça le film a des idées vraiment originales surtout pour l’époque et c’est dur de faire un film qui ce passe en deux heures en une heure et demi sans tomber dans la surenchère. Il y a aussi des aspects vraiment intéressant notamment où il se passe rien comme dans la balade en taxi. Et pour finir ca fait vraiment un voyage dans le temps et ca fait bizarre de voir un paris que je n’ai jamais connuspoiler: .
Ce n'est pas le scénario qui fait le film : c'est plutôt sa légèreté et son réalisme, malgré que le film soit un peu mal vieilli. De bonnes idées d'Agnès Varda derrière la caméra.
Agnes Varda est une réalisation d'expection. Elle a pensé à tout. La manière de filmé en faisant le principe de la "caméra caché" est totalement incroyable. C'est tout autant incroyable que le développement du personnage de Cleo.