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willyzacc
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3,0
Publiée le 17 juin 2012
Un film intéressant mais qui traîne en longueur en ne développant pas totalement son sujet. On aimerait voir autre chose que ces aveugles en quarantaine comme ça à été fait des centaines de fois.. (pour la quarantaine du moins). Tout arrive trop vite et les personnages ne sont pas vraiment attachants. Dans le même genre, Perfect Sense est beaucoup plus touchant.
Ce film m’a laissé une impression désagréable malgré son contexte apocalyptique original. La réflexion sur la fragilité de notre société y est intéressante. Hélas, à l’image spoiler: des aveugles , le film tourne en rond. La presque totalité de « Blindness » se déroule spoiler: dans une zone de quarantaine au milieu de corps nus, de la saleté, de l’urine, des excréments... L’atmosphère sordide, les scènes cruelles et avilissantes spoiler: (les exécutions sommaires, l’enterrement par les non-voyants de leurs morts, la guerre entre dortoirs, l’esclavage sexuel entre aveugles dominants et dominés…) rendent ce film particulièrement déprimant. Le fait que les contaminés soient spoiler: livrés à eux-mêmes dès le départ est assez invraisemblable. La suite est prévisible, excepté une scène spoiler: d’adultère dans laquelle un mari non-voyant fait l’amour avec une aveugle avant d’être surpris par son épouse voyante. A noter quelques pointes de cynisme comme lorsqu’un spoiler: aveugle demande à un auditoire de non-voyants : « Que ceux qui sont pour lèvent le bras » (pas facile de compter…). Les plans bizarres à base de tâches blanches et d’images floues sont de circonstance mais peu esthétiques. J’ai parfois ressenti comme un manque de moyens. On respire seulement vers la fin lorsque spoiler: les aveugles s’échappent de leur prison. La ville livrée aux groupes errants de non-voyants, les magasins pillés, un corps mangé par des chiens, rappellent les films de zombies. Plus étonnant, il y a ce spoiler: Christ et ces Saints dans une église dont on a bandé les yeux. Enfin, grosse déception, le film se termine brutalement sans répondre à nos questions.
Mené à un rythme palpitant par une J. Moore qui se livre à un éclatant tour de force, mis en scène avec une virtuosité sensorielle sans égal, symboliquement caractérisé par une photographie tantôt immaculée, aveuglante, tantôt obscure, déroutante, il n’en fallait pas plus à BLINDESS pour devenir un classique instantané. Ce qui en fait un chef d’œuvre : le grand paradoxe qu’il souligne. Dans un monde où tout est de + en +artificiel, de + en + froid, où les gens ne prennent plus le temps de partager, de se toucher, de se regarder, Meirelles émet une hypothèse : si la société était victime d’un état de cécité collective, c’est en étant aveugles qu’il y aurait chez les hommes un renforcement de leurs valeurs humaines et morales, qui amènerait à la création d’une affinité et d’une solidarité authentiques, dont ils sont en manque cruel. Mais le chaos face auquel ils seraient exposés, face aux sentiments d’insécurité et d’impuissance que provoqueraient la perte de la perception visuelle, donc de repères, si cela se produisait, ne pourrait qu’aboutir à l’anarchie quand chacun se laisserait guider par ses instincts primitifs de survie. Meirelles donne à sa réflexion toute sa force et son intelligence en anticipant chez ses personnages ce comportement instinctif ; et il y a là dans son film, engagé et profondément humain, une magnifique philosophie, un vrai retour aux valeurs fondamentales de l’humanité, en même temps qu’un constat assez préoccupant en ce qui concerne l’avenir, donnant à BLINDNESS toute sa dimension dite futuriste. La réussite de Meirelles c’est de parvenir, et particulièrement de maintenir, pendant 2h durant, cette immersion dans l’aveuglement à laquelle nous, spectateurs, assistons, provoquant au plus profond de nous-mêmes, une fois subi, un sentiment salvateur de voir, d’être en vie, d’être humain. Film d’ouverture apocalyptique et poétique, énième représentant de l’extraordinaire richesse qui caractérisait la Sélection Officielle du 61èFestival De Cannes.
Une idée de départ plutôt originale mais le film accumule malheureusement quelques clichés et invraisemblances, les acteurs sont tout de même très convaincants.
Blindness est un long métrage qui possède une agréable mise en scène, toutefois son histoire se révèle à certains moments ambigu et peuvent porter à polémique. Au niveau de l’interprétation, c’est par contre un quais sans faute. Julianne Moore s’avère étonnante dans son rôle qui n’est pourtant pas des plus aisé à jouer. Belle prestation également de Mark Ruffalo dans un rôle d’aveugle, ou encore de Danny Glover difficilement reconnaissable dans celui du prophète. A noter que ce film possède une assez jolie photographie, mais la musique est par contre un peu trop discrète à mon sens . Dans l’ensemble, il s’agit donc d’une œuvre de Fernando Meirelles plutôt satisfaisante dans son ensemble même s’il n’atteint jamais le meilleur film de ce metteur en scène, a savoir la Cité de Dieu. 13,5/20
F. Meirelles n'a rien perdu de sa gouaille. Le sujet traité et son élaboration très stylisée nous pousse aux confins d'une barbarie inédite, teintée de réflexions philosophiques. Le film est une libre adaptation du roman "L'Aveuglement" ("Ensaio sobre a cegueira" en version originale) de l'écrivain et journaliste portugais José de Sousa Saramago, quelqu'un de plutôt estimable dans ce bas monde de la littérature. Sur la pellicule, tout colle (le mastering a vraisemblablement une grande part de responsabilité dans tout ça). D'un rare esthétisme et d'un jeu très enlevé, cette oeuvre est à l'évidence une sorte de boîte de Pandore en sursis. Pas mal du tout.
Le scénario est original. Une épidémie frappe les gens de céssité, les autorités les parque dans des ghettos. Le film nous renvoie la nature humaine au grand jour. Cas de conscience en perspective, certains sont prêts à tout pour rester en vie. Seul bémol, le réalisateur occulte complètement la cause et l'origine de la maladie. Quoi qu'il en soit le message passe. Mark ruffalo et Julianne Moore sont trés convaincants.
C'est un film correct. L'intrigue est bonne même si je trouve que le film se concentre trop sur la vie "à l'intérieur" alors que des choses énormes se passent dehors.
A premiere vue ce film est ètrange...mais il faut franchir la porte du cinéma est voir un ciné déroutant, glauque, passionnant. Ce film vous pose pleins de questions et ne peut pas laisser indifférent. Plus qu'un film, une experience! On a l'impression d'être le seul voyant avec julianne moore, est d'être le témoin de cette catastrophe jusqu'a cette scénes finale splendide...n'hesitez pas il faut juste osez franchir la porte du ciné (c'est ce que j'ai fait, a la base je ne devais pas voir ça).
vous allez être captivés, presque pris au piège par la nature humaine et sa violence. l'homme à l'état pur dans les situations critiques : de la bienveillance à la maltraitance, cela fait réfléchir
Un 4 étoiles pour cette réalisation ! Un film prenant, déroutant, angoissant, parfois dur mais si touchant. L'idée est fascinante, le message qui passe à travers le scénario l'est d'autant plus : l'homme réagit par pulsion animale, il tue et torture pour se nourrir et survivre, car la vue lui est enlevée et ainsi il ne maitrise plus le monde qui l'entoure. De nombreuses idées sont véhiculées par ce film : la solidarité autour d'une seule personne qui elle a préservé la vue, une solidarité pure, des actes de générosités qui font des scènes toutes aussi touchantes les unes que les autres (la scène durant laquelle Julianne Moore guide les femmes vers la cellule).
Une caméra particulière avec des scènes filmées de façon spéciale (comme celle des coupes de champagnes qui se cherchent pour se toucher) . Magnifique, rien à dire. Il faut le voir et le revoir, un merveilleux message moral.
A priori, Blindness ne devrait pas plaire aux amateurs d'action (trop lent), de fantastique (trop réaliste) et à ceux qui ont aimé le roman de Saramago (trop édulcoré). Il devrait rester cependant suffisamment de cinéphiles, qui n'ont pas oublié les deux premiers films de Fernando Meirelles, curieux et avides d'entrer dans ce monde du chaos et des ténèbres. Et ceux là auront raison car, si l'on passe outre quelques défauts de construction, ils vont se trouver confrontés à une véritable expérience cinématographique dans ce conte philosophique, sans morale (si ce n'est celle de "l'homme est un loup pour l'homme") ni explication superfétatoire. Ce film est barbare, primitif, glauque, obscène, mais aussi poétique et même drôle. Il suinte la lâcheté, la bestialité mais ne refuse pas la beauté qui émerge de la fange. Blindness, un des meilleurs films de l'année ? Pour moi, la réponse est oui.
Un film d'une rare intensité. N'ayant pas lu le livre dont est issu ce film (L'aveuglement de José Saramago), je ne pourrai juger de la fidélité du réalisateur par rapport au roman initial. Néanmoins, le sujet est très intéressant et donne lieu à un regard affligeant, mais réaliste, de l'Homme. Que deviendrait-il s'il était seul juge de ses actes et n'avait que pour seul repère ses instincts primitifs? Tantôt émouvant, tantôt malsain, Blindness bascule lentement vers la folie pour finir dans l'aliénation la plus totale. Certaines scènes sont dures, voir choquantes. Le réalisateur de l'inoubliable "La cité de Dieu", Fernando Meirelles, nous livre une nouvelle fois un film choc desservi par un casting tenant toutes ses promesses. Un film aussi magnifique qu'il est effroyable.
Beaucoup aimé ce film, je le trouve très fort, voir même magistral par moments. bien sûr il y a quelques petits défauts, certains choix esthétiques sont à discuter mais la mise en scène est brillante, la direction d'acteurs excellente et le parti pris intéressant. En revanche, le film est dur, parfois insoutenable mais il pose beaucoup de questions et en cela il est fort réussi.