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Flotibo
72 abonnés
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4,5
Publiée le 11 septembre 2012
Après avoir réalisé La Cité de Dieu, on est très attendu. C'est peut-être pour ça que Blindness est à mon goût sous noté. Meirelles nous plonge au cœur d'une intrigue passionnante : une épidémie de cécité. Ce qui en découle fait froid dans le dos et renvoi à l’animalité de l'être humain dans ce qu'il y a de plus horrible. Attention, quelques scènes très chocs et une réalisation qui nous immerge dans l'obscurité et les ténèbres. Ce n'est pas sans rappeler l'excellent 28 jours plus tard, mais dans un autre domaine. Le casting est quant à lui excellent avec notamment Julianne Moore, Mark Ruffalo et le très bon Gael García Bernal.
Ce n'est pas un énieme film catastrophe-fléau, ici le virus restera inexpliqué, il est prétexte à une allégorie de l'humanité ,sa sauvagerie et son réapprentissage de la solidarité. Ainsi les moments les plus forts sont des tableaux sensuels, tactiles ( le lavement de la morte) au détriment d'un manque d'actions réellement prenant.Au final le film destabilise, il faut suivre son propos en quittant le terrain balisé du film catastrophe habituel et suivre la lumineuse Julianne Moore dans la contemplation brouillonne d'une société qui cherche ses repères.
Thème risqué sur la propagation inexpliquée d’un mal inconnu qui aurait pu plagier le médiocre « phénomènes » de Night Shyamalan mais Fernando Meirelles a eu la très bonne idée de choisir un autre angle d’attaque : Celui du huis clos où les contaminés sont parqués comme des animaux dans un vieux bâtiment abandonné. Le malaise oppressant monte crescendo et n’est pas sans rappeler l’excellent «Das Experiment » d’Olivier Hirschbiegel. Le focus est fait sur ce groupe mis en quarantaine qui se déshumanise au fil des jours, coupé du monde extérieur dont on ne sait d’ailleurs quasiment rien. Il est une parabole effrayante sur ce que l’humanité toute entière serait capable en cas d’un tel fléau. L’équilibre apparent sur lequel repose notre société n’est qu’un rouage fragile que le moindre grain de sable peut gripper à tout moment… Ne nous laissons pas naïvement aveugler semble vouloir nous rappeler blindness…outre l’énervant message catho qu’il véhicule d’une manière subliminale.
Un film qui vaut essentiellement pour l'ambiance horrifique qui s'en dégage. Beaucoup de tension, quelques moments forts, mais aussi un scénario prévisible et un peu facile. Pas mal, sans plus.
Pour certain(s) ce film fait penser un peu à "Phénomènes" (perso je n'y ai pas pensé mais en effet ce film a un point commun avec le film de N.Shyamalan, pourtant ils ne sont pas du même genre!), mais moi il m'a plutôt fait penser au film "The Eye" en ce qui concerne la capacité à voir ou pas ! Dans "The Eye" l'actrice principale est aveugle et ensuite elle est la seule à tout voir (ce don est pour elle un vrai cauchemar), alors que dans "Blindness" elle est la seule à voir dans un monde où tous les gens sont aveugles...ce qui pour elle devient très vite une lourde tâche. Même si j'ai plus aimé THE EYE ce film là est très bien réalisé, son scénario est très intéressant et tous les acteurs sont convaincants, en particulier Julianne Moore que je trouve excellente !! On rentre rapidement dans l'atmosphère angoissante du film qui posssède en plus une musique très appropriée au genre (j'ai bien apprécié et j'ai adoré le générique!!), avec un suspense toujours présent même si parfois il n'est pas très intensif. Le seul vrai bémol: on ne comprend pas toujours ce qui se passe...dommage !!! Mais c'est un défaut qui n'a pas trop d'importance. BLINDNESS montre de manière très réaliste ce que devient le monde (avec les conséquences que cela peut engendrer) quand tous les habitants perdent la vue de manière surprenante, inexpliquée et précipitée ! Un film intéressant...à voir !!!
Si tu n'es ni moraliste, ni écolo, ni pacifiste, et que tu es quasiment dépourvu d'humanité loue plutôt Transformers car Blindness risque de t'échapper.
Le film devient rapidement assez ennuyeux il est juste le support à un questionnement philosophique niveau bac d'eau froide sur la nature humaine. Mais c'est surtout que le film n'a rien de cohérent, exemple Julianne Moore qui est la seule à voir laisse faire les méchants alors que rien ne l'empêche de mettre un bon coup de barre entre les deux oreilles du meneur, ni vu, ni connu.
film loin d'etre mauvais les critiques sont sévère , l'idée de depart est très très bonne et change des zombies ou autres apocalypses duent à une maladie , un bon film d'une bonne facture
Mereilles n'a déjà plus rien prouver ce qu'il ne l'empêche pas de prendre des risques avec ce Blindness. Il expérimente et multiplie les trouvailles visuelles pour créer une véritable mise en scènes sensorielles faisant partager la cécité des personnages aux spectateurs. Cependant il souffre d'un scénario trop ambitieux découpé en trois parties ( contamination/confinement/chaos) qui souffre de longueur, de répétition ( toute la partie confinement) et d'erreur de style comme une voix off peu présente mais ne servant à rien. C'est dommage surtout que la fin avec les personnages errant dans les rues dévastés est d'une puissance évocatrice forte.
Film qui ressemble à pas mal d'autres au vue de son scénario mais qui se démarque tout de même. Une idée de départ plutôt intelligente, pas mal de scènes bien traitées et même brillantes. Plusieurs niveau de lecture, la photographie et montage intéressants, à la fois mystique et bestiale. Meirelles injecte pourtant un grosse dose d'humanité dans son propos, porté par un beau casting, la fin laisse un peu perplexe.
Blindness commence très bien, l'histoire ne manque pas d'originalité et on est vite impliqué dans cette situation étrange et particulière. Malheureusement le rythme ne suit pas et retombe rapidement, on perd le fil, notre attention en subit un coup et seules quelques scènes surnagent. Heureusement, la fin redonne du crédit à ce film. A voir quand même!!
Film scotchant! J'étais encore plus crispée à mon siège que lors du film 'Children of Men'. Un superbe film de SF contemporain. Julianne Moore y est vraiment boulversante. Des scènes dures. Gael Garcia Bernal est génial en méchant, rôle qu'il a peu interprété. Ce film nous apprend que si l'humanité devient aveugle, on court à l'apocalypse. Une réalité frappante, je pense aux scènes de la ville complétement saccagée. De magnifiques plans, un régal pour les yeux ;)
BLINDNESS parle de la cécité, du changement radical du comportement humain, de la nature sauvage de l’homme, de son instinct animal traités sans détour et sans la moindre morale. Le cinéaste Fernando Meireilles met ses personnages face à leurs pires angoisses, à leurs incapacités sans la vue et place le spectateur comme simple voyeur en observant cette micro société rejetée, marginale, livrée à elle-même, déambulant, confrontée à ses besoins primitifs en sombrant dans le barbarisme et la cruauté comme si leurs dortoirs faisait office de purgatoire et où cette apparente et inexorable fin de vie rime avec survie. Le spectateur est donc inéluctablement amené à prendre partie, à consentir cette épreuve où la gratuité de certaines scènes n'est jamais de mise et à en tirer un caractère positif, celui du « rapprochement », de la redécouverte de l’autre, du partage, comme si l’individualisme était « aboli ». Mais en dépit de quelques maladresses avec un discours parfois spirituel et philosophique amputé, un léger manque de rythme amenant quelques longueurs, BLINDNESS offre à Julianne Moore le rôle d’une femme au secours d‘une population en alerte avec le plus grand des courages, en somme une femme d’exception dans un film apportant clairement une inévitable réflexion.