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Un visiteur
0,5
Publiée le 29 août 2009
NAVRANT!!! Nous étions 4 à le voir, tous plus affligés les uns que les autres... Affligés devant les abherrations de ce film! Incroyable! Que quelqu'un m'explique par exemple pourquoi la seule femme qui peut voir au milieu d'une communauté de non-voyants se laisse dominer et maltraiter par eux... Allant même jusqu'à se faire violer! On finit par se demander si elle n'est pas tout simplement masochiste!!!! Elle a un avantage sur les autres dont elle ne se sert absolument pas. Bref, un film sans aucune logique, sans intérêt... A éviter absolument!!!!!!
Autant le dire de suite: une bonne idée ne fait pas un bon film. Si tous les personnages avaient été aveugles, j'aurais pu mettre 4 étoiles à ce film, ne serait-ce que pour les scènes après l'autoproclamation du "roi". Mais ne dit-on pas qu'au royaume des aveugles, les borgnes sont rois? Et d'autant plus ceux qui ont deux yeux valides. Mais là, non, alors que le personnage de Moore aurait dû prendre l'ascendant sans difficulté sur les autres, on assiste impuissant à la bêtise crasse d'une truffe. Je pense d'ailleurs que l'on peut remettre le prix du film où il y a le plus d'incohérences à la minute à "blindness". Ce type d'incohérences que l'on retrouve souvent dans des films d'horreur (mais pourquoi fait-elle ça? Pourquoi va-t-elle là?) mais qui passent car le film est rythmé. Là, pas de rythme, donc chaque incohérence est visible de suite, grâce à de longs moments de... contemplation? Sauf qu'il ne faut pas la confondre avec longueur facile. Les scènes des viols, longues elles aussi, ne font que ressentir de la frustration au vue de la stupidité de l'héroïne au lieu du malaise si tous avaient été aveugles. Comment avoir peur d'un type avec certe une arme mais incapable de savoir où vous êtes? Et cette arme, elle vient d'où? Bon, je ne vais pas me mettre à lister les incohérences, il me faudrait créer un blog exprès. Un bon gros coup dans l'eau pour un film qui se voulait innovant mais qui en définitif ne l'est pas plus qu'un laché de virus transformant les gens en zombies. En parlant de ça, le coup de l'attaque des aveugles/zombies dans l'hypermarché qui sentent la viande à travers des sachets plastiques m'a scié les pattes. Doit-on en rire? Est-ce un clin d'oeil qui n'a pas sa place dans un film qui se veut si fataliste? Je crois que je n'ai jamais autant pensé "mais quelle cruche" que devant la stupidité de l'héroïne...ou plutôt de l'auteur... Zéro pointé, pour ce film qui aurait dû se nommer "incohérences movie". S'ils seulement ils avaient été tous aveugles..
Le thème est original, la bande-annonce est prometteuse, pourtant on est bien face à un pur navet. Si la première demi-heure tient relativement la route, le scénario commence à s'empêtrer dès que nos héros aveugles sont placés en quarantaine dans un sanatorium. S'ensuit un huit clos longuet avec des situations tellement invraisemblables qu'elles finissent par être ridicules. "L'épidémie" finit par passer au plan secondaire, à peine sait-on ce qui se passe à l'extérieur et comment les gouvernements gère la crise. A la place, le réalisateur a décidé de nous montrer la vie dans ce sanatorium remplis d'aveugles laissés impitoyablement livrés à eux mêmes par le mééééééééchant gouvernement et les mééééééééchants militaires. Difficile d'être captivés par les histoires de ces personnages sans reliefs et par ces situations absurdes et ridicules qui ont le don de m'énerver, comme l'invraisemblable prise de pouvoir d'un dortoir (évidemment celui qui est rempli de méchants pas beau sadiques et tout et tout, vous voyez le genre) et la passivité des autres habitants (qui sont tous, eux, de gentils bisounours). Finalement, la dernière demi-heure, le réalisateur semble s'être rendu compte que le spectateur pouvait avoir envie de voir à quoi ressemble le monde extérieur remplis d'aveugles. Mais même là, on s'ennuie ferme et le happy end final ridicule ne nous surprend même plus, au point où on en est...
Pour couronner le tout, ce navet est pollué tout au long par des messages philosophico-gnangnans, avec pleins de trucs super-profonds vachement symboliques, ce qui a visiblement plu au festival de Cannes et à son public de pseudo-intellos.
un scénario original et prenant pour ce film qui m'a marqué par des scènes cruelles et digne d'une autre époque, la réaction humaine devant un phénomène qu'il ne maitrise pas est toujours surprenante : l'exclusion et le mépris avec un retour à l'anarchie, à la loi du plus fort...cependant ce film montre d'autres valeurs humaines comme la fraternité, l'entraide, l'espoir...
Alléchant casting international qui réunit des acteurs du monde entier avec Gael Garcia Bernal du Mexique, Julianne Moore et Mark Ruffalo des USA ou encore Yusuke Iseya du Japon. Et tout cela est orchestré par le réalisateur brésilien Fernando Meirelles. Tout cela semble indiquer que le film aura une portée extra-nationale, et en effet le film se trouve être une sorte de Tour de Babel à l'envers, c'est la morale qui semble transpirer du dernier quart d'heure du film. La cécité comme prise de conscience du besoin d'autrui quel que soit son apparence ou ses origines, le refus des préjugés et de la loi du plus fort. Le film semble être un retour aux sources tant l'originalité de la cécité sonne comme une réaction à l'aveuglement provoqué par notre société ultra matérialiste, nombriliste et individualiste (la lumière qui aveugle, métaphore de nos certitudes aux allures de colosse aux pieds d'argile). Malheureusement, au delà de l'intelligence de la révélation du propos, il reste le propos, commun et désormais consensuel. C'est une idée déjà utilisée avec plus de réussite avec "Babel" par exemple. Autre enfoncement de porte ouverte: la partie "loi de la jungle" qui nous montre que dans la faiblesse l'Homme écrase le faible, ça tombe sous le sens et c'est inutile de tenter de nous le démontrer. Détail sans véritable rapport qui m'a choqué, c'est le comportement plus que déroutant des personnages face à certaines situations; au moment de faire le commerce des chairs comment ne pas envisager les autres possibilités étant pleinement conscient des conséquences ? Certes la perte de la vue est déroutante mais pas au point de laisser les gens dans un coma caractériel et intellectuel. Il ressort du film une réflexion trop simple à peine cachée par une idée de base originale qu'est l'aveuglement en tant que maladie contagieuse et par une esthétique propre au réalisateur brésilien.
Fernando Mirelles réussit un film qui fait froid dans le dos injustement critiqué lors de la dernière croisette car en effet c'est un film choc qui contient des scènes qui peuvent déranger (la Scène du viol collectif) On ressort du film totalement vidée et heureux d'avoir participé à une belle aventure cinématographique.
Blindness...comment dire...c'est un film dur et poignant sur l'un des sens le plus important des humains. Mark Ruffalo est brillantissime, Danny Glover est bon, Julianne Moore s'en sort très très bien, bref un casting qui a tenu ses promesses (sans oublier Gaël Garcia Bernal, Alice Braga...). Fernando Meirelles nous laisse une vision affreuse du comportement humain après la perte de la vue. Certaines ont du coeur et vivent en aidant leurs proches, d'autres veulent s'assurer leur survie et pensent à eux avant de penser aux autres. Je pense que Fernando nous dit qu'il faut accepter les autres tels qu'ils sont sans porter de préjugés et que nous sommes tous pareils! Le plus important pour moi étant le divertissement que le film nous offre et le plaisir qu'il nous apporte, je ne me suis pas ennuyé, le film suit bien son cours, il est bien ficelé et réfléchi. Des scènes choquantes nous sont livrées mais elles ne sont pas à éviter ; voyons, que ferions-nous si nous étions égoïstes, si nous mourions de faim et si nous serions aveugle ? Cette vision m'est parfaitement "envisageable" et le film est un succès. Du bon.
Un 4 étoiles pour cette réalisation ! Un film prenant, déroutant, angoissant, parfois dur mais si touchant. L'idée est fascinante, le message qui passe à travers le scénario l'est d'autant plus : l'homme réagit par pulsion animale, il tue et torture pour se nourrir et survivre, car la vue lui est enlevée et ainsi il ne maitrise plus le monde qui l'entoure. De nombreuses idées sont véhiculées par ce film : la solidarité autour d'une seule personne qui elle a préservé la vue, une solidarité pure, des actes de générosités qui font des scènes toutes aussi touchantes les unes que les autres (la scène durant laquelle Julianne Moore guide les femmes vers la cellule).
Une caméra particulière avec des scènes filmées de façon spéciale (comme celle des coupes de champagnes qui se cherchent pour se toucher) . Magnifique, rien à dire. Il faut le voir et le revoir, un merveilleux message moral.
On se demande vraiment où voulait en venir le réalisateur avec ce film: dénoncer que l'homme est une bête, merci on le savait déjà et quand bien même le rappeler n'est pas mauvais en soi, la manière est est primordiale. Ici, on a affaire à un gros naïf où les ficelles utilisées (ou plutôt les cordes à ce niveau) sont grossières. Et puis les incohérences scénaristiques étant nombreuses, on passera gentiment à côté de ce sombre navet.
Heureusement que c'était une location gratuite moi qui m'attendais à voir un film au niveau du film "les fils de l'homme" je me suis totalement trompée...que d'incohérences, il y avait pourtant un réel potentiel, totalement inexploité ici.
Une mystérieuse épidémie de cécité frappe soudainement l’humanité sans qu’aucune explication plausible ne s’en dégage. Force est de reconnaître que Blindness est une œuvre singulière où le scénario dispose d’une place prépondérante dans le film. Des personnages profonds empreints d’une réelle intensité tant au niveau émotionnel que psychologique. La réalisation est d’une maîtrise sidérante. Elle s’engage à nous faire ressentir ce que vivent les protagonistes à l’aide d’une photographie saturé de blanc, plus proche d’une lumière aveuglante et d’effets de flous des plus appréciables. Niveau empathie, Blindness est une référence. La première partie du film se déroule dans une zone de quarantaine où peu à peu la vie s’organise selon leurs modestes moyens. Les dortoirs deviennent alors un microcosme vivant dans une autarcie partielle du monde extérieur. Mais comme bien trop souvent, la nature humaine ne tarde pas à montrer ses plus vils penchants en la présence d’un dortoir dit « monarchique », où le terme autocratique serait plus approprié. Une fois de plus on ne peut qu’être consterné par tant de monstruosités humaines.La seconde partie du film nous emmène hors de la zone de quarantaine, les survivants se rendant compte que l’ensemble de la population est touchée. Parcourant les rues de la ville, ils rencontrent d’autres personnes errant sans but. Ces individus m’ont d’ailleurs fait penser à des zombies. Ils sont conscients de leurs tristes sorts, mais ne fonctionne plus qu’à l’instinct de survie, retournant à un état presque sauvage. Leur démarche rappelant également nos très chers morts-vivants. Que deviendrions-nous s’y nous perdons la vue ? Quelles seraient nos réactions ? Qu’adviendrais t-il de notre société ? Autant de questions que l’on se pose en regardant Blindness. En conclusion, ce film est une petite merveille fascinante, originale et intelligente de par son approche d’une possible fin de notre civilisation.
Un film déconcertant. L'idée de base est géniale et Le thème de la propagation d'un virus entrainant la cécité est extrêmement bien choisi mais d'importants défauts émaillent le scénario. Pourquoi les autorités laissent les aveugles en quarantaine de manière si inhumaine, mais aussi pourquoi la seule non aveugle du groupe se laisse faire face à la tyrannie d'aveugles plus faibles qu'elle du fait de leur récente infirmité. Sinon Le coté biblique du film est bien menée, la noirceur du genre humain bien retranscrite, la réalisation superbe et le casting bien choisi. Pourtant ce film est frustrant car imparfait. Un bon film que n'est pas un chef d'œuvre mais qui à le mérite de faire réfléchir. A voir.