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Un visiteur
4,0
Publiée le 11 novembre 2007
Ce n'est pas que la fiction et c'est en cela que ce film est bouleversant. Marina Fois est absolument extraordinaire et on ne peut qu'être très attaché à son personnage. Au départ on sourit car malgré ses déboires, elle prend la vie du bon côté, mais au fur et à mesure de son évolution c'est l'aspect dramatique qui prend le dessus. Un film qui donne à réfléchir.
On dit que l'homme n'est pas un animal ! C'est vrai si l'on considère que l'animal n'est jamais ignoble. Ceci dit j'ai été voir ce film en hommage à Veronique. Une jeune femme qui a mis une carabine sur son ventre et qui a tiré. Elle n'en est pas morte. Du moins physiquement. Son histoire est aussi sordide que celle de Catherine l'héroïne du film. Mais je dois ajouter malheureusement que tout cela me replonge dans une ambiance que j'ai connue ailleurs, dans certains contextes. Ce, chez des personnes que j'ai fréquenté alors. Ce, tel que je la retrouve professionnellement lorsque le contexte famillial des jeunes qui me sont confiés me saute à la figure. Comme ce film. Les acteurs sont remarquables et sans jamais tomber dans les multiples pièges qu'un tel scénario suggère, "Darling" imprègne exactement l'ambiance qui correspond à ce genre de situations. Bravo. Quand au côté réaliste... C'est à vous de voir. Un passant.
Ce drame qui devrait être une simple fiction est bien réel. Enfant non désiré et battu; portrait de femme battue et violentée, un film bouleversant où on rit jaune. Cette femme est un modèle de courage qui cherche son chemin mais ne trouve que des impasses de soufrances. Marina Foïs se révelle dans un rôle tragique et difficile, Guillaume Canet joue c'est homme lache et répugnant à merveille. A vos kleenex !
C'est peut-être ce que le cinéma français nous a proposé de meilleur cette année. Un film bouleversant sur un sujet que l'on croyait certainement à jamais banni... même dans nos campagnes. Femme battue, Darling l'est... mais elle est en quelque sorte consentante par amour et là le film prend une dimension toute autre. Bouleversant, émouvant oui... mais aussi terriblement réaliste et cruel.
encore un exemple qui vérifie la théorie selon laquelle ça n'est pas un scénario aussi réel qu'il soit qui fait un bon film. L'histoire a beau etre poignate trash et pourtant réeellle, le film est d'un ennui profond. Ca ressemble plus a un enchainement de scènes hardcore plus qu'à un film. On ne rentre doncjamais dedans. Et puis quand à 14 ans l'actrice en fait 30 ça aide pas non plus.
Un film bouleversant. J'ai été rarement aussi touché par un film. Peut-être parce que Darling raconte l'histoire tristement banale d'une femme qui lutte contre une vie qui tente de la détruire, comme un vérin. Catherine est une fille d'agriculteurs, élevée à coups de pied dans une ferme bordant une nationale encombrée de poids lourds. Désireuse de changer de vie, elle rencontre un chauffeur routier avec qui elle se marie et espère des jours meilleurs. Mais le sort s'acharne, et cette femme, qui ne perd jamais espoir, va pourtant vivre des épisodes traumatisants, dont la violence n'est jamais étalée à l'écran. Mais sa suggestion, et la narration plutôt détachée et toujours chargée d'espoir la rend à certains moments insoutenable. Marina Foïs est extraordinaire dans ce rôle, et n'oublions pas non plus la performance de Guillaume Canet, qui sait toujours aussi bien jouer les rôles au caractère infect.
Darling est une réalité, une histoire vrai qui ne vous lache plus... et on ne sait que penser... un condensé de violence, de misère autour d'une vie pas si désespéré que ça... car il faut bien vivre quand même. Tout ceci relativise nos problèmes, c'est exercice difficile de simple empathie. Un film à voir absolument. Quant à la mise en scène, une image stoique, une photo simple que de sobriété... et puis l'on retient que si on enlève la broderie il ne reste que la merde, la merde n'interesse personne... et ce film est une broderie de haute couture, cela sent le césar pour Marina Fois, et un certain espoir pour les Darling que l'on peut croiser dans le métro ...
Nous y sommes allés parce que c'était une avant première. Notre but étant de voir les acteurs, nous nous sommes mises au premier rang risquant le torticolis. Mais, je dois avouer que l'histoire et le jeu des acteurs ont eu raison de moi...à la fin de la séance, j'en avais presque oublié l'intervention (pourtant tant attendue). Mon esprit ne refaisait plus surface...Captivant! Le ton ironique fait passer la pillule de l'atrocité et de l'humiliation vécue par Darling. La voix off recréer la sensation intimiste d'une autobiographie et il est triste d'abandoner le personnage si attachant à la fin du film. A voir mais avec un moral d'acier!
Catherine, alias Darling, alias Tartine, est une femme naïve mais profondément humaine. Née dans une ferme où ses parents l'occupent dès son plus jeune âge aux activités de 'paysante', dixit elle-même, et où elle subit les colères d'un père détraqué et d'une mère odieuse, la Darling va grandir, se marier et continuer à s'enfoncer : femme battue par un mari pire que son père - dont elle s'éloigne progressivement -, occupée lamentablement à éduquer trois enfants que son macho d'homme ignore au profit d'une blonde canonique dont il n'hésite pas à faire l'amour quasiment devant ses yeux, divorce qui tourne mal, maladies qui la ronge (partie non-filmée de son histoire), le personnage n'est pourtant pas une femme-courage. Il n'y a aucune détermination physique qui pourrait la rattacher à une certaine forme de dignité où de combat : donc, absence de fausse admiration et de complaisance de la réalisatrice. Malgré tout, ce n'est point de l'abaissement qui l'envahit, juste une injustice exacerbée, que Marina Foïs, l'interprète, rend sans fioritures, et un désir. Désir de revoir ses enfants, de passer les tendres moments d'une mère entourée qui a perdu le temps de les aimer et de s'occuper d'eux (la séquence finale est d'une beauté à couper le souffle tant le bonheur du personnage est transmis à son paroxysme et avec vérité au spectateur). Ce personnage, rongé par la violence des autres et les conséquences catastrophiques qui s'en suivent, est interprété par une Marina Foïs que l'on ne connaissait pas comme cela, empreinte de désastre et de mélancolie. Une nomination à la prochaine cérémonie des Césars ne serait pas étonnante, tant l'actrice dégage une force poignante de cette femme aux enfers. Pourtant, même si les ingrédients sont là, on ne peut s'empêcher de ne pas apprécier le film tant son goût est amer ; il y a tellement de chagrin, d'injustice et de violence dans "Darling" (le film tout comme le personnage), qu'un malaise désagréable se produit, sans s'interrompre. Des
Un chef d'oeuvre...Quand je suis sortie de la salle de cinéma, je n'avais pas envie de parler. Ce film laisse de marbre, et tout est placé grace à une sorte de sous entendus. On ne voit que très rarement de la violence contre Darling, c'est en cela que le film est réussi, car c'est à nous de tout imaginer (ce qui est pire). Marina Foïs est extraordinaire et on sent son engagement à travers le film (et sa promo), les roles comiques lui vont à merveille, et aujourd'hui, je pense que les drames lui correspondent tout autant. Guillaume Canet est mythique dans son role de routier-alcoolique-connard même si finalement, son rôle est vraiment secondaire. Enfin, j'ai apprécié le ton comique des 25 premières minutes, pendant l'enfance de Darling, sa pseudo-naiveté est vraiment très drole. Je recommande !
ce film est incontestablement magnifique, mais aussi triste.la facon dont le role de Darling est joué par Marina Fois est touchant et sensible ,ce film rend très bien hommage a une femme qui se bat pour se reconstruire,le duo Canet-Fois est super!
Il y a des films dont on ne sait que penser après les avoir vus. "Darling" en fait partie pour ce qui me concerne. A la fois fascinant et insupportable, le malaise s'installe peu à peu. Les acteurs sont étonnants, le jeu et le ton sont à l'image de l'histoire, tour à tour apathiques, violents, inconscients et cruels. Ca n'allait pas fort avant d'entrer dans la salle, le moins que l'on puisse dire, c'est que ça n'allait pas mieux après : même si l'on peut se réjouir de n'avoir pas tant souffert et serré les dents que cette héroîne tragique qu'est Darling. Une chose est sûre, c'est que cela m'a donné une furieuse envie de lire le livre de Jean Teulé qui me semble respirer l'intelligence.
Darling est une réussite cinématographique. L'adaptation que Christine Carrière à fait du livre de Jean Teule est parfaite : contant l'histoire d'une femme existant vraiment - car cette Darling n'est pas fictive - , il est certain que l'enjeu principal du film était l'interprétation des rôles principaux : et dans cette tâche, une fan-ta-stique Marina Foïs (dont on découvre un talent incommensurable, et une force d'interprétation gigantesque et crédible), Guillaume Canet, toujours juste, à la hauteur de son talent, et une petite fille, Océane de son prénom, juste et touchante dans le rôle de Darling enfant. Un grand bravo à toute l'équipe de ce film, vraiment poignant et réussis... "Je s'rais pas paysante... je s'rais pas paysante" répète Darling petite dans le film : Madame, vous ne l'êtes décidément pas, car votre image ressort légitimement comme celle d'une Grande Femme, qui possède la vie, qui se bat, et qui ne lâche jamais rien.