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fabrice d.
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3,5
Publiée le 16 avril 2026
Ce film de Christine Carrière, Darling, n’est pas forcément attachant en raison de l’histoire qu’il raconte, mais il se distingue par son caractère singulier et profondément poignant. Inspiré d’un fait divers, il avait déjà donné naissance à un roman de J. Teulé, dont le film s'inspire, ce dernier faisant aussi une courte apparition dans le film. Le récit suit une jeune femme, Darling sur la cibi, jouée par M. Fois, qui, malgré tous ses efforts, n’arrive pas à trouver sa place. Elle fait de son mieux, mais rien ne fonctionne comme elle l’espère. Son enfance est difficile, et sa vie d'adulte aussi. Peu à peu, elle se retrouve dépassée, puis brisée, notamment par la violence de son mari, un routier joué par G. Canet. C’est un film presque noir, et parfois glaçant, qui dépeint la dure réalité des petites gens des campagnes, marqués par les difficultés du quotidien. Mais c’est aussi une œuvre forte sur l’emprise, celle qu’exercent certains hommes sur leurs compagnes.
Un film magnifique et bouleversant qui a consacré la talentueuse Marina Fois. Guillaume Canet est lui aussi très convaincant dans le rôle à contre emploi du mari bourreau. Excellente adaptation du roman de Jean Teule qui s'appuie lui-même sur une histoire malheureusement (on a de la peine à le croire) vécue.
L'histoire d'une fille mal aimée dans une famille rêche, puis mal mariée. Comme dans son précédent film, Qui plume la lune, Christine Carrere ne s'apesantit pas sur le malheur pour ces gens qui ne savent pas s 'aimer, et qui rêvent d'un ailleurs , eux qui sont installés à côté des nationales et qui voient passer les poids lourds toute la journée. On a l'impression d'en avoir rencontrer des personnages comme ceux-la. La seconde partie est moins immersive, sous doute un peu trop d'ellipse. Le malheur en filiature, un film est assez triste et réaliste mais distille une légère ironie, une candeur. Belle interprétation de Marina Fois.
un film sur la vie d'une femme mal née, mal aimée et qui par sa naïveté, ses rêves et sa résilience, va se battre, chuter, re relever jusqu'à se sacrifier pour tenter de sauver ses enfants. Quelques lumières dans ses sombre trajet, la bienveillance d'une boulangère, l'écoute d'une juge, la CB comme échappatoire et confessionnal
trop de malheurs pour une seule personne, le film en perd sa force, on n'y croit plus, même c'est une histoire vraie - reste des acteurs de 1er plan, bravo à eux !
rude, désespérant, vie de m.. traitée avec un réalisme grinçant, très bien joué par Marina et Guillaume Canet. ne laisse pas indifférent face à la dureté de l'histoire
Adapté du roman de Jean Teulé, "Darling" de Christine Carrière n'est que la mise en image de l'Anatolie d'une éternelle victime. Dès son plus jeune âge, Catherine est malheureuse. Fille non désirée née dans une famille d'agriculteurs, elle ne veut en aucun cas reprendre l'affaire familiale. Elle pensait être heureuse en rencontrant son Roméo, mais la réalité de la vie la rattrape. Battue, trompée, fauchée, ce n'est pas la vie qu'elle imaginait. Ce film me fait penser à l'œuvre d'Emile Zola qui traite de l'hérédité dans une même famille. Et si ce film confirmait, d'une certaine manière, la répétition d'une même schéma au sein d'une même famille ? Dans ce cas, nous pouvons parler de film social.
C'est l'histoire, malheureusement inspirée de faits réels, d'une jeune femme née sous une mauvaise étoile, l'histoire d'une enfant mal-aimée puis d'une femme maltraitée, battue, humiliée. Une première partie du film nous fait découvrir une gamine grassouillette et morose (jolie prestation de la jeune Océane Decaudain) qui grandit le long d'une route nationale dans la ferme de paysans et parents frustes en rêvant de départ, si possible au bras d'un routier. Ce routier, elle l'épousera plus tard (Guillaume Canet), un type ordinairement immonde qui lui fera des misères et des enfants. La vie de Catherine, appelée Darling depuis qu'elle communique à la cibi, est un drame parfois assez incroyable. Pour autant, la réalisatrice Christine Carrière ne tourne pas Les Misérables et ne fait de Catherine ni une Cosette ni une Fantine. Elliptique, le fim est comme un mauvais conte relatant peut-être davantage la malchance que la souffrance de Catherine. Les scènes potentiellemnent dures sont éludées et la réalisatrice n'en produit, après coup(s), que les stigmates, avec pudeur. Et puis, il y a la façon dont l'héroine adulte (Marina Foïs, étonnante) raconte et commente ponctuellement, en voix off, son histoire. Ses litotes, son fatalisme donnent au récit, sauf dans la dernière partie du film, plus grave, un ton de dérision candide, comme si Catherine, désenchantée et désillusionnée depuis longtemps, trouvait naturels et logiques les maux qui l'accablent. Mais -nous ne sommes pas dupes- la fantaisie qui peut émaner de certaines séquences n'est rien d'autre que la politesse du désespoir.
Darling, que cette vie-là est effroyable… L’âme de tréfonds n’en a que l’éternité d’un souffle pour en balayer les tempêtes disloquantes. Et pourtant, spectateurs, on n’en fini pas de compter le nombre d’années, exténués… Dites-moi combien d’amour permet encore de s’en relever, combien de nuages de fées ? Marina, Guillaume, Océane, Anne, Marc, Sissi, Hervé… Catherine… quels talents ! Combien de paroles précieuses parmi les silences des défunts, les effluves de la folie, l’impuissance, l’indifférence ou l’humanité des témoins (probablement à nouveau spectateurs), des enfants et de leurs survivants nous avez-vous offertes ! Votre film apparaît comme d’une rare acuité jusque dans la pudeur des brisures passées sous silence assourdissant… Et votre interprétation d’une incroyable vérité !... Totalement bouleversant… Quel clown nous joueras-tu Marina en cas de récompense ? Combien d’émotion allons-nous encore t’aimer pour Darling?
Marina Foïs est habitée et livre une performance magistrale dans ce drame juste et terriblement poignant, ce portrait sordide d'une femme que la vie n'épargne pas, qui parvient même à allier habilement noirceur et humour.
Une vie de maltraitance traitée sur un ton léger, un ton spécial avec une bonne dose d'humour noire, et la magnifique interprétation de Marina Foïs. Pas mal du tout.
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1,0
Publiée le 10 octobre 2020
Tout d'abord le film commence comme une comédie noire et utilise ce ton à plusieurs reprises plus tard. Les événements sont toutefois déchirants et n'appellent pas un détachement cynique. Cela confond efficacement les émotions du spectateur. C'est l'une des raisons pour lesquelles on peut difficilement percevoir Darling comme une vraie personne. Deuxièmement les événements et les motifs eux-mêmes ne sont pas clairs. La première scène énumère l'étendue des dommages physiques subis par le corps de Darling, les multiples commotions cérébrales, les traumatismes nouveaux et anciens. Pourtant nous n'apprendrons jamais quand et comment les anciennes blessures se sont produites. Nous la voyons comme une enfant frappée par son père une fois mais pas au point d'être endommagée. Jusqu'à la scène cruciale des coups nous ne la voyons jamais blessée, ni même visiter un médecin. Que Darling soit biographique est une vraie surprise dans le générique de clôture. Le personnage dit que les gens ne se soucient que des belles histoires sur de belles personnes. Vrai ou non Darling le film n'est pas la bonne réponse. C'est une histoire grave avec un ton inapproprié et une narration maladroite. Conclusion nous avons une grande performance de Marina Foïs sous une mauvaise direction de Christine Carrière...