596 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
122 critiques spectateurs
5
31 critiques
4
48 critiques
3
12 critiques
2
17 critiques
1
8 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
0,5
Publiée le 18 octobre 2007
Le mélodrame est souvent la preuve de l'incapacité à faire toute autre chose. Faire pleurer, pour faire du fric. Et faire tellement de fric qu'on ne peut pas pleurer. Un film trop sérieux, qui se la joue, mais qui ne m'a pas enjoué.
Quelle ode a l'amour! Accepter de laisser partir l'objet de son affection, respecter sa volonté... même si ca nous rend malheureux. On est loin du mélo: le vaillant époux dévoué en prend pour son grade et ses actions passées. Julie Christie est sublime en sexagénaire très bien conservée et Gordon Pinsent est touchant en universitaire retraité qui lit au coin du feu de la poésie islandaise à sa femme. Il faut être prêt à recevoir cette merveilleuse histoire plus qu'émouvante.
Une bonne interprétation, voire excellente, de Julie Christie... Une réalisation sur un sujet douloureux, très à la mode aussi, mais qui ne tombe pas dans le pathos, chose plutôt agréable d'autant que j'ai horreur, personnellement, des films qui sollicitent mes glandes lacrymales. Toutefois, malgré ce contexte qui pourrait me faire conclure sur du très positif, ce n'est pas le cas. Cette réalisation n'est pas bien entendu une nullité mais aucune scène ne m'a émue ou bouleversée. A la fin du film, le constat était là.. Un film bien interprété, quelques très belles images, mais surtout des longueurs. Une certaine "froideur" même quant à l'ambiance générale qui fait qu'on n'adhère pas au drame sentimental lui même. J'ai trouvé le film "long" alors qu'il ne dure pas trois heures.... C'est en général le signe irréfutable qui traduit un ennui certain. Dommage.
Un très beau film très émouvant. Les acteurs sont excellents et nous offrent la réalité bien triste qu'est celle de la maladie d'Alzheimer. A voir pour les curieux de cette "maladie de l'oubli".
Loin d'elle, un film de Sarah Polley avec la superbe et fameuse Julie Christie et le bon acteur Gordon Pinsent. Un scénario trés intéréssant qui nous raconte l'histoire d'une femme qui se rend compte qu'elle perd de plus en plus la mémoire. Ainsi, elle prend la décision d'elle d'aller dans un centre spécialisé pour les malades d'Alzheimer. La spéaration avec son mari qu'elle n'a pas quitté depuis 44 ans est dure. Pire, son mari va se rendre compte que sa femme tombe amoureuse d'un autre patient. Les questions tourbillonnent dans la tête de Grant qui malgré l'aide de la directrice et d'une aide soignante se sent abandonné. Un film plongé au coeur de cette terrible maladie qui touche une multitude de personnes et qui nous laisse réfléchir. De plus, la structure même du film est intéréssante puisqu'elle est comme la mémoire des patients : elle se répéte, retourne en arriére, comme l'incarnation même de la mémoire qui se perd dans les méandres du cerveau. Excellent film qui donne envie de ne pas vieillir pour éviter de finir comme cela mais aussi de vivre pour combattre. De plus, les dialogues sont banals mais reflétent bien la vie de tout les jours, celle que nous vivons vraiment.
Le film "Loin d'elle", d'une jeune réalisatrice canadienne, nous révèle un talent prometteur tant ce premier essai, sur un sujet pourtant difficile, est un coup de maître. Sarah Polley y démontre une maîtrise époustouflante pour une si jeune femme ( 28 ans ). Car, bigre ! que le thème choisi est délicat ! Traiter de la maladie d'Alzheimer sans sombrer dans le mélo et sans frôler l'impudeur est suffisamment remarquable pour être souligné. Ce film est certes mélancolique, mais jamais désespéré, tant l'amour et le respect prennent sans cesse le pas sur les conséquences inéluctables de la maladie. L'héroïne s'éloigne à jamais dans les brumes de l'absence et un environnement d'une beauté poignante que la blancheur immaculée de la neige garde intact dans son profond et admirable silence. La jeune cinéaste ne s'est pas cachée d'être fascinée par l'exploration de la mémoire, par les règles de ce Je aux multiples facettes, par les longues relations entre deux personnes lorsqu'elles s'effilochent, et comment les choses dont on se souvient peuvent être aussi douloureuses que celles que l'on oublie. Et je désirais tellement, a-t-elle dit lors d'une interview, que Julie Christie tienne ce rôle, que j'ai commencé à écrire en pensant à elle. Dans le rôle de Fiona, l'actrice nous bouleverse une fois encore par l'intensité qu'elle insuffle à son personnage. Elle joue de sa fragilité, de sa ferveur et elle est tout simplement admirable. Elle ajoute au film une dimension quasi spirituelle, comme une lumière qui irradie ainsi que la neige d'alentour. Le non-dit de ce film est plus important que le dit, car l'essentiel est suspendu dans les regards qui s'échangent, les chagrins qui se voilent, les tendresses qui s'avouent. Si la nostalgie est bien présente, Sarah Polley ne s'en contente pas et ose aborder d'autres thèmes que celui de la maladie dévastatrice. Elle évoque avec tact la sexualité des seniors, la mort "sociale", sans perdre son fil conducteur.Une réussite.
Magnifique premier film de Sarah Polley qui traite justement de la maladie d'Alzheimer. Julie Christie est une magnifique actrice. Il y a peut être quelques longueurs mais dans son ensemble, ce film m'a beaucoup touché.
Un film sur un thème essentiel, qui aurait pu être un film important...mais le traitement trop clinique m'a empêché d'entrer vraiment dans l'émotion. Je suis donc déçu, malgré un très bon a priori.
Sur un sujet qui pouvait laisser présager le pire, une oeuvre fine et subtile, au montage intelligent. Une thématique sur le souvenir bien traitée. Julie Christie est étonnante.
Quand on connaît dans son entourage quelqu'un qui a la maladie d'Alzheimer, ce film fait forcément échos à ce que traversent les gens qui cotoient et accompagnent ceux qui en sont atteints. Le ton est juste, avec le refus, souvent, au début, l'envie de se tromper, puis la révolte, la peur non seulement de laisser l'autre dans cette vie qui lui échappe, mais d'être laissé(e) soi-même sur le bord d'une route qui n'a plus rien de familier et qui effraie. Pas de pathos pour cette histoire, mais la lucidité d'une femme qui sait qu'elle n'a pas le choix et qui accepte d'entrer en institution parce que c'est ce qu'il faut faire. C'est elle qui le décide, pendant qu'il en est temps, et pas quelqu'un d'autre à sa place. C'est elle aussi qui rompt le cordon parce que son mari ne parvient à le faire... Pas de ton miséricordieux pour cet homme qui aime encore, qui aime plus fort peut-être, qui se trouve bouleversé dans ce qu'il est même et qui essaie de comprendre, à l'écart, en respect. Et la vie continue, qui permet des rencontres, de part et d'autre du chemin, et qu'il est bon de se permettre, de ne pas refuser, repousser, parce que tout un chacun en a besoin. Pourquoi devrait-on, en fin de compte, sombrer avec et sans l'autre, inéluctablement? De beaux portraits, un film qui interroge sur ce dont on est capable, sur ce qu'on accepte, sur l'impensable de la perte de ce qui fait l'humain.
Je ne comprend pas pourquoi un film comme ça n'est pas plus diffusé... Quel dommage. Cette histoire est tout simplement bouleversante (Julie Christie lumineuse), et malheureusement, ça risque d'arriver à n'importe qui... Quelques scènes d'émotions magiques. Bravo au réalisateur et aux comédiens.