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Je propose une traduction pour ce film indéniablement mauvais: "Vulgaire caricature de paysans mexicains". Ce titre se refléterait bien sûr à travers le personnage principal, un sommet de débilité qui ne tente même pas d'enlever un scorpion sur le point d'attaquer son fils, qui ouvre grand les yeux quand on lui parle de faux diamant ou encore qui rit bêtement après avoir découvert ce qu'était une loupe. En plus de cela, l'ensemble est mal joué, la mise en scène proche du néant, et le manichéisme appuyé se révèle extrêmement gênant. Seules deux ou trois scènes sont plutôt bien pensées au milieu d'un scénario effrayant de facilité.
Disons-le d'emblée: "La perle" est un mauvais film. La faiblesse qui s'en dégage est assez impressionnante. Il est même difficile de savoir ce qui désole le plus: la transparence des personnages ( le "héros" est un pauvre ignorant qui passe son temps à répéter qu'il est riche-au cas où nous n'aurions pas compris!), l'insupportable surjeu des acteurs, la mise en scène quasi-inexistante où encore l'incroyable simplisme du scénario? Quoi qu'il en soit, et malgré une poignée de séquences réussies (comme la découverte de la perle), on peut affirmer que ce (trop) long-métrage s'avère franchement dispensable.
Présenté au festival de Venise (1947 ) ou il obtiendra le prix de la meilleure photo ( signée d'un des maîtres mexicains Gabriel Figueroa ), " la perla " constitue une des réussites majeures d'Emilio Fernandez metteur en scène de premier ordre du cinéma mexicain.
Il faut aussi relever ( excusez du peu ) à l'écriture du scénario, le futur prix Nobel de littérature ( 1962 ) que fut John Steinbeck. Il écrira conjointement à l'écriture du scénario celle du roman.
Il s'agit d'une sorte de parabole ( à la conclusion pessimiste ou réaliste - le spectateur jugera par lui-même ) qui interroge la possibilité de s'élever dans l'échelle sociale dans une société où les règles démocratiques sont inexistantes.
Le parcours aux accents parfois christiques de ce couple de pêcheurs indigènes dans une société mexicaine discriminantes, permet de retrouver une des stars masculines du cinéma de son pays que fut Pedro Almendariz.
Produit par la Rko, " La perla " ( la perle ) donne a voir un aspect du talent de ce cinéaste formidable que fut Emilio Fernandez. Malheureusement trop peu accessible sous nos latitudes.
Voilà un auteur dont les éditeurs de rééditions devraient se pencher avec grande attention, pour le plus grand profit des amateurs de cinéma patrimonial, sa filmographie est admirable.
Vu en DVD
Il faut aussi relever ( excusez du peu ) à l'écriture du scénario, le futur prix Nobel de littérature ( 1962 ) que fut John Steinbeck. Il écrira conjointement à l'écriture du scénario celle du roman.
Il s'agit d'une sorte de parabole ( à la conclusion pessimiste ou réaliste - le spectateur jugera par lui-même ) qui interroge la possibilité de s'élever dans l'échelle sociale dans une société où les règles démocratiques sont inexistantes.
Le parcours aux accents parfois christiques de ce couple de pêcheurs indigènes dans une société mexicaine discriminantes, permet de retrouver une des stars masculines du cinéma de son pays que fut Pedro Almendariz.
Produit par la Rko, " La perla " ( la perle ) donne a voir un aspect du talent de ce cinéaste formidable que fut Emilio Fernandez. Malheureusement trop peu accessible sous nos latitudes.
Voilà un auteur dont les éditeurs de rééditions devraient se pencher avec grande attention, pour le plus grand profit des amateurs de cinéma patrimonial, sa filmographie est admirable.
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