Funny Games
Note moyenne
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356 critiques spectateurs

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114 critiques
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meeek
meeek

10 abonnés 87 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 janvier 2008
Haneke pose là son système critique de la représentation de la violence dans un huis-clos habile et pour tout dire glaçant mais ne donne pas la pleine mesure de la réflexion sur la pulsion voyeuriste du spectateur. Revoir "Benny's video" et "Fenêtre sur cour".
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Ultraviolent, choquant, réaliste. ce film fait l'effet d'une bombe. réflexion sur la violence. comme l'explique le réalisateur dans le bonus du dvd, il s'interroge sur ce qui nous pousse à aller voir ce genre de film. sur la jaquette du dvd on peut lire "ce sera froid, précis, implacable, et ça finira mal... vous voulez essayer ?". et malgré cet avertissement, on essaye. d'où nous vient cette envie de malsain ? lorsque l'un des tueurs se tourne vers la caméra ou se jette sur la télécommande, on se demande pourquoi. mais c'est exactement là ou veut en venir mika haneke. il nous fait nous interroger sur nous même, et c'est cela qui nous choque. car il n'y a pas une goutte de sang (à une exception près...). si ce film vous a plu, regardez "Benny's video", même réalisateur, même acteur principal.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 7 janvier 2008
Avant toute chose je souhaitais vous faire remarquer un faute dans votre résumé : "Une famille composée d'un couple et de leurs deux enfants passe ses vacances au bord d'un lac. Deux jeunes hommes [...]", j'insiste sur le fait que vous aillez mis "deux enfants", je viens de le voir, il n'y en a qu'un. Bref, une idée pas très originale un air de déjà vu mais un film efficace, troublant, dérangeant et irritant. Trop irritant, justement.
The Prestige
The Prestige

11 abonnés 23 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juillet 2017
Quelle surprise ! J'ai mis ce film un jour à la télé complètement au hasard. Comment aurais-je pu m'attendre à un tel film. Les deux acteurs principaux (méchants) sont les meilleurs acteurs que j'ai pu voir jouer. Ils sont extraordinairement doués.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 11 septembre 2008
Quelle pitié ! Le film commence bien, on croit voir un film intelligent, mais la fin fout tout par terre. Parce que ça fait "in" de ne pas faire de happy end, parce que c'est "cool" de montrer des sadiques, on se retrouve avec un film ennuyeux, où la morale serait qu'il faut tous avoir un fusil chez soi ! Un film qui risque, de plus, d'inspirer les cinglés de tout bord que comptent notre société. Je dis bravo, Michael Haneke, pour ce gâchis ! Néanmoins les acteurs jouent plutôt bien, surtout les deux psychopathes, qui font froid dans le dos. Au moins, le film fait peur, c'est déjà ça.
Parkko
Parkko

194 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 mai 2010
J'ai beaucoup de mal à noter ce film. On sent d'ailleurs que Haneke a voulu provoquer les spectateurs. J'en suis ressorti avec un goût amer, avec l'impression que Haneke s'était livré à un cinéma assez irresponsable.
Certains procédés sont gavants et assez pompeux. Mais très vite les propos de Haneke finissent par lasser, ainsi que sa réalisation qui finit par faire tomber l'intérêt du spectateur (il pose sa caméra et ne la reprend que deux minutes plus tard, une fois que vraiment y a plus rien à filmer d'intéressant).
AMCHI

6 966 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 septembre 2015
Un suspense psychologique hautement intense et angoissant dans sa 1ère heure mais des effets spoiler: je pense entre autres au coup de la commande et hop on recule
par la suite qui gâchent le film ; la tension nerveuse baisse d'un cran. Néanmoins Funny Games reste un suspense très nerveux mais parfois maladroit. Les jeunes qui veulent s'amuser (si je puis dire) sont très inquiétants.
matt240490
matt240490

101 abonnés 1 071 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 janvier 2013
Après le remake, l'original. Egalement réalisé par Michael Haneke mais avec des acteurs totalement inconnus, Funny Games reste un film complexe à noter. Certes, cinématographiquement, il vaut de l'or. Mais subjectivement, c'est d'une nullité absolue. Entre la scène de la télécommande qui accède sans doute au palmarès des plus nulles qu'il m'ait été donné de voir, la preuve désormais formelle que le remake américain n'a ABSOLUMENT AUCUN mérite puisque dialogues, personnages et scènes sont les mêmes, ou la tentation extrême de soi-même retrouver les acteurs tortionnaires et de leur couper la tête, montre ma totale incapacité à adhérer à un spectacle aussi mauvais.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2012
Bien loin de ses délires intéllo-prétentieux-bavard, Haneke signe là un vrai bon film avec ce cousin Autrichien d'Orange Mécanique. Cette version originale est identique à celle US reprise plan par plan par l'auteur lui-même pour un public américain non désireux de lire des sous-titres Autrichien.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 juin 2014
Cruel et intense, plans séquences meurtriers (si je puis dire), un vrai choc, amoral et pinçant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 mai 2008
En 1998, Michael Haneke invente l'horreur psychologique moderne en introduisant deux jeunes aux motivations ludiques macabres, teintée d'une inconscience assumée. Susanne Lothar et Ulrich Mühe sont bluffants.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 5 juillet 2007
Après nombre de critiques encensant ce film, il me semblait nécessaire de le découvrir a mon tour.

On m'annonce du violent, du pervers, du dérangeant, de l'insoutenable.
Il n'en est rien ! Ce film reprend les recettes de Hard Candy et Orange mécanique (Hard Candy pour le huit clos dans une maison et Orange Mécanique pour la violence gratuite)
Rien de spécialement dérangeant, beaucoup de déjà vu, vous n'allez pas me dire que c'est la 1ere fois qu'un acteur s'adresse à la caméra pour interpeller directement le public.

Les plans très longs sont effectivement fort mal plaçés dans ce genre, rien à voir avec l'esprit aérien de Gus Van Sant.

Au final on s'ennui, la fin est décevante, le réalisateur n'arrive pas a créer d'ambiance particulière et les petites actions "perverses" des acteurs sont plus irritantes qu'autre chose.

Je préconise plutôt le merveilleux orange mécanique, qui, inutile de la ,a su faire de la violence et de la perversité un chef d'oeuvre.
Ce qui n'est absoluement pas le cas ici.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 26 juillet 2012
J'ai rarement vu un film comme celui-ci ou rien ne se passe pendant pratiquement toute sa durée...Et bien c'est fait ! "Funny Games" ou le film où il ne se passe rien mis à part dans les 10 derniéres minutes : dés le début du film , on sent que ce film va etre long...Une petite famille qui part en vacances en louant une jolie maison fort sympathique mais bien sur tout va partir en vrille avec l'arrivée de malotrus un peu tarée sur les bords...Voili Voilou , il ne se passe rien de bien interressant avant l'arrivée de ces malotrus , et il ne passera pas grand chose meme avec eux...C'est long , ca discute pendant des plombs.... spoiler: jusqu'a que le gamin arrive à s'echapper !
Waoouh enfin un peu d'action !
Et la LA scéne du film : spoiler: le gamin qui se prend une balle (on ne voit rien mis à part son cadavre de loin avec pas mal de sang qui en passant salit le beau tapis de la maison , si c'est pas dommage...).

Je vais surement passé pour un sadique , mais heureusement qu'il y a cette scéne car c'est le seul moment qui vaut le coup d'oeil....
Bref , si vous voulez passez une bonne soirée : Ne regardez pas ce film !
Peichan2
Peichan2

89 abonnés 1 432 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 avril 2008
Bonne idée que ce film, que j'ai malheureusement vu après le remake, qui sont mots pour mots étrangements pareils, plans de caméra etc... Dommage. Je préfère le remake.
Emile Orion
Emile Orion

7 abonnés 14 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 avril 2025
Voilà maintenant plus de 2 jours que j'ai visionné Funny Games et à vrai dire qu'avec l'euphorie retombée, mon admiration envers ce film n'en reste pas moins intacte. Je connais assez peu M. Haneke mise à part son "Amour" de 2012 qui fut pour moi déjà une grosse claque pour sa force dramatique.

Et Funny Games, film qui a tant fait parlé à son époque ne déroge pas à cette règle.

L'histoire s'inscrit dans un semblant de réel calculé au millimètre, dont l'horreur va peu à peu s'inviter, ce qui rend ce décalage très marquant.

Au delà de la violence crue et insidieuse qui est montrée à l'écran et la réflexion sur notre rapport à la violence dans le cinéma, il me semble que le discours est plus fondamentalement politique que ça.

On suit une famille aisée (le détail est important) qui part en vacances dans une demeure au bord d'un lac pour un séjour au rythme de pêche et partie de golf.

L'introduction insidieuse et progressive des 2 antagonistes est là non plus pas hasardeuse.

Et la tension commence réellement à monter dans la scène de la cuisine où le premier visiteur demande à emporter des œufs. On sent directement qu'il y a quelque chose qui cloche chez ce jeune garçon.

L'oppression suivie par l'arrivée du second antagoniste va propulser le film dans une scène de violence avec le père qui ne fera qu'aggraver la situation.

Et c'est là qu'on commence à comprendre le mécanisme d'opération de ces 2 antagonistes paraissant courtois, élégants, et d'un tempérament calme.

Point de détail très important: la violence surgit tout le temps de la famille elle-même, en réponse à l'oppression psychologique que ces deux infligent. Ce qui leur permet d'exercer leur violence toujours en réponse à celle-ci en la justifiant en conséquence comme légitime.

Quand la mère demande au premier de quitter la maison, elle transgresse la fiction de leur “gentillesse” ce qui amène à une sanction.

Quand le père ne joue pas le jeu verbal, ou tente de réagir, il est frappé physiquement.

Quand le fils s’échappe, il est rattrapé et exécuté, hors-champ, sans émotion.

Cette violence est réactive et toujours au nom de la non conformité à leur volonté.

Une volonté d'ailleurs qui n'a pas de nature autre que de ne pas être entravée. Une violence qui repose donc sur un principe, bien plus que sur une hystérie ou une idéologie quelconque à la différence de nombreux films.

Et c'est là que le film devient politique.

Ce sont des personnages qui n’ont pas besoin de motivation psychologique. Ce sont des exécutants d’une logique, d'un principe. Le film n’est pas un drame psychologique, c’est la présentation d'un dispositif.

Et je pense qu'avant même de parler de fascisme, c'est surtout la question libérale qui est pointée du doigt, et comment le fascisme s'introduit en elle.

Parce que comme le dit le titre du film, tout est un jeu. Dans une société libérale, tout devient jeu ou spectacle. Même la mort peut être un divertissement tant qu'elle est bien "mise en scène" (le cinéma en premier responsable). Ils sont bien habillés, polis, ne hurlent jamais. Ils respectent en apparence toutes les règles de la civilité libérale et c’est ce qui rend leur violence plus insidieuse.

Ils incarnent la perversion du discours libéral : "On vous a rien imposé, vous pouviez dire non."

Autre point important, c'est l'absence d'aide à proximité de chez eux (pour les raisons qu'on connaitra après) mais c'est justement cet isolement ressenti et l'indifférence de ce qui s'est passé autour qui les rend vulnérables. C'est l'atomisation sociale totale.

En plus de cela, c'est aussi le spectateur qui devient complice par passivité. Et Haneke nous le dit à travers ces multiples regards caméra qui brise le 4e mur. Haneke le dis implicitement: nous sommes là, nous regardons, nous faisons rien, parce que nous sommes justement libre.

Une société qui pousse l’individu à être libre de tout, détaché de tout, privé de communauté, de morale collective, de responsabilité partagée n’engendre pas l’harmonie, mais le chaos froid, méthodique.

Et dans ce chaos, les plus cyniques et les plus cruels s’imposent, parce qu’ils jouent mieux les règles du jeu, ce qui provoque ce fameux terrain fertile pour le fascisme.

Et si vous pensez que je vais trop loin, un élément extrêmement symbolique représente cet aspect: la maison de vacances.

La maison de vacances comme métaphore de la propriété privée.

Et des éléments cinématographiques qui font symboles de propriété bourgeoise, il y en a dès le départ avec ce fameux portails blanc, l'opéra dans la voiture, le golf évidemment, etc.

Et là le dénouement important, c'est cette illusion de confort et de sécurité qui se retourne contre eux en les isolant.

Quand l'enfant veut fuir, un plan bien appuyer insiste sur l'échec de l'enfant à surmonter le portail.

Quand la femme veut fuir, elle essaie même de couper le grillage avec un sécateur.

Ce fantasme libéral crée de la vulnérabilité, pas de la protection.

Ce n’est pas une forteresse, c’est un piège décoré d’un vernis de réussite.

C’est le monde libéral bourgeois lui-même qui est assiégé de l’intérieur, par ses propres contradictions : la liberté qui devient isolement, la sécurité qui devient enfermement, la civilité qui devient impuissance...
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