Funny Games
Note moyenne
3,8
4186 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

356 critiques spectateurs

5
114 critiques
4
122 critiques
3
42 critiques
2
28 critiques
1
19 critiques
0
31 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
apotheme
apotheme

141 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juillet 2008
Un bon film de psychopothe simple dans sa réalisation mais efficace.
La sequestration est bien malsaine et violente.
mtenti
mtenti

2 abonnés 54 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 novembre 2012
Film marquant et navrant à la fois. Qu'ignore-t-on qu'il soit important de... décrire ? Car c'est bien l'absence d'analyse, de propos d'auteur, qui me gêne.

En un mot, malgré une grande maîtrise du langage cinématographique... Haneke n'est pas mon genre de beauté.
L'elfe
L'elfe

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 août 2012
On m'avait beaucoup parlé de ce film. Après beaucoup de recherche en vidéoclub, je l'ai enfin trouvé, version originale. Le jeu d'acteur est bon, les plans de caméra également, et le fait de ne pas montrer les pires scènes permet à la fois de les inclure sans choquer le spectateur, mais également d'imaginer avec toute l'horreur que le spectateur "aime".
Par contre, petit bémol sur le milieu du film où la caméra est fixe et rien ne se passe pendant plus de vingt minutes... Ce qui fait redescendre l'adrénaline qui est montée, mais qui peut faire décrocher du film...
Mais plutôt bon film, à conseiller pour les amateurs de "torture psychologique" servi un peu à la même sauce qu'Orange mécanique
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 avril 2007
je comprend pas ceux qui ont mis "0 étoiles", ils n'ont rien compris ?
le but de ce film, c'est de nous dire que le monde devient de plus en plus violent par rapport aux autres films !
a voir, et surtout, à reflechir et a approfondir beaucoup !
Cinéphiles 44

1 692 abonnés 4 677 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 juin 2024
"Funny Games" est un film traumatisant. Michael Haneke continue d'exploiter la violence de nos sociétés modernes en nous imposant cette fois la cruauté gratuite de deux hommes envers une famille. La force du film réside dans sa mise en situation crédible et la psychologie détaillée des protagonistes. L'histoire des œufs met mal à l'aise et ce n'est que le début d'une succession de situations qui dérangent et sidèrent. Le spectateur, tel un voyeur, est impuissant face à cette inoubliable violence oppressante.
ferdinand75

735 abonnés 4 529 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 mai 2024
Une œuvre très oppressante, sur ce point là c’est réussi, mais au-delà de cette violence gratuite on ne voit pas bien où Haneke veut en venir . Là où le message de Burgess / Kubrick, dans « Orange mécanique » était clair, la cause de la violence de la jeunesse analysée, de la déshumanisation de la société ,de la cruauté gratuite, d’un certain sadisme qui s’expliquait par le passé , l’histoire, la généalogie de ces jeunes garçons, ici rien de tel . Ce qui faisait la force de Kubrick c’est que tout cela nous apparaissait « normal» , d’une logique scientifique et perverse mais imparable . Ici on ne sait rien de ces deux garçons, on ne comprend pas le pourquoi. Donc on est bien face à une violence gratuite. Est-ce un point de vue philosophique de Haneke , une violence que l’on arrive pas à justifier , un violence , intrinsèque, mais à quoi ?, à la condition humaine ? Il y a de plus, des longueurs terribles, de plans fixes interminables où il se passe rien ( un plan fixe avec deux corps sur un canapé pendant 15 mn) . La seule originalité du concept est que cette violence, ces tortures sont hors champs, on ne les voit pas directement, parfois on a le son. Haneke veut nous monter que l’on peut faire peur , sans être « gore » , mais on le savait déjà. Donc vraiment un film étrange, trop conceptuel, presque in-intéressant , violent pour rien , presque soporifique malgré son côté anxiogène.
kibruk
kibruk

197 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 octobre 2024
J'ai vu "Funny games U.S." il y a déjà quelques années, je ne peux donc pas faire une comparaison entre les deux versions et encore moins dire si l'une est supérieure à l'autre tant j'avais l'impression de revoir le même film. Je vais donc me contenter de faire un copier/coller de ma critique de l'époque de "Funny games U.S." que je trouve adaptée à mes impressions après la vision de "Funny games".
Film particulièrement glaçant et dérangeant, "Funny games" nous fait vivre le calvaire d'une famille banale. Mais si du point de vue de l'histoire la chose ne va pas plus loin que la plupart des séries B du genre slasher et autres survivals, le propos rejoint plus celui d'un "Orange mécanique" et sa réflexion sur l'ultra-violence. Contrairement au film de Kubrick, celle-ci est presque toujours hors champ, tout passe par le son, et c'est aux spectateurs d'imaginer l'horreur. Le procédé n'est pas nouveau, loin de là, mais il est utilisé ici avec une grande habilité pour aller à l'encontre de cette représentation de la violence maintenant totalement banalisée à l'écran. Car Haneke a fait de "Funny games" un film qui va à l'encontre des modes et des recettes exploitées par le cinéma : les assassins sont jeunes et beaux, spoiler: l'enfant est tué, le couteau resté dans le bateau en début de film ne sera pas l'arme qui permettra de tuer les méchants, les bons meurent
. Même le rythme du film va à l'encontre des normes : il devient de plus en plus lent au lieu de s'accélérer. Et Haneke joue tout du long des attentes du spectateur, la scène la plus emblématique étant celle où spoiler: la femme prend le fusil, tue l'un des deux assassins, c'est ce qu'attend le spectateur. Mais la séquence est rembobinée... et l'issue sera toute autre
. Et Haneke dit cette dure vérité : la réalité est souvent bien moins morale que la fiction.
Napoléon
Napoléon

187 abonnés 1 631 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 août 2026
Un film violent et vicieux très réaliste. Le côté sobre et les personnages qui paraissent classiques ne font qu'augmenter la violence globale. Sans oublier des idées originales qui sortent du lot.
Sébastien D
Sébastien D

126 abonnés 548 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 juillet 2023
Mise en scène impeccable, casting 5 étoiles, c'est assez macabre et haletant. Après, 25 ans plus tard, ca n'est pas aussi "dérangeant et choquant" qu'on peut - ou "a pu" - le dire. Ca n'en reste pas moins une oeuvre interessante à découvrir.
Kouto
Kouto

32 abonnés 4 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2025
Avec son style sec et austère, le réalisateur Michael Haneke signe un thriller à la mécanique effroyable et redoutablement efficace grâce à un sens du cadrage audacieux évitant le voyeurisme malsain tout en plongeant le spectateur dans l’effroi que vit cette famille prise en otage.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 août 2011
Nous aimons tous souffrir ET faire souffrir.
Artriste
Artriste

191 abonnés 2 411 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2020
Thriller particulièrement marquant, Funny Games m'a retourné tant le film est dur. L'histoire est d'une simplicité sans nom mais va donner lieu à un long-métrage marquant psychologiquement et inoubliable. Dès les premiers instants on sent la tension qui monte petit à petit pour nous embarquer dans un quasi huis clos duquel on aimerait pouvoir s'échapper comme les personnages qui sont pris au piège. Les deux jeunes qui prennent en otage cette famille sont particulièrement flippant car ils se comportent d'une façon très étrange. Plutôt polis, il n'en restent pas moins de sacrés tarés qui jubilent devant la souffrance de leurs proie et restent dans le contrôle et dans le plaisir de faire du mal. Arno Frisch est carrément inquiétant tant il maîtrise ce qu'il fait et tant son visage est froid, sans sentiments et qu'il se délecte de ses méfaits. Son acolyte est tout aussi glaçant même si on voit bien que c'est Paul qui tient les reines. Ce qui les rends aussi insaisissable c'est leur phrasé et leur diction ou ils s'excusent de faire du mal et emploient un langage plutôt soutenu. De plus on ne connait pas vraiment leurs motivations. Pour ce qui est des victimes, j'ai trouvé que le père de famille était une vraie lavette tandis que son fils est très courageux tout comme sa femme qui prend les devants pour essayer de les sortir de cette situation. Mention spécial d'ailleurs à Susanne Lothar pour sa prestation loin d'être évidente. L'ambiance est extrêmement dérangeante, j'ai été mal à l'aise comme rarement devant un film. C'est très violent même si paradoxalement les images les plus violentes ne sont pourtant pas montré à l'écran mais on comprend très bien ce qui se passe donc ça reste dur et douloureux. C'est une violence psychologique insoutenable pendant une heure quarante. Et comme si ça ne suffisait pas, Haneke laisse tourner sa caméra pendant de longues minutes spoiler: après que le fils se soit fait tuer
pour bien nous écœurer et nous choquer. Autre scène marquante, spoiler: quand Paul prend un malin plaisir avec son chaud, froid
. Tout est un jeu pour lui de toute façon. Le seul passage qui m'a déplut spoiler: c'est quand les amis du couple passent en bateau car à ce moment la, il y avait une vraie opportunité de s'en sortir et il ni a pas grand chose qui justifie le fait qu'Anna ne fasse rien
. D'ailleurs la réalisation de l'autrichien qui suggère souvent les choses est simpliste mais particulièrement efficace. Et pour enfoncer le clou il nous prend à témoin en nous incluant dans ce jeu macabre en nous adressant directement la parole à plusieurs reprises au travers de Paul et le dénouement semble inéluctable car même quand la victime peut s'en sortir, le bourreau spoiler: rembobine
pour changer sa destinée. D'ailleurs la fin spoiler: ou il jette la femme du bateau
est d'une violence inouïe tant il ne se dégage aucune émotion du tueur, aucune humanité et la dernière scène nous fait comprendre que tout cela va recommencer. A noté aussi une b.o. aussi étrange que le film. Funny Games est malsain et prend plaisir à faire souffrir le spectateur qui ne pourra pas ressortir indemne de son visionnage tant c'est cruel et sans pitié. Je recommande ce film car c'est rare d'être aussi bousculé et bouleversé que ça mais vous êtes prévenus, ce film vous marquera à vie.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

145 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 novembre 2024
Œuvre majeure de la filmographie de Michael Haneke, Funny games fit grande polémique à sa sortie en 1997. Récit terrifiant de la torture spoiler: et de la mise à mort
d’une famille germanophone modèle par deux jeunes hommes très propres sur eux – leur tenue de golf immaculée et leurs gants blancs sont restés célèbres – mais complètement dégénérés, le film est une épreuve de chaque minute pour le spectateur. Qui ne peut que s’identifier à cette famille aisée et sans histoire, tout en étant agacé par son univers bourgeois – Haneke s’amuse d’ailleurs à montrer comment les éléments constitutifs de leur gated community (le portail infranchissable, le grillage solide, la lumière automatique) vont se retourner contre eux, spoiler: compromettant toute tentative de fuite.
Réflexion clinique sur la représentation de la violence à l’écran et du plaisir éprouvé par un spectateur habitué à la violence stylisée du cinéma américain, Funny games a été pensé par Michael Haneke comme un exercice de figuration de la barbarie pure, rendant le spectateur complice de l’abjection qui se déroule sous ses yeux, l’un des tortionnaires s’adressant même directement au spectateur à plusieurs reprises, brisant ainsi le fameux quatrième mur. En créant une allégorie du mal absolu, à travers des tortionnaires qui nient toute forme d’humanité à leurs victimes, Funny games prend par ailleurs la forme d’une métaphore sur les camps de concentration nazis, lieu ultime de disparition de la civilisation. À la fois très éprouvant et particulièrement brillant.
Paul B
Paul B

94 abonnés 1 620 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2025
Un film à l'ambiance ultra malsaine qui recourt ponctuellement à l'humour décalé. Le tout s'avère réussi et ne manque pas de panache.

L'histoire se tient, la VF est bonne, et la chute est digne de Black mirror.
Cadreum
Cadreum

75 abonnés 826 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 juin 2025
Qui est le film ?
Avec Funny Games, Michael Haneke signe un tournant. Déjà hanté, dans ses films précédents (Le Septième Continent, Benny’s Video), par la place de l’image violente dans nos sociétés anesthésiées, il condense ici son discours dans un film à la fois glaçant et conceptuel, tourné comme une provocation.

Sorti en 1997, le film s’inscrit dans une réflexion plus large sur la banalité du mal et la déresponsabilisation du spectateur face à la souffrance filmée. En surface, il s’agit d’un home invasion : une famille en vacances dans une maison isolée, deux jeunes hommes bien élevés qui s’invitent, des jeux cruels qui tournent au carnage. En réalité, le film tout entier est un piège.

Que cherche-t-il à dire ?
Haneke n’a jamais caché son intention : Funny Games est un film contre le spectateur. Pas contre n’importe quel spectateur, mais celui, trop souvent implicite qui accepte la violence comme un divertissement, qui se laisse bercer par les conventions du genre tout en prétendant garder une distance morale. Ce que cherche le film, c’est à tendre un miroir à cette posture faussement passive. Il ne veut pas dénoncer la violence, mais notre capacité à l’accepter. La tension principale ne se joue donc pas entre les victimes et leurs bourreaux, mais entre le film et son public. Entre ce que nous pensons attendre, et ce que le film refuse de donner. Haneke pousse le spectateur à une position d’inconfort actif, où chaque geste filmique devient une question adressée : "Pourquoi regardes-tu ? Qu’attends-tu de moi ?"

Par quels moyens ?
Peu après la moitié du film et une ellipse, on découvre le salon en plan large, figé, silencieux. Le petit garçon est mort. Ce n’est pas montré, mais c’est là. Insupportablement là. Ce refus de montrer l’acte en lui-même, combiné à la durée du plan, impose une temporalité du deuil brut, sans esthétique, sans fard. Ce qui est insoutenable ici, ce n’est pas la violence en tant que telle, mais son absence d’image. Haneke nous refuse le soulagement d’un hors-champ explicatif.

Paul, l’un des agresseurs, s’adresse plusieurs fois directement à nous. Il brise le quatrième mur, non pour nous séduire, mais pour nous désigner. Ce regard ne cherche ni complicité ni effet de style : il est une accusation nue. Il dit en substance : "Vous regardez encore ?" Ce dispositif transforme chaque scène en épreuve morale. Ce n’est plus un film de fiction, c’est un huis clos éthique entre l’écran et le spectateur.

Plus tard encore, la mère réussit enfin à tuer l’un des deux agresseurs. Une victoire ? Non : Paul attrape une télécommande et rembobine le film. Littéralement. Le geste est absurde, métacinématographique, brutal. Haneke interrompt la narration pour rappeler que ceci n’est pas un monde autonome, que le film est écrit, contrôlé, et que la survie n’était jamais une option. C’est un coup de force : un rappel glacial que toute fiction violente repose sur une volonté de mise en scène, donc de pouvoir.

Une scène condense brillamment un concept. La scène où la mère est forcée de déshabiller son mari, la caméra regarde ailleurs. Elle reste tournée vers un mur, un meuble. L’horreur a lieu hors-champ, mais elle envahit l’espace sonore. Ce n’est pas une pudeur : c’est une stratégie. Haneke ne nous empêche pas de voir pour nous protéger, mais pour nous faire imaginer. Il sait que ce que l’on ne voit pas, on le projette. Et donc, on en devient responsable.

Où me situer ?
Je regarde Funny Games avec un inconfort qui ne s’estompe jamais. Pas parce que le film est cruel, mais parce qu’il est juste. Il ne joue pas avec nos nerfs, il joue avec notre regard. Il ne veut pas provoquer de larmes ou de peur, mais du trouble, du doute, de la honte. Ce que j’admire, c’est la cohérence implacable de la mise en scène : chaque plan est une thèse, chaque coupe un jugement, chaque silence une provocation. Ce que je trouve problématique, c’est peut-être la nature même de l’exercice : faut-il vraiment tant de froideur pour interroger le spectacle de la violence ? Mais cette question, Haneke l’a déjà prévue. Et il y répond par le film lui-même. Il nous refuse tout échappatoire critique. Il nous oblige à rester, et à penser depuis ce malaise.

Quelle lecture en tirer ?
Funny Games n’est pas une dénonciation de la violence. C’est une dénonciation de notre trop grande familiarité avec elle. Haneke fait du cinéma non plus un lieu de récit, mais un espace de conflit. Ce film nous regarde autant qu’on le regarde.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse