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Thibault L
152 abonnés
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4,0
Publiée le 17 avril 2008
Les pris obtenus sont à la hauteur du film avec un acteur très actif du début à la fin , l'histoire parait si banale, si simple, mais pourtant il y'a une pare de vie,l'évolution du garçon est plutôt étonnante.la violence et les propos qu'ils l'entourent marque le spectateur.coup de cœur pour la voix off française du jeune acteur.
Un film choc, fort en émotion, et dénonçant le racisme avec brio, avec pour point de repère la culture punk, les skinheads et l'Angleterre de Thatcher, qui figure parmi les années les plus sombres de l'histoire de l'Angleterre : jeunesse baignant dans la misère, la peur et la violence (le réalisateur retransmet assez bien l'atmosphère qu'il y a pu avoir à cette période). This is England c'est aussi une bande-son et un casting de qualité, composé d'acteurs de talent jouant avec un réalisme qui force le respect ! comme s'ils mettaient toutes leurs tripes et leur sincérité au service des émotions. Tous sans exceptions (mention spéciale au jeune Thomas Turgoose).
J’ai apprécié dans This is England sans qu’il soit en soit un, son côté documentaire même si le film utilise quelques images d’archives pour présenter l’Angleterre du début des années 80 alors gouverné par son premier ministre Margaret Thatcher et ainsi montrer dans quel contexte social, politique et économique a pu émerger le mouvement skinhead raciste. Ce film est intéressant car il donne un éclairage nouveau sur le mouvement Skinhead à travers le regard de Shaun, un adolescent de 12 ans qui a perdu son père, vit seul avec sa mère et est importuné à l’école. Mais shaun trouve une famille d’adoption auprès d’un premier groupe de gentils skinheads puis un père de substitution dans Combo, le skinhead raciste. La descente aux enfers de Shaun amorcée avec l’arrivée de Combo témoigne ainsi de l’évolution du mouvement skinhead né dans les années 60 qui au départ était multiculturel et anti – raciste mais qui malheureusement sur fond de crise économique et identitaire sera progressivement gangrené par les idées de l’extrême droite à partir de la fin des années 70. Enfin, le réalisateur Shane Meadows à la manière de son illustre compatriote Ken Loach tente donc dans ce film de démontrer des mécanismes de l’embrigadement et de la récupération politique. Et c’est plutôt réussi !
Dans la grande tradition du cinéma "documentaire" britannique, dans la lignée de Ken Loach, une sombre évocation de l'angleterre sous Thatcher, où le chômage a détruit les liens familiaux et sociaux, facilitant l'émergence de "tribus" et exacerbant la xénophobie ! Le jeune Thomas Turgoose est proprement stupéfiant ! A voir absolument !
Superbe film. Acteurs émouvants, et sujet traité sans simplisme et même avec beaucoup d'empathie. On comprend que les skins, même la frange d'extrême-droite, est toujours dans la tangente entre l'idéologie et l'envie de s'éclater avant tout. La fragilité des personnages, le contexte social et les questions identitaires sont évoquées avec beaucoup d'intelligence.
Un film coup de poing, qui nous fait mal, tout en nous faisant du bien. L'acteur principal est incroyable, il n'y a pas de mot pour décrire sa performance. Un film à voir.
On peut reprocher un propos simpliste mais pas son manque de percutant, le film est une claque tant sur la technique grâce à une réalisation digne de ce nom et aussi avec une troupe d'acteurs qui donnent vie à des personnages d'un grand drame.Le tout divisible en deux parties (intégration du groupe et descente aux enfers) le film est aussi la représentation d'une époque en toile de fond, les images sont saisissantes, le film est poignant même si parfois trop démonstratif, certaines scènes restent de grands moments saisissants.
Ce qui fait la réussite incontestable de cette vision coup de poing de l'Angleterre des années quatre-vingts, c'est certainement sa manière de ne pas se chercher une esthétique écrasante, mais de crever l'écran d'un réalisme filmé avec une barbarie éclatante, saisissante. Brut, This Is England impose son allure avec virtuose et courage, creusant son sujet avec passion et intérêt. Shaun, petit garçon de douze ans et fils d'un père disparu élevé seul par sa mère dans un quartier difficile, trouve aux côtés de skinheads rencontrés dans la rue le réconfort de se construire une vraie relation d'amitié. Dès lors se forge la première image de cette exclusion de l'Angleterre très modeste, perdue entre la précarité et le passivité. Shane Meadows aurait pu s'arrêter de ce point de vue, assez stéréotypé depuis quelques années, d'un pays violent et incompréhensible. Mais non, il décide de s'attarder sur tous ses personnages. Ce n'est donc plus la critique facile d'une jeunesse d'époque, mais une exploration dans son intimité. En outre, le réalisateur priviligie l'ironie au détriment de l'académisme. Ses portraits sont à l'échelle propre de son modèle, tantôt drôles, tantôt graves. Mélange d'émotion et de genre, This Is England est une oeuvre forte et passionnante, illustrée par l'intelligence de voir les choses autrement. Puis arrive le personnage de Combo qui transforme l'allégresse et l'innocence de la jeunesse à la monstruosité de son évolution devenue adulte. Le nationalisme, montré avec impertinence, violence et vulgarité, témoigne d'un combat contre le racisme, l'exclusion, le communautarisme. Il ne faut donc plus le voir comme étant simple portrait de l'Angleterre, mais comme image universelle d'un propos qui nous concerne tous. Avec une force démentielle et un sens de la provocation délirante, This Is England cache derrière son masque de jouisssance corporelle une réflexion pertinente sur l'exclusion sociale et le ravage communautariste. Grande réussite.
Une mise en scène parfaite et des comédiens largement à la hauteur pour servir une œuvre magnifique. Le jeune acteur principal est remarquable. Bref, un très beau film au sujet tout à fait intéressant, qui permet à son auteur de reconstituer une époque avec tous ses aspects.
On pourrait qualifier « Voilà l’Angleterre » de film autobiographique de la part du réalisateur. Shane Meadows (Once upon a time in the Midlands - 2002) nous fait découvrir l’envers du décor de l’Angleterre des années 80, à l’époque où Margaret Thatcher dictait et imposait ses règles. This Is England part à la rencontre d’un jeune garçon de 12 ans, au cœur d’une banlieue vide de vie, Shaun est un gamin comme tant d’autres, seulement il n’a pas d’amis et est aussi rejeté dans son école. Pourtant, son enfance va basculer du jour au lendemain lorsqu’il va faire la rencontre d’une bande de skinheads. Il sympathise alors avec eux et parvient à se faire intégrer au sein du groupe. C’est à partir de là que tout va réellement changer pour lui, quittant brusquement le monde de l’enfance pour celui des adultes. Changement radical de tenue vestimentaire (passant du pantalon patte d’eph au jean, chaussure Doc Martens et crâne rasé), la métamorphose s’opère petit à petit. Si certains ne le voient pas de cette façon, ce jeune homme est en train de se faire endoctriner par ses aînés, tout en faisant des rencontres étonnantes, notamment avec des skinheads racistes. Fort d’un casting impressionnant où se côtoient le jeune Thomas Turgoose et le colosse Stephen Graham, le tout au gré d’une B.O sensationnelle !
Un portrait semble bien dépeint sur le groupe qui anime ce film. La performance du jeune acteur et de son "modèle" sont remarquables. Je ne verrai plus non plus du même oeil les skin...
On passe du rire au larme avec ce film anglais d exception. La haine du fascisme, mais l admiration de la politique nationaliste et assimilationniste est véhiculé par Shane Meadows. Aimer l autre qui s intègre mais hair celui qui exploite, tel est la philosophie de ce drame terriblement nevrosant ou rien ne va ni au sein des familles, ni au sein des petites communes anglaises. Des interprétations froides pour des personnages bipolaires et drogués constamment au bord de la dérive. Un combat permanent contre soi même et contre les autres, montrée de manière synthétique à travers la consommation de drogues excessive et la notion de nationalisme. Avec une petite musique et des paysages agricoles qui calment les nerfs, nous sommes capables d apprécier This is England de À à Z. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 4/5
Film sympa, chronique douce amer des jeunes années d’un gamin orphelin de père durant les années Thatcher. Ce film à pour toile de fond une ville qui se situe probablement dans la région de Liverpool/Manchester durant les années Thatcher avec en ligne de mire la crise des bassins houillers et le chômage d’un côté et la guerre des Malouines de l’autre. Il met en exergue aussi le mouvement skinhead au moment de sa transformation en repère de nationalistes racistes, alors qu’à la base c’était un mouvement ouvriers (surtout dans cette région de Manchester) qui revendiqué une façon de vivre libérée des conventions bourgeoise ; d’où les têtes rasées (skinhead) et les tenues avec rangers. L’intrigue permet d’esquisser les tensions qui sous-tendent la société anglaise à cette époque : chômage, racisme en développement, critique de la guerre des Malouines. Il donne surtout une image des skinheads vraiment différente de celle qui est véhiculé par l’ensemble de ceux qui s’en réclament en Europe et qui sont, pour la majorité, indissociable des néonazis. A voir pour connaitre une face différente du mouvement skinhead et pour voir une face différente de l’histoire de l’Angleterre des années 70-80.
This is England est un film qui m'attirait depuis un bon bout de temps. En effet, celui-ci, encensé par les critiques presse et spectateurs, possédait de plus un pitch alléchant. Mon avis après visionnage ? Un long métrage de qualité, sans m'avoir pour autant bouleversé. Je n'ai rien à reprocher spécialement au film, je n'ai pas noté de gros défauts. Il ne m'a juste pas totalement captivé, bien que la plongée au sein d'un groupe skinhead soit assez inédite, extrêmement réaliste et intéressante. Le scénario est subtilement ficelé et offre l'occasion aux acteurs de briller. Car oui, clairement, l'interprétation est le gros point fort de ce film. Le jeune Thomas Turgoose est impressionnant. De même que le stupéfiant Stephen Graham, ainsi que tout le reste du casting. Le charme qui se dégage est tout de même indéniable, notamment de par ses personnages hauts en couleurs et sa bande-son savoureuse. En définitive, on obtient un quasi-documentaire sur le mouvement skinhead, tantôt drôle, tantôt sombre, voire carrément trash. Personnellement, je n'ai pas été complètement conquis, mais cela n'enlève rien au mérite de cette chronique d'une Angleterre, rongée par le chômage, menaçant de virer dans le racisme.