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Louis Morel
62 abonnés
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5,0
Publiée le 8 juillet 2014
C'est encore à grand renfort de perfection visuelle que notre camarde Lars Von Trier livre un film expérience, ici une plongée horrifique oppressante dans les abîmes torturées du couple en deuil. terrifiant donc, mais tellement grandiose et magistrale que l'on touche presque au sublime avec "Antichrist"...
c'est nul et crade , j'ai jeté le dvd à la poubelle , c'est le titre du film qui m'a donné envie de le voir , mais c'est antichrist et j'ai pensé à antéchrist comme dans la malédiction avec Damien le fils du diable , la ça n'a rien à voir avec le diable ! c'est un des films les plus nul qui m'est été donné de voir !
Avec moi soit Lars Von Trier arrive à m'emballer avec son sommet "Breaking the Waves" ou encore "Dancer in the Dark" (même si j'ai l'impression qu'on est en train d'égorger un rat à chaque fois que Björk se met à chanter !!!) soit il m'agace de la manière la plus profonde qui soit. "Antichrist" fait partie de cette dernière catégorie... Il prend le sujet le plus tragique qui soit, la perte d'un enfant, raconte l'histoire sadomasochiste du couple qui a perdu ce dernier en prenant bien soin de mettre quelques scènes chocs dont seul le ridicule est choquant, un esthétisme à deux balles pour recouvrir tout cela, et pour essayer de faire croire que le sujet principal est traité avec de la profondeur et que l'oeuvre dans sa globalité l'est aussi, il insère des références bibliques et du Haendel... Mais le pire est réservé pour la fin quand Lars Von Trier ose dédier son oeuvre à Andreï Tarkovski, celui-ci a dû se retourner plusieurs fois dans sa tombe face à une telle insulte. "Antichrist" ou comment un type qui se croit génial se masturbe en réalisant un navet.
C'est fou, mais je suis allée voir ce film sans connaître toute la polémique qu'il y avait sur lui. J'étais curieuse, même si je craignais ce côté 'trop pompeux' souvent attribué aux films d'auteur. Ce long métrage est une expérience, que certains aimeront et d'autres pas...réservé à un public averti ce film m'a personnellement laissée mitigée autant sur la forme que sur le fond. La beauté de la pellicule est là, l'utilisation d'une photographie soignée (et en cela on est bien obligée de l'avouer) confère une impression d'onirisme constant, de doute aussi sur ce que peut cacher cette forêt et de son côté malsain , mais aussi d'une certaine lourdeur, d'une lenteur voulue mais pas forcement justifiable pour tous. Chacun sera réceptif ou non aux procédés et mises en scène spoiler: ( durant la scène du renard, je crois avoir été la seule qui n'ait pas du tout ri..la voix et le message m'ont plutôt mise extrêmement mal à l'aise.) Mais à trop vouloir en faire, dans le choquant, dans les symboles, on risque de perdre une grande partie du public...qui aura alors le sentiment d'avoir goûté à quelque chose d'alléchant en apparence mais finalement fade en bouche.
Anti cinéma ! Anti cinéma, Anti sens moral, anti sens commun. Lars von Trier a persuadé l'adorable Charlotte Gainsbourg de jouer des scènes insoutenables dans un film censé montrer la douleur d'une mère. Elle a eu le Prix d'Interprétation, mais aucun prix ne mérite de s'abaisser.
Antichrist, c'est Lars Von Trier qui va s'essayer à la psychanalyse en racontant le deuil d'un enfant dans un couple. Cependant, il est inutile ici d'analyser le film, si tant est qu'il y a quelque chose à analyser, la manière dont LVT fait passer ses idées et le fait qu'il refuse toute subtilité dans sa mise en scène suffit à considérer cette oeuvre comme un film d'horreur lorgnant constamment vers le vulgaire et le choquant dont la dernière demi-heure se complaît dans un trip sexuellement gore et ridicule.Là où le film échoue, c'est donc dans cette volonté de rendre le tout viscéral alors qu'il n'est finalement que le reflet d'un cerveau un peu dérangé et finalement inoffensif, bien qu'on ait des allusions à Satan et une ambiance qui se veut mystique, le film ne prend jamais aux tripes. C'est finalement un film qui n'a pas l'air d'avoir de réel but, se targuant d'une photographie pas forcement belle et d'une mise en scène bien lourdingue.
Antichrist est probablement le film le plus sous-estimé de Lars von Trier. Il a la réputation de choquer gratuitement, d'être inutilement violent. Effectivement, Lars von Trier ne se censure pas et nous livre le message de manière crue. Mais pour apprécier pleinement ce film, il faut savoir lire entre les lignes. Dans la non-subtilité d'Antichrist se trouve beaucoup de subtilités. Derrière chaque événements et prises de vues à première vue choquants ou surnaturels réside en fait un symbole qui signifie une étape dans l'évolution psychologique des personnage principaux. Ces scènes symboliques, voire métaphoriques, le film en est truffé. Si ont fait l'erreur d'écouter Antichrist comme un simple film qui allie psychologie et paranormale, on déteste à coup sur et rate le message que Lars von Trier tente de faire passer. Il n'y a pas de surnaturel dans Antichrist, que des métaphores. Il s'agit là d'une oeuvre qui doit être vue plusieurs fois pour en saisir tout les détails et tout le sens. Il faut avoir l'esprit ouvert et voir plus loin que ce qui nous saute au visage, et bien-sur avoir le cœur solide. Car même si selon moi le film est très intelligent et audacieux, il n'en demeure pas moins "gore". Cœurs sensibles s'abstenir. Pas fait pour tout le monde, mais excellent à mon humble avis!
Un réa qui affronte en un film toutes ses plus grandes angoisses pour en guérir. A l'image de son couple sans noms, Lars Von Trier effectue une synthèse psychique de tous ses états, relevant à la fois du malade en manque d'affection, et du thérapeute fasciné. Suite à une séquence-clip mêlant images magnifiques et situation atroce, le film suit son lent chemin perdu vers la possible guérison. Évidement, entre le calme relatif des deux acteurs (splendides) on n'y croira qu'un petit moment. Autant en ambiances, qu'en descriptions de peurs (séquence d'hypnose dans un train avant tout) que dans les quelques tentatives de se libérer de la peine intérieure, le film est magnifique et la maîtrise formelle et intelligente, variant être caméra épaule et plans fixes au ralentis imprime l'images de moments inoubliables. De cette énième histoire de sorcière torturée et de pauvre médecin, Lars parvient à tresser un conte fantastique d'une grande beauté et d'une grande sauvagerie, à la limite du néant (Charlotte criant dans la forêt embrumée), parlant comme jamais des pulsions de morts qui nous habitent et de notre besoin d'assistance. Il aura aussi fallut une touche d'horreur, de ces trois mendiants, de cette fin aussi surprenante qu'effrayante (similaire dans son effet à celle de Solaris) Antichrist est ainsi le film le plus singulier et le plus profond du réalisateur, qui ose aller en terre inconnue. Controversé, le film pouvait plus choquer par les possibles interprétations misogynes de son contexte (qu'il doit à une poésie ancienne et au contraire, et qu'il manipule vers la destruction du modèle masculin savant, pour la libération féminine) plus que pour sa violence physique. Il n'en reste pas moins que le film parle, intérieurement, reste une expérience de psychés d'une grande force.
Voilà un film trop souvent sous-évalué. Certes Lars Von Trier, fidèle à ses habitudes, a choisi la voie du scandale et de la provocation. Mais ce n'est pas pour nous présenter quelque chose d'inutile ou de gratuit, contrairement à ce qu'ont affirmé nombres de critiques parmi la presse et les spectateurs. C'était sa manière à lui de faire sa thérapie contre la dépression qui le rongeait à l'époque. En témoigne l'écriture chaotique du scénario et de certaines scènes qui n'ont ni queue ni tête. Cependant l'ensemble de l'histoire est suffisamment solide pour captiver jusqu'à la fin du film, en grande partie grâce à Charlotte Gainsbourg et Willem Dafoe : ils forment un couple crédible à l'écran, et se mettent à nu tant physiquement que psychologiquement de manière surprenante. Le prix de Cannes remit à Charlotte est donc amplement mérité. De manière générale, l'atmosphère oppressante et le crescendo de la tension sont plutôt bien amenés et soulignent l'état d'esprit de Von Trier pendant l'élaboration du script. Dommage qu'il ait un peu trop privilégié les souffrances physiques au détriment des souffrances psychologiques, le film aurait été meilleur. Film sous-estimé mais qui a largement sa place dans une cinémathèque.
Précédé de la réputation sulfureuse du film et de son réalisateur, mais aussi d’un certain esthétisme et d’un style non commun j’ai eu la curiosité de voir Antichrist. Autant le dire je m’attendais à cela : quelque chose qui ressemble à un film d’auteur, donc space et spécial, autant dans les messages envoyés sur la peur que dans la mise en scène. Du coup ça donne des plans que personnellement je ne comprends pas, d’autres passages qui ne sont là ostensiblement que pour choquer (la pénétration en gros plan, le sexe à outrance, du gore sans raisons, la nudité inutile…) et des images trop perchées pour qu’on les comprenne, surtout la fin (c’est quoi ces gens là ? dirait Semoun). A noter que l’affiche ne représente pas bien le film. Le film est très intimiste, personnel et introspectif. Dafoe faisant le psy de sa femme après le deuil de leur enfant c’est assez immersif, on est littéralement plongé dans les pensées de Charlotte Gainsbourg. A noter que j’ai du mal avec elle, très (trop) maigre, elle ressemble de plus en plus à sa mère (et c’est pas une qualité), quand à ses talents d’actrices je ne vois rien d’exceptionnel non plus, même si c’est mieux qu’un Keanu Reeves. D’ailleurs je ne sais pas si c’est la volonté de Lars mais je trouve que les acteurs ont un jeu un peu plat et neutre, ils montrent mal leurs émotions et restent souvent stoïques. Pour le reste le traitement de l’image est bon, on a droit à de la musique d’opéra mais uniquement au début et à la fin, rien entre les deux (et c’est le même passage musical). Si Lars voulait un film d’ambiance c’est pas mal mais pas réussi non plus car trop psychologique. Quand au réalisme, si le deuil de son enfant mène à un tel délire psychotique, autant arrêter la croissance démographique. Pour finir je dirai également que je n’ai pas trop compris le rapport film-titre, si Dafoe était vraiment l’antichrist il agirait autrement, et le contexte religieux est oublié.
Quelle horreur ! Ce film est réellement dégoûtant, plus troublant et répugnant que les 120 jours de Sodome, et tellement vide de sens. Pour Lars Von Trier la femme n'est-elle qu'une sorcière nymphomane ? Et l'homme un thérapeute victime et impuissant ? Et pourquoi de la sorcellerie ? Si l'Antéchrist est le fils du diable, pourquoi n'est-ce pas lui qui est mauvais ? Et pourquoi du porno ? Et pourquoi Lars Von Trier considère-t-il ce film comme le plus important de sa carrière ? Et qu'aurais été ce film s'il ne l'avait pas, comme il dit, "réalisé à moitié" ? Trop de questions restent en suspens après ce grand vide d'une heure trente qu'il a laissé dans ma vie. Ame sensible, passez votre chemin, pitié. Un film à moitié raté, à moitié incompréhensible. 1. spoiler: Ce film m'aura gravé en tête l'image de Charlotte Gainsbourg, démoniaque, écrasant sous une bûche la bite de son mari, et se coupant le clito aux ciseaux. Gare au tétanos !
Comment dire...? Comment adresser un message à tout ceux qui vont disliker cette critique...? Car en effet, seul un deuxième visionnage d'Antichrist m'a permis de porter un jugement réfléchis et objectif sur ce film. Lars Von Trier est un génie. Quoi qu'en dise ses détracteurs. TOUS ses films le prouvent. Et ainsi, par cette simple affirmation, je comprends mieux l'avis général des gens sur ce film. QUI, hormis un sadomasochiste, un cinéphile de l’extrême, voudrait revoir se dérouler ce spectacle sanglant et choquant qu'est Antichrist ? Personne. Exactement. Et je pense que la haine des gens pour ce qui en sans doute le film le plus personnel et surréaliste de Lars Von trier, trouve ici sa signification. Personne ne voudrait tenter de comprendre la profondeur TITANESQUE d'un film qui les a profondément révulsé. Et je pense que par ce film, Lars Von Trier a voulu faire le tri parmi son public. Et visiblement, il a réussi. Antichrist est le palier ultime, qui définira votre haine profonde, ou votre amour inconditionnel, pour l’œuvre de ce qui est l'un des plus grand réalisateur de cette génération. Évidemment, la réalisation et la mise en scène sont magnifiques, tandis que la photographie grandiose du film vient sublimer le tout. Mais bien entendu, le visuel d’Antichrist n'est pas ce qui à fait polémique.C'est sa violence. Aussi bien physique que psychologique, elles est l'une des BASE du film, avec le malêtre et l'autodestruction. Certes, la dépression du réalisateur est sans doute pour beaucoup dans ce déferlement de métaphores et d’allégories aussi belles que monstrueuses. Mais comment faire un film sur le malêtre qui ronge l'être humain, sur le chaos inhérent à l'esprit de notre espèce qui nous pousse à faire souffrir autrui, ou encore sur les violences faites aux femmes à travers l'histoire, sans faire un tableau surréaliste ? Après tout, nous sommes dans un Lars Von Trier ! Et seul un deuxième visionnage m'a permis de saisir le sens de ces automutilations, de ces symboles bibliques ou encore de ce que beaucoup qualifie comme de la misogynie. L'auteur dépressif et mélancolique expose simplement, de manière crue et sans tabous, ce à quoi le malêtre et le souffrance peuvent mener. Penser que les femmes sont mauvaises de nature, car l'incompréhension de Charlotte Gainsbourg sur sa propre souffrance la mène à ces conclusions révoltantes ! Que par cette roue enfoncée dans la jambe, la Femme veut transmettre à l'Homme le poids et la souffrance qui sont indissociable de son sexe. Que par cette éjaculation sanglante, la Femme montre à l'Homme ce qu'enfanter et esclavage sexuel signifie. Je ne peux pas résumer un film qu'une thèse ne suffirait pas à analyser en quelques lignes de critique. Je demanderai simplement aux détracteurs de LVT de voir plus loin que les apparences, et de chercher à comprendre le sens de ce poème sombre et mélancolique. Mais vous savez, même moi je ne considère pas ce film comme parfait ! Les diverses scènes trash auraient pu être atténuées voir dissimulées. Mais nous sommes dans un Lars Von Trier ! Et pour une œuvre aussi étrange et audacieuse qu'Antichrist, un 4/5, n'est pas cher payé ! Ais-je réussi a convaincre les détracteurs de ce film qu'ils passent à côté d'une belle leçon de cinéma ? Rien n'est moins sur...
On comprend que tant d'encre ait coulé au sujet de ce film, tout autant qu'autour de la carrière de L. Van Trier, rempli de scènes épouvantables tant dans le visuel que dans le sens qu'elles peuvent prendre. Un film réellement effrayant par la tournure crue que prennent certaines scènes, que se soit par le côté pornographique très assumé par le réalisateur dans toute son oeuvre, aspect très malsain de ce film mais qui montre tout de même que l'on peut amener cet aspect de manière esthétique quand on voit la scène d'introduction, mais à part cela on est dans une exposition vraiment indigeste du sexe, que se soit à travers des scènes dérangeantes de masturbation assez trash qui n'ont rien d'esthétique, bien que cela réponde parfaitement à l'ambiance glauque qui règne tout du long par une image sale détournant d'ailleurs les ébats sexuels de manière clairement écœurantes, y mêlant par ailleurs un côté de violence gore, plus maîtrise mais allant bien trop loin quand il s'agit de traité le coté porno. D'un autre côté, on ne peut que admirer la patte unique du réalisateur, aimant joué sur le politiquement correct afin d'être le plus terre à terre possible, sans concession à l'image et jonglant entre drame, violence psychologique et horreur crue, bien loin d'une volonté d'être un film du genre horrifique pour autant, cela représente un tout qui permet clairement de définir l'oeuvre de L. Van Trier. Loin d'être d'un véritable intérêt cinématographique mais plus proche de l'oeuvre artistique réservé à un public averti et surtout amateur de type de cinéma très indépendant, mais que se soit la performance normalement récompensée de sa compagne C. Gainsbourg qui laisse de marbre par le côté dérangé vers lequel évolue son personnage, et n'hésitant pas à jouer la provocation, mais rien étonnant quand on connait la famille, que se soit par l'aspect très esthétique établi dans le film, bien que de nombreuses images de nature assez crues ne soient pas toujours bienvenues mais font parties de l'univers du réalisateur, pourtant il est difficile d'être convaincu l'ensemble tant ce film est tiré à l'extrémité du dérangeant alors que son réalisme est indéniable. Le prologue est le chef d'oeuvre du film avec cette scène sublimé par la couleur, le rythme et la musique et surtout par ce qui y est exposé et la façon dont cela est amené toujours très fidèle à l'univers du cinéma de L. Van Trier, ces quelques minutes de pureté visuelle auraient clairement suffit dans le cadre d'un court métrage, même en y alliant la fin de l'intrigue mettant en scène la folie de cette mère poussée à son paroxysme qui reste une partie assez convaincantes même si encore une fois certaine scènes trop dépouillées et hard interviennent de manière inopinées, il y a un véritable potentiel esthétique dans ce film mais cela à tendance à aller trop loin. Après l'idée en elle même se défend même si elle se perd souvent dans un méandre psycho-dramatique incompréhensible à travers cette thérapie psychologique jouant sur de nombreux symboles et dialogues très abstrait, en tout ce film mérite la polémique qu'elle a connu et n'a rien d'un film capable de mettre tout le monde d'accord quant au sujet même si l'intrigue se tiens plus ou moins dans le fil conducteur mais se perd totalement durant son développement puisqu'il est difficile d'accrocher réellement à ce qui est proposé dans les quelques scènes intrigantes. Puis le thème du deuil et de la culpabilité est assez bien amené dans le message en lui même mais pas forcement par le développement visuel que lui est attribué, mais après la façon sont abordés ces sujets restent atypiques mais original bien que dérangeant aux vues de la tournure que cela prend. Un film qui doit être vu uniquement par ceux qui aime le cinéma indépendant et n'ayant pas peur des images choquantes sans aucunes retenues.