Antichrist
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Diabloxrt
Diabloxrt

80 abonnés 1 879 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 janvier 2026
Voulant explorer davantage la filmographie de Lars von Trier, je me suis lancé dans le visionnage de "Antichrist". Considéré comme étant une œuvre très compliquée à regarder, je dois dire que je confirme ce jugement, même si ce n'est clairement pas un facteur de qualité en ce qui concerne ce projet. Dans l'ensemble, j'ai trouvé que le film était franchement mauvais et qu'il ne sert finalement pas à grand-chose. Continuant donc simplement la longue tradition des longs-métrages de ce réalisateur, le film est globalement assez provocant et tourne surtout autour de thématiques plutôt graves. Ici, alors que l'on pourrait croire que le sujet sera le deuil, l'histoire bascule dans un affrontement entre l'homme et la femme. Et avant de parler des sujets qui me dérangent, je dois quand même émettre un bon point : la réalisation de Lars von Trier. Objectivement, je l'ai trouvé plutôt soigné, notamment lors d'une introduction au ralenti, et en noir et blanc, sublimé par la musique. Malheureusement, mon intérêt envers ce projet s'est arrêté une fois que cette scène s'est terminée, car, comme je l'ai dit, je n'ai jamais réussi à rentrer dans ce qu'il me proposait. Sur le papier, je comprends ce que ce dernier souhaite nous raconter, au travers de l'emprise de cet homme sur sa femme. C'est lui qui impose les règles, et dans une situation aussi forte qu'un deuil, la pression est trop particulière pour ne pas exploser. Alors, cette dernière cherche à reprendre le dessus, et les choses vont aller loin, avec des paraboles complexes sur pas mal de choses (d'où le titre du film). Et à ce niveau, beaucoup d'éléments m'ont empêché de me sentir pris par ce développement. Déjà, car je n'ai pas trouvé que Willem Dafoe ou Charlotte Gainsbourg étaient particulièrement accueillants. Je les ai trouvés assez vides, même si cela ne vient probablement pas que d'eux. En effet, nous connaissons Lars von Trier et il aime nous mettre à distance de ses héros. Et honnêtement, c'est un procédé qui me laisse toujours sur le carreau, car je ne ressens donc jamais le moindre attachement envers ces personnages. Sachant donc que nous sommes face à des héros peu attachants et joués d'une manière vraiment en retenue par leurs interprètes, il a été difficile de m'intéresser à tout cela quand 3/4 du film se résume à des échanges entre eux. La plupart sont franchement soporifiques, le rythme n'étant jamais généreux. Il n'y a que lors de la conclusion que les choses s'accélèrent, mais cela en devient assez déconcertant. Certes, l'idée est évidemment de provoquer, avec pas mal de sous-entendus, mais le ton ne réussit jamais à donner une crédibilité à tout cela. À mon sens, le montage empêche vraiment à l'ensemble de prendre, le rythme des coupes étant parfois anarchique. Je comprends donc ce que l'on me raconte et comment on veut me le raconter, mais rien, que ce soit dans la forme ou dans le fond, ne m'a aidé à m'y intéresser. Lars von Trier peut m'exprimer ce qu'il veut, il m'ennuie, et c'est comme ça. Pour conclure, un ensemble finalement très ennuyeux.
Paul_hze
Paul_hze

2 abonnés 120 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 décembre 2025
Lars Von Trier est un gros c0n réac mais un metteur en scène génial.

Le fond pose autant problème que la forme est fascinante.
Profondément m¥sogyne, violent, gore, cru juste pour choquer, certains crieront au chef d'œuvre car l'œuvre est bien plus profonde qu'elle n'y parait (c'est pas vrai), d'autres détesteront et c'est légitime.

J'avais découvert et adoré LVT avec The House That Jack Built, mais ici, il n'y a plus que la forme pour sauver le film qui redouble d'inventivité pour être toujours plus malsain, choquant et problématique dans son discours.

Il m'est impossible de détester un film qui commence par l'une des plus grandes intros de tous les temps sous fond de Haendel et de bébé qui fait scrootch sur le sol (et de b!te de Willem Dafoe).

Un film de c0nn@rd très doué ça reste un film de c0nn@rd (malheureusement ?).
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 septembre 2025
Voici une métaphore puissante sur le deuil et la culpabilité pour laquelle Lars Von Trier nous sert un paquet de scènes chocs. Je peux comprendre l’aversion de certains envers ce Antichrist mais il faut reconnaître que la photographie est somptueuse, en témoigne cette incroyable scène d’intro visuellement magnifique mais aussi particulièrement cruelle. Tout le reste ne sera qu’un chemin de croix vers la folie dont seul Von Trier a finalement le secret. Ce n’est pas une pellicule « facile », à interpréter par exemple mais le but du réalisateur semble atteint. Il voulait choquer, c’est chose faite, mais il ne faut absolument pas s’arrêter à ça. Cela demande un petit peu de réflexion certes mais au pire il est toujours possible de se délecter des interprétations de Charlotte Gainsbourg et Willem Dafoe. Une drôle d’expérience en somme, aussi vertigineuse que sombre, à ne pas mettre devant tous les yeux …
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 septembre 2025
Vouloir provoquer juste pour dire de transgresser la norme ne peut justifier ce long-métrage érotico-horrifique de Lars Von Trier évoquant le deuil d’un enfant dans un verbiage aussi grotesque qu’insignifiant sur le fond en dépit d’une qualité plastique évidente dès sa scène d’ouverture. Abscons de bout en bout, ne suscitant que le dégoût, seule la présence de Charlotte Gainsbourg s’abandonnant dans son rôle est à souligner, tout le reste est un immense gâchis à jeter aux ordures.
Kinomane
Kinomane

3 abonnés 18 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 septembre 2025
AC est vraiment un film atroce. Je compris dès les premières images que j’étais venue voir le film pour sa beauté photographique. Dès les premiers instants on est plongé dans une ambiance tarkovskienne. Ce qui fait que ma surprise n’en était pas une lorsque j’ai découvert au générique de la fin « En hommage à Tarkovski ». C’était donc bel et bien une intention. Une intention tout à fait honorable mais, je tiens à le préciser, qui est restée au niveau visuel. L’image d’AC est superbe et peut se suffire à elle-même, ce qui me paraît être le critère primordial d’une œuvre cinématographique aboutie. Quant au message véhiculé au-delà des apparences, voilà l’aspect discutable du film. On est loin du surnaturel tarkovskien – profondément et hautement mystique. Le paranormal chez Tarkovski, n’est jamais malsain. Les chemins déviés que prend LVT sont malsains et perturbants à tous les niveaux.

Grande a été ma déception pour cette « nouvelle leçon de psychologie » de LVT, par son illustration et analyse de la folie féminine. Il y manque l’intelligence et l’acuité de perception de ses précédents chefs-d’œuvre, avec lesquels, LVT nous a habitués à la complexité des profondeurs.

Au final, AC est un film "dépressioniste" (j'emprunte l'expression à Michel Houellebecq, grand maître en la matière, mais qui n'a rien à voir avec ce film), conçu après deux années de dépression du réalisateur. Film apparemment salvateur pour son créateur, qui l’apprécie, parle même de film "romantique" dans ses interviews ! Cette « filmothérapie » est néanmoins une œuvre d’un esprit « malade », d’un « génie » qui a perdu ses moyens pendant un temps. On peut lui souhaiter avec ferveur un prompt rétablissement de ses facultés créatrices lumineuses pour qu'il ne fasse subir davantage aux spectateurs les affres, les sombres abîmes d’une expérience personnelle qui, somme toute, ne se partage pas.

Je n'inciterai personne à aller voir ce film insupportable, malgré la fascination visuelle des images, malgré le jeu extraordinaire qui relève de la performance, de Charlotte Gainsbourg et Willem Dafoe.

Et petit mot de la fin : dix-sept ans après, je retrouve ma critique de l'époque mais plus aucun souvenir de ce film, pas même une image !
Roger KUSTNER
Roger KUSTNER

87 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2025
Cauchemardesque, c'est le qualificatif qui sied le mieux ce film.
Superbement réalisé et tout aussi bien interpréter par les deux acteurs majeurs, je n'aurais personnellement qu'un seul regret, celui que ce ne soit pas Isabelle Adjani qui ait interprété le rôle de Charlotte Gainsbourg dans le film ; ce rôle était vraiment fait sur mesure pour elle !
Jeny Spider
Jeny Spider

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 août 2025
Un film exceptionnel, d'une force innouie...Charlotte Gainsbourg y est magistrale. Je pense que les gens qui n'ont pas aimé se film n'ont aucune intelligence (ils n'ont pas compris le film), aucun sens de l'esthétisme bref je suis choquée du nombre de cotes basses. Un de mes films préférés. Chapeau Lars Von Trier...
Totoloinloin
Totoloinloin

13 abonnés 469 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 juillet 2025
Le film a soulevé, en moi, un côté intriguant au bout de une heure et 20min. Avant, c'est très long et peu intéressant. émet ça résume de fait mon impression globale sur ce long métrage.
Emywood
Emywood

190 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 mai 2025
Ayant trouvé le film Nymphomaniac très pertinent, j’ai voulu regarder Antichrist dans la foulée… et j’ai été fortement déçue. On part d’un deuil parental pour en arriver à une folie incompréhensible. Je ne pense pas avoir bien saisi le propos de ce film. Pour moi, il s’agit d’un film vraiment mauvais qui tranche avec les autres oeuvres de ce réalisateur… dommage.
Président Bird
Président Bird

6 abonnés 181 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mars 2025
Encore un film extraordinaire de Lars Von Trier, un poème incroyablement sombre spoiler: (les chapitres s'appellent "Deuil", "Désespoir", "Douleur"...)
, déchirant, mystérieux, allant dans le biblique et le sado-masochiste. Les misères et les horreurs s’accumulent, mais avec style. Les grands artistes ont souvent cette capacité sublime à créer de la lumière dans l’obscurité. Esthétiquement, le film marque une rupture avec les précédentes expériences de Lars en matière de naturalisme fiévreux (Breaking The Waves / Dancer in the Dark) ou d’abstraction pure (Dogville / Manderlay) et regorge de nombreuses beautés plastiques sublimes contrastant avec l’atrocité des événements. C’est même presque trop classique à mon goût et je pense que Von Trier va amener les choses à un niveau encore plus élevé à partir de Nymphomaniac, mais c’est une autre histoire.
Filou Flou
Filou Flou

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 janvier 2025
Il me semble dans ce film que Lars von développe particulièrement la question, évoquée souvent par Werner Herzog, de la nature comme chaos, comme cruauté perpetuelle, comme mal : «Now I could hear what I couldn’t hear before. The cry of all the things that are to die. » Le renard dit à Willem Dafoe (son personnage) « Chaos, reigns »; la nature parle, elle possède un langage, elle devient personnage, mais c’est ce que Dafoe nie, ses visions ne le convainquent pas, et on sent, vers la fin du film, une nécessité pour son personnage de briser cette insensibilité. Au fond, le film n’est presque pas centré sur l’expérience de la mère, trop dissimulée pour qu’on puisse en retirer quelque chose de précis, le film est à propos de la rencontre du personnage masculin avec la «nature féminine» dans ses qualités les plus brutales, dans son «hystérie». Le problème avec l’énigme que Lars von trier nous pose, c’est qu’elle est sans réponse: Qui des deux à raisons ? Est-ce que la nature est sous l’emprise du mal, ou bien est-ce que tout le film et les réactions des personnages peuvent être expliquées par la «psychologie moderne», ou bien est-ce que justement Lars voulait faire un pont entre ses deux réponses, en les montrant depuis la perspective masculine et la perspective féminine… ?
«Women do not control their own bodies. Nature does. »
L’apparition des femmes mortes durant la dernière culmination du film est encore plus énigmatique. Je ne crois pas que ce soit le genre de Lars von trier d’utiliser son film pour commémorer ou bien pour faire passer un propos librement féministe, je crois plutôt qu’il s’agit encore une fois d’une vision de l’inconscient. Les femmes apparaissent une première fois dans la souche du grand arbre au lieu ou Dafoe et Gainsbourg font l’amour et qu’il l’a frappe, et c’est justement dans cette idée de la punition que la «nature féminine» se déploie, la femme se punie elle-même pour son pêché originel - que 1000 de christianisme et de mysoginie lui ont inculqués; et il y aurait donc derrière chaque femme, toutes celles qui ont péries à cause de leurs «nature féminine»; une nature de martyr.
Lars von trier aurait pu perdre son pari, mais on sent qu’il rattrape le film de peu à chaque scène. Les décrochages viennent souvent de dialogues un peu trop «écrit», ou bien des scènes de rêves un peu faciles dans leurs exécutions. L’incipit doit énormément à la qualité du film, les causalités y sont évidentes, on peut deviner ce qui s’en vient, mais même dans le cliché cinématographique, le désastre prend une allure plus que réelle. Tous les plans ont l’air d’avoir étés recommencés un nombre incalculable de fois et j’ai l’impression que c’est ce qui donne au film sa lourdeur, son épaisseur.
Dafoe connait son erreur. « You shouldn’t sleep with your therapist. » Il n’apprend pas même qu’il y prend gout et c’est cela qui l’emmène à sa perte, car Gainsbourg sait qu’elle peut toujours avoir ce qu’elle veut avec son corps; son corps est roi; sa séparation identitaire ne peut donc pas être complètement adressée puisque son double «démoniaque», ce «me» que Dafoe écrit au sommet de la pyramide de ses peurs, trouve un canal d’approbation, et donc ne perds jamais en force.
The crying woman is a scheming woman.
False in legs
False in thighs
False in breasts
Teeth, hair and eyes.
Il me semble que Gainsbourg a bel et bien vu son fils tomber de la fenêtre, et qu’elle était au courant du danger de la perte de son fils, parce que la fausse couche et l’infanticide semblent être solidement intégrée à cette «nature féminine» dont Gainsbourg en est la personnification. Mais rien ne peut le confirmer.
Je recommande vivement ce film.
Jazoon
Jazoon

18 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2024
Quand j'avais 12 ans ma mère m'a dit "Ne le regarde pas", je l'ai regardé et j'ai été crispé tout le long. Cependant j'ai aimé l'ambiance inquiétante, Charlotte Gainsbourg me terrifie et je préfère ne pas la rencontrer si elle est armée d'une bûche.
C'était vachement bien en tout cas et Lars Von Trier est zinzin et nazi mais il sait faire des films forts.
eldarkstone

305 abonnés 2 407 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 octobre 2023
Comme d'habitude chez ce réalisateur, mélange très spécial de dialogues très longs et lents, avec des scènes très dures, sexuellement explicites et chocs. Le tout avec des images à la fois belles et tordues !
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 août 2023
Film très éprouvant comme peut l'être la perte d'un enfant, très bonnes interprétations mais scènes très pénibles
Czer A.
Czer A.

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0,5
Publiée le 1 août 2023
Le premier quart d'heure donne de l'espoir, le reste est juste pitoyablement désespérant pour les cinéastes qui seront mit dans le même panier que le réalisateur qui pense être un génie.
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