Suite à la mort de leur enfant, un couple (interprété par Charlotte Gainsbourg & Willem Dafoe) vient à se fragiliser, notamment avec une mère qui n'arrivera pas à faire le deuil, et qui se verra emportée par une violente dépression et un profond mal-être, et ce malgré l'aide de son conjoint, psychologue. Le chaos psychologique entre donc en scène et se manifestera crescendo par des actes impressionnants laissant place à des scènes d'une extrême violence. Le duo est très bon, la photographie et les effets de style sont là, cette souffrance psychologique s'accentue au fur et à mesure pour se transformer en folie totale et effrayante ; cette impasse extrêmement douloureuse vient nous heurter avec intensité, au point de déteindre sur notre moral. Angoissant, dérangeant, Lars Von Trier, même s'il ne fera pas l’unanimité sur ce coup là, et où certains ne verront que de la violence gratuite dans le but de choquer, vient pourtant de nous perturber une nouvelle fois avec ce drame psychologique de grande ampleur !
Même si Willem Dafoe et Charlotte Gainsbourg sont excellents avec toutefois une mention spéciale pour l'actrice française et que l'analyse sur le travail du deuil et de la douleur qui l'accompagne est fine et juste, voici le film dérangeant d'un désaxé mental où on a l'impression de vivre une apologie de la violence, insoutenable et gratuitement en plus. Ames sensibles, abstenez-vous vraiment !!
Antichrist est un film étonnant, un véritable ovni. Vu seulement récemment, j'ai vraiment été charmée par cet univers sombre et macabre, emprunt de poésie ; et si je peux comprendre qu'il puisse paraître dérangeant pour beaucoup, j'ai du mal à saisir pourquoi il a fait tant polémique lors de sa sortie. Des films bien pires en terme de gore, de politiquement incorrect, etc sortent chaque année et font triomphe, alors pourquoi? J'avoue que j'ai du mal à comprendre, alors que ce film est si esthétique. Oui, il est par moment choquant, mais tout un film ça ne s'arrête pas à une scène de spoiler: pénétration et spoiler: à diverses scènes gores finales.
Bref je pense surtout que le public a été choqué de voir Charlotte Gainsbourg en héroïne dans ce film macabre (sublime jeu d'actrice d'ailleurs, pourtant je ne l'apprécie pas franchement) et par toute la dimension sexuelle du film, effectivement très présente pour ne pas dire centrale (et aussi parce que le film s'intitule Antichrist, tout simplement). Finalement le scandale a fait (je pense) de la pub au film, et c'est ce qui m'a permis de le découvrir aujourd'hui, puisque à l'époque je n'avais pas les tripes de le regarder. Merci donc, grâce à ça j'ai découvert Antichrist, qu'on a du mal à apprécier totalement mais dont on a envie de comprendre toutes les subtilités, et qui est si poétique et esthétique.
Dérangeant. Troublant. Déroutant. Et glauque. Ce film est destiné à un public averti, curieux, aimant les œuvres tordues sortant des sentiers battus. Des scènes particulièrement choquantes sont au rendez-vous et raviront les aficionados du genre. Antichrist nous entraîne dans une atmosphère très particulière, très sombre. Et outre la mort d'un enfant par défenestration, les scènes sexuelles et l'excision, c'est toute la signification du film qui laisse dubitatif.
spoiler:
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Après avoir longtemps réfléchi au sens d'Antichrist, j'en suis arrivée à la conclusion que le sens que l'on pouvait lui donner était très personnel. Apologie du sexisme ? Ou volonté d'inciter les femmes à accepter le désir et le plaisir qu'elles peuvent éprouver ? Dépression, dépendance affective ? Schizophrénie liée aux recherches entreprises par C. Gainsbourg pour sa thèse ? Symbole religieux ? Possession satanique ? L'interprétation est effectivement au bon vouloir du spectateur.
Quoi qu'il en soit, c'est une production particulièrement réussie. Certains critiqueront la lenteur du film mais cela permet de pénétrer petit à petit dans son esprit, tout comme C. Gainsbourg sombre dans la folie. Les deux acteurs principaux sont plutôt bien entrés dans leurs personnages, notamment C. Gainsbourg qui joue admirablement.
Un couple perd leur enfant. La mère le vivant très mal, son mari va vouloir lui apporter une aide psychologique. Ils vont alors se retirer à Eden, un chalet dans la forêt. ''Antichrist" est un film mou et assez ennuyant. Ses scènes gores ont le don d'à la fois nous écoeurer et de nous troubler. La photographie soignée impose une ambiance fantastique-glauque à la fois plaisante et dérangeante. On lui reprochera trop de longueurs, ainsi qu'un très mauvais jeu d'acteur de la part de Charlotte Gainsbourg, en effet, on y croit pas du tout..
Encore un chef d'oeuvre de Lars Von Trier. Un sujet dramatique traité de manière remarquable. Les «critiques» cassent les films de Lars et de Mel Gibson, car ils ont le courage et l'honnêteté de critiquer les sionistes à la solde de Satan. Longue vie et filmographie à eux.
Avec ce film, Lars Von Trier livre son film le plus glauque et pourtant l'un des plus intéressant et intriguant. Les scènes de violence sexuelles se mêle a l'ambiance étrange pour un résultat particulier. Le spectateur est sans cesse pris dans une sensation malsaine. Il est difficile de regarder ce film sans être dégouté, pourtant on ne peut détourner son regard de l'écran tant les images sont belles et surprenante. Une vraie réussite a réserver a un public mature et préparer a endurer l'expérience.
Ayant crée une forte polémique au festival de Cannes lui valant un "anti-prix", Antichrist est un pourtant un Lars Von Trier sublime et dérangeant. Cette dualité se retrouve ainsi dans tout le film et particulièrement dans son prologue, entièrement tourné en noir et blanc. Ce dernier mêle à la fois passion déchirante et drame poignant, le tout dans une mise en scène raffiné avec une photographie lumineuse tout en contraste et un ralenti qui intensifie les émotions ressenties. A la fin de ce prologue, on ne sait plus quoi penser, entre l'horreur de la situation et la beauté de l'image, opposant le fond et la forme. Le reste du film prendra une mise en scène plus classique en caméra à l'épaule mais toujours avec ce souffle d’esthétisme que sait instaurer Lars Von Trier dans des séquences magnifiques. Mais Antichrist, c'est aussi un scénario. C'est l'histoire d'un psychiatre, que nous appellerons William, qui doit faire face à un drame qui bouleverse sa vie et dont il aide sa femme, que nous appellerons Charlotte, à s'en sortir. On suit ainsi le cheminement de William qui tente de comprendre sa femme, se refermant sur elle-même. C'est donc avant tout une trame psychologique que met en avant Lars Von Trier qui fait évoluer ses personnages dans un cadre stressant, étouffant. Il met en lumière les émotions de ces protagonistes pour les rapprocher toujours plus de nous. Mais cette proximité se retournera contre nous, quand le film sombrera dans la violence et l'horreur. On passe ainsi par de nombreuses sensations qui mettent mal à l'aise face à la folie de Charlotte. Parlons d'ailleurs des deux grands acteurs de ce film, Charlotte Gainsbourg et William Dafoe. Charlotte Gainsbourg nous offre un personnage troublant, effrayant qui lui valut le prix d'interprétation féminine. William Dafoe joue quant à lui ce psychiatre e plein questionnement, se dévouant à sa femme pour faire passer ses propres sentiments au second plan. Le duo prend immédiatement et l'alchimie qui émerge se révèle intense. Assurément, Antichrist est un grand film, certes pas exempt de longueurs mais qui traite ces personnages de manière prodigieuse et avec énormément de réalisme.
Je ne comprends pas pourquoi Melancholia a tant été porté aux nues alors que ce film a plutôt été maltraîté par la critique. Les deux sont fortement intriqués et se répondent constamment tant par leur structure, la forte composante allégorique ainsi que la forme rappelant les aquarelles de Turner. J'ai trouvé ça très fort et Lars Von Trier est vraiment un réalisateur vers lequel je converge de plus en plus (alors que j'avais beaucoup de peine il y a quelques années)... Et reprocher à un film traîtant de la mysogynie dêtre mysogyne me paraît totalement hors de propos, d'autant plus que je y ai vu plus de la misanthropie plus que de la misogynie... Bref
J'ai mis cette note uniquement pour l'esthétique du film, notamment de la 1ère scène qui fascine à la fois par son horreur et sa beauté. Mis à part cela, je ne suis que révoltée par le message misogyne ouvertement véhiculé ici.
Du sexe , du gore , du sexe , du sexe et encore du sexe voila a quoi se résume le film Une ambiance malsaine bien orchestré mais finalement ce film ne vaut rien vulgaire provocant et inutile voila comment résumer ce film Lars Von trier a voulu choquer pour attirer le public , certes ça a du marcher mais ce n'est pas ce qui fait un bon film
Woaaah comment qu'il a trop de Swagg le Lars Von Trier ! Un zizi dans une zézette dès la première scène, un gosse qui crève encore une fois dans la première scène, des apparitions bizarres, un visuel en carton, de la partouze, Willem Daffoe qui se fait castrer par sa foldingue de femme qui elle même s'excise en châtiment de sa.... oh et puis on s'en fout. Sur le papier ça peut paraitre couillu mais à l'écran c'est juste de la masturbation de nouilles pour voir si de la crème fraiche en sors. En trois mots : film de merde.
Un jeu d'acteurs excellent, une mise en scène audacieuse et percutante, une évolution des personnages remarquables et une BO efficace font de ce film, tant controversé, un petit chef d'oeuvre. Pour une fois la violence à l'écran n'est pas gratuite, même si parfois choquante, elle souligne avec justesse la névrose et la déchéance des deux protagonistes. A ne mettre entre les mains des âmes sensibles, mais plutôt entre celles des cinéphiles avertis...
Une fois n'est pas coutume, je renvoie à la critique des Inrocks pour ce film, je ne pourrais pas dire mieux. Un film ahurissant de détestation de la femme, du sexe, de l'espèce humaine en général... on peut légitimement se demander ce qui fait se lever le cinéaste le matin, avec une telle haine de la vie dans le cerveau. Où l'on voit des coïts filmés au ralentis façon pub d'après shampoing avec Haendel en fond musical; un bébé qui se défenestre; une femme qui se remet mal de la mort de son fils (mais qui en même temps n'a pas jugé bon d'interrompre sa partie de jambes en l'air alors qu'elle voyait son fils se diriger vers la fenêtre / normal, la femme est une créature de Satan qui est incapable de réfréner ses pulsions animales) et qui abime la bite de son mari à coups de buches, avant de lui trouer la jambe et d'y fixer une roue de vingt kilos; puis qui se cisaille le clitoris (sans doute parce que le sexe, c'est mal, éliminons donc le mal à la racine); un mari qui prend la mouche et étrangle sa femme avant de la brûler. Entre temps, il y a un renard à clochette, un daim (l'animal, pas le chocolat) et un corbeau, qui constituent un joli tribunal de l'espèce humaine. Allez, ne soyons pas chien, certaines scènes sont de véritables tableaux oniriques, c'est bien simple, il aurait suffi d'enlever 1h35 au film pour faire un chouette court-métrage de 7 minutes. On a super hâte de découvrir son nouveau film avec Charlotte Gainsbourg en nymphomane: sans doute un nouveau spectacle familial aux valeurs humanistes et au message d'amour et d'altruisme. Courage, Lars, tu peux encore nous en pondre une bonne petite dizaine de ces bouses pontifiantes!