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Un visiteur
5,0
Publiée le 16 juin 2009
La transgression est une donnée de l'art qui avance, mais ne saurait servir d'alibi au n'importe quoi ou à un discours régressif. Et c'est là qu' Antichrist est fort car il ne tombe jamais dans la facilité du "je choque donc je suis". Vivement le prochain film de Lars von Trier.
Je n’ai jamais vraiment adhéré au cinéma de Lars Von Trier ( En dehors du fabuleux Breaking The Waves !!! ), mais là, je dois avouer qu’Antichrist fait parti de ces films qui ne laissent pas indifférent, que l’on aime ou pas. Pour ma part, j’ai trouvé ca tellement étrange, malsain, glauque et relativement tordu que j’en suis resté « fasciné ». Le choc des images, parfois brutales, la beauté de certaines scènes, particulièrement le prologue, ou encore le jeu d’acteur de Charlotte Gainsbourg et de Willem Dafoe m’ont vraiment marqués !!! La trame « évolue » en dents de scie, même chose pour le comportement des personnages, et c’est une chose que j’aime beaucoup dans ce genre de film qui n’a pas de but bien précis au final, quoi que… Pour dire, l’objectif d’un film en général est de divertir, ce qui est loin d’être le cas d’Antichrist. En résumé, Antichrist est un film que l’on adorera ou que l’on détestera, et pour ma part, j’ai adoré, mais une chose est certaine, ca ne sera jamais le film de l’année ou du siècle bien évidemment. J’encourage les personnes à aller voir ce film uniquement dans le but de vivre une expérience cinématographique assez éprouvante, mais surtout pas pour dire passer un bon moment.
Attention! Armez-vous! Voici un film comme il ne s'en fait que rarement - et c'est tant mieux. Non, "L'empire ses sens", c'est de la rigolade à côté. Après un somptueux prologue en noir et blanc qui nous offre au ralenti une des plus belles scènes d'amour physique sur une déchirante musique de Haendel, quatre chapitres viennent ponctuer ce récit sur le remords et la folie qui s'emparent d'une jeune mère à la suite du décès de son enfant. Quatre chapitres qui vont gagner en intensité et en horreur jusqu'à imposer au spectateur l'insoutenable : la sexualité devenue un objet de haine est alors sujette aux pires élucubrations allant jusqu'à la castration et à l'excision. Heureusement que le coup de la chignole est là pour nous détendre car le film sombre alors dans le ridicule flamboyant. Cela dit, l'épilogue reprend la même esthétique que celle du début : des séquences en noir et blanc avec la même musique de Haendel et cette fois une dimension à la fois biblique et dantesque très impressionnante. Ajoutons l'hommage à Tarkovski et les références au grand David Lynch. Bref, ce film a de quoi susciter des haut-le-coeur (âmes sensibles, on vous aura prévenues!), mais il n'en finit pas d'interroger sur les vertiges de l'être aux prises avec soi-même et avec autrui.
Quel chef d'oeuvre. Film à voir absolument pour les amateurs de vrais films comme on n'en voit jamais. Le scénario est magnifique, l'ambiance inoubliable et les 2 acteurs jouent prodigieusement bien. Je ne comprends pas pourquoi il n'a pas eu la Palme D'Or à Cannes, ce film est de toutes beautés, il mérite tous les prix. A voir sans plus attendre.
Un des films les moins intéressants que j'ai vu ces derniers mois... Les quelques scènes "chocs" ne choquent pas et permettent tout juste de se sortir du semi-sommeil dans lequel on s'était installé. Une étoile pour le jeu des acteurs et la scène d'intro superbement mise en scène et qui laissait présager du meilleur pour la suite...
Je me limite à mettre la moyenne avec 2 étoiles. Je reste partagé en sortant de la salle. Je comprends que ce film ait semé le trouble au festival de Cannes. Il est vrai que l'on ne peut y rester insensible et qu'il interpelle, tant au niveau de la manière dont est traité le sujet, qu'au niveau de la réalisation. Il n'en demeure pas moins que l'interprétation des deux comédiens est excellente.
ça plait, ça plait pas mais ce film n'en reste pas moins qu'un ovni dans le paysage cinématographique actuel. Des images superbes des cadrages époustouflant un prologue magnifique. Alors oui ils y a des scènes choques mais la n'est pas l'essentiel. Ce film restera graver dans ma mémoire pas sa beauté et son audace. à voir, pour un public averti
AH la la.... et moi qui m'attendais à tomber sur un film de grande qualité et d'un contenu aussi complexe que subversif ! Quelle fut ma déception à la vue de ce " m'as-tu vu" ringard et dépourvu de tout sens. Le thème du film repose sur la relation antithétique Mort/Vie retranscrite par exemple dans la scène du début où l'orgasme de Gainsbourg est accompagné de la mort de son fils, ou encore dans le plan de la biche et de son faon mort-né. L'aliénation et l'isolement malheureusement déjà traités un grand nombre de fois dans de grands films tel que Shining, Seul contre tous,ou encore L'île de kim ki duk, ne sont ici qu'un support pour un film pseudo intello mais manifestement branlette. Charlotte Gainsbourg prétendant avoir donné corps et âme pour ce rôle, lorsque qu'on sait que les scènes de sexe (qui représentent une bonne partie du film) furent doublées par une actrice porno allemande, ne peut que nous paraître superficielle et d'une prétention sans nom. Le contexte religieux est totalement absent du film; on peut donc en conclure que le titre fut choisi pour sa portée provocatrice et donc commerciale. Lars von trier se prend donc ici pour un cinéaste de l'extrême et lance finalement un crachat au cinéma de genre, ici molesté et confondu avec trash, perversité et imbécilité. Merci donc à Lars von trier pour sa soit-disante contribution au cinéma d'horreur, mais ... très peu pour moi.
Antichrist n'est pas vraiment mon genre de film mais il dégage une beauté, un esthétique dans l'étrange ou la souffrance assez troublante. Charlotte Gainsbourg est juste hallucinante. C'est le rôle de sa vie!
Que dire du film qui a retourné Cannes en 2009 ? Que dire du film qui a permis à Charlotte Gainsbourg de décrocher sa Palme ? Ou tout simplement : que dire du dixième film de Lars Von Trier ? Une déception. Oui, en quelque sorte ; mais en aucun cas une "merde". On peut dire que, selon certains, le film peut laisser indubitablement perplexe. Le long-métrage est admirablement bien interprété, l'atmosphère en est pesante, le réalisateur jouant parfaitement bien sur la force des décors naturels et sur le talent de ses deux uniques acteurs. L'histoire, apparemment simpliste, est un trompe-l'œil gigantesque, sorte de métaphore sur le deuil et son traitement personnel. On ne peut pas comprendre du premier coup, il faut d'abord analyser le film pour le comprendre et surtout, ne pas aller au-delà des "Charlotte Gainsbourg se masturbe devant l'écran", "Elle se coupe le clitoris en gros-plan" ou encore "Willem Dafoe éjacule du sang". Ce genre de propos pathétiques balancés sans vergogne par la presse française sont d'une stupidité rare car il est tout simplement stupide de se rattacher à ces scènes-là. Se limiter à ces scènes-choc est d'une puérilité incroyable. On peut pourtant ne pas vraiment accrocher à Antichrist, le film étant particulièrement lent, extrêmement étrange, comme un film expérimental difficile à appréhender et plus encore à apprécier. Mais dans le fond, le long-métrage possède un scénario très complexe, profond, original. On aurait sûrement préféré un traitement sombre pour un final à la Rosemary's Baby mais Von Trier a préféré un chemin beaucoup plus houleux, celui de la psycho-analyse, plus difficile d'accès. Ainsi et au final, Antichrist est un OFNI à voir pour ses qualités graphiques (magnifique scène d'introduction), son ambiance oppressante et son scénario hors-du-commun.
Tout dans ce film, de la première séquence ralentie à l'extrême qui, déjà, endort, (malgré la beauté de l'opéra choisi, le seul moment musicalisé du film), le ridicule de certaines situations, les réactions parfois incompréhensibles des personnages peu crédibles (malgré les acteurs sidérants de talent), tout, donne envie de quitter son siège au bout d'un quart d'heure. on se dit qu'il y aura mieux ensuite, et on reste. alors que, vraiment, non.
Je voulais me faire ma propre idée, tant les avis était partagés, Eh bien ! c'est fait. Après un prologue extraordinaire et prometteur, hélas, le film va tourner à l'écoeurement, à l'inutile je ne vois pas en quoi filmer d'aussi "prêt" l'accouplement comme thérapie était utile à l'histoire.Si le film était resté subjectif il aurait emporté mon adhésion. Si je reconnais l'extraordinaire interprétation des deux acteurs, je n'aime pas cette façon de filmer et puis il y a quelques invraisemblances à la fin (même si l'on frise la folie ce n'est absolument pas crédible : le renard qui parle et le coup de la roue et des ciseaux... même si c'est le fruit d'un esprit dérangé) de plus la nudité de cette mère meurtrie (femme objet) cautionne presque la misogynie de son compagnon.. alors je ne mets qu'une seule petite étoile juste pour l'interprétation et encore... Je suis désagréablement surprise que Charlotte GAINSBOURG (dont j'ai apprécié l'interprétation dans d'autres films) se soit prêtée à un tel voyeurisme.
Antichrist est, malgré une réalisation technique particulièrement soignée, un film profondément malsain où s'enchaînent les provocations sadiques. La façon de filmer peut paraître très prétentieuse, et pour couronner le tout, le scénario est bancal, peu accrocheur. Ce film est l'assurance de passer un très mauvais moment... à éviter!
ANTICHRIST se déploie sur un mode assez étrange, bien que complètement en phase avec ce que le réalisateur a fait jusque là. Passé le générique où von Trier, tel qu'on le connaît, cherche un peu à choquer le bourgeois (je vous laisse la surprise de l'insert, plutôt amusant cela dit), il enchaîne très rapidement avec un espèce de "réalisme poétique" (mais rien à voir avec Jean Vigo - encore que...) qui écarte toute idée de fantastique. Au final, le drame qui se joue sous nos yeux a plus à voir avec une réalité sociale qu'avec un vrai film de genre !
Suite de la critique : http://www.matierefocale.com/article-31664543-6.html