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Un visiteur
3,0
Publiée le 27 janvier 2013
Ce film un brin nostalgique est d'une grande tristesse... Il faut souligner le très beau travail (le graphisme et la musique), mais je suis sorti un peu sur ma faim. Un peu déprimé, disons. C'est le genre de film dont on aurait aimé un happy end, comme tous les contes.
L'illusionniste est un hommage appuyé à Tati.C'est sa force mais aussi sa limite.Après un début très réussi la suite est plus convenu voir un peu ennuyeuse.La fin assez émouvante sauve ce dessin animé parfois inspiré.
Eh bien, que nous a fait Sylvain Chomet? Après Les Triplettes de Belleville, tout simplement excellent, il a voulu adapté Tati, sans réussite! Le film propose une vision extrêmement pessimiste sur le monde, sans parvenir à nous convaincre. Il n'y a que très peu de trouvailles pour nous divertir dans ce film sombre et ennuyeux; à aucun moment on est emporté, pris dans l'histoire, on reste assis à se dire "qu'est-ce qui m'a pris de regarder ce film?"
C'est ballot un tel gâchis. Sylvain Chomet à quand même fait Les Triplettes de Belleville, au dessin laid pour certains mais au charme incroyable. Ici plus de ça du tout, le dessin s'est grandement assagit, appauvrit, desséché même, il a vendu son âme au diable. Et ce ne sont pas les quelques décors et paysages un peu joli mais toujours fixes et mal cadrés qui relèveront le niveau. L'histoire quand à elle, si dans le fond elle est très Tatiesque, à la surface n'en ressort que gags mous et éculés, longueurs interminables et nullement poétiques, ambiance pesante et prétentieuse (je suis pas trop sur pour le dernier). L'illusionniste arrivera donc à nous ennuyer sur 1h10, et même à nous donner envie de maudire Sylvain d'avoir ainsi saccager un mythe.
Sylvain Chomet rend l'un des plus beau hommage à l'un des plus grand artistes français : Jacques Tati. D'après un scénario de Tati ce film est d'une puissance incroyable , les dessins sont d'une beautée et respecte l'univers de Tati , graphiquement il n'y a rien à dire , c'est une petite merveille qui me fait dire que l'animation française est vraiment d'une incroyable qualité. Ce film est d'une nostalgie magnifique , une nostalgie qui nous ramène à notre enfance , une poésie délicate et une tristesse qui vous prend au coeur . Ce film relate l'histoire d'un magicien ( sous les traits de Jacques Tati) sur le déclin , en faite ce film est un morceau de notre histoire , d'un monde qui petit à petit disparais . La fille représente cette éclat enfantin que l'on à en chacun de nous et qui est surpris par la plus infime des magies. Le magicien lui veux juste la rendre heureuse et sans qu'il y est besoin de dialogue , le scénario nous emporte dans le tourbillon de la nostalgie grace à des tours de passe-passe . Ce film est en même temps drôle et en même temps triste car ce monde , le monde du Music Hall est finis , les clown sont proche du suicide , les marionnettistes vendent leurs marionnette et le magicien sa baguette. Pour résumer L'illusioniste est l'histoire d'un entre deux , d'une fin celui du music hall et d'un début celui qui arrive l'air moderne , les gens n'on d'yeux que pour les rockeurs efféminé et la vrai magie , les petites choses qui nous illumine se ternisse peu à peu. De plus ce film est servie par une B.O de qualité et je vous conseille d'écouter le morceaux de fin où l'on retrouve tout ces chanteurs passé par le music hall tel Brassens ou Gainsbourg et j'en passe . En gros un pur moment de plaisir et de nostalgie emprunt d'illusion.
Là où Les Triplettes de Belleville oeuvrait sur une trame plus complexe, plus lente, prenant le risque de perdre certains spectateurs en route, L'illusionniste se montre plus fluide, plus linéaire tout en étant calme et contemplatif. Mais il joue surtout davantage la carte du ressenti, sur une histoire simple et des gestes anodins, tissant le portrait de deux personnages « perdus » avec une tendresse non dissimulée. Il emporte avec lui un public plus universel, qui se verra touché par ce destin croisé, ou mieux : qui s'y reconnaîtra. Une fable poétique en apparence simple, mais d'une incroyable richesse et d'un cachet visuel signé et authentique, doublé d'un bel hommage aux arts d'autrefois, et surtout à celui qui doit dormir à présent sur ses deux oreilles : Jacques Tati.
Gran Fan de Jacques Tati, en particulier "Mon Oncle", j'attendais avec impatience ce film de Sylvain Chômet, auteur du célèbre et bizarroide "Veuves de Belleville".
Poetique, scrupuleux, détaillé jusqu'à l'obsessionnel. On retrouve ici la patte d'un vrai geek, un fou du détail,et c'est le point commun qu'il a avec Miyazaki et Jacques Tati.
De l'ampli VOX, avec un groupe de rock rappellant la transition des 50's aux 60's, le logo "Chanel", habillement masqué, qui devient "Flanel", on reconnait la silhoutte new look, de Christian Dior, permettant de situer le film dans le temps. Des objets en vitrine d'un pawnshop, une ampoule qui devient un tour de magie, un kilt qui se soulève et soulève la curiosité, on reconnait un travail d'archive, ou simplement de connaisseur. Il y a des choses qu'on découvre en cherchant, d'autres qu'on acquiert avec le temps, par l'observation passionnée.
Détaillé à l'êxtrême, c'est certainement une qualité dans laquelle je me retrouve et qui me fait aimer ce film tout comme le Voyage de Chihiro, Amélie Poulain ou Mon Oncle. On y retrouve cet aspect extérieur des films de Jacques Tati, on se retrouve à observer, contempler le quotidien avec ses absurdités comiques ou parfois déchirantes, mélant observation sociale d'une époque, et contemplation de la banalité touchante du genre humain.
Ce regard éxtérieur toujours, testament du cinema muet, offre une vision en 2D des sentiments, car ils ne sont ni montrés ni parlés, mais pourtant ressentis avec force.
Salut l'artiste, dans le cinema l'affiche du magicien a été remplacée par celle de Mon Oncle, et notre illusioniste salue Jacques Tati en couleurs sur un écran réel dans un théatre imaginaire.
Détails droles à en pleurer dans une simplicité minimaliste, la voiture remplie de gadgets qui rappellent Mon Oncle et les vacances de monsieur Hulot, cet infini détail de références sont les rouages d'une mécanique lente et inexorable, dans laquelle notre protagoniste muet peu à peu perd la course face au temps qui passe.
Utime départ, avec une majesté d'autant plus touchante qu'elle est modeste, adieu d'un héros d'une autre époque, classe à en mourir derrière sa maladresse et ses apparences marginales.
Le 7ème art c'est L'illusioniste, qui nous en met plein les yeux sans jamais rien nous dévoiler, qui illumine la scène avec des gestes simples, qui nous rend observateur de nous mêmes avec une délicate ironie.
J'avais été prévenu que ce film ne regorgeait pas d'action, cela ne m'a pas empêché de trouver le temps long. Le scenario de Jacques Tati est mou, son personnage principal est mou, le développement de l'histoire est mou, tout est mou dans Tati... Quelques personnages sortent malgré tout du lot, l'écossais alcoolique (pléonasme), le lapin garou et le clown dépressif. A eux trois, ils nous gratifient de quelques scènes divertissantes. Voilà pour la participation de Jacques Tati au film, passons maintenant à celle de Sylvain Chomet : la raison première qui m'a poussé à voir ce film.
Et là, je n'ai pas été déçu, graphiquement parlant, j'ai trouvé ça mieux que les Triplettes. Un soin particulier a été apporté aux jeux de lumières et il en ressort une ambiance exceptionnelle. Les quelques éléments en 3D sont bien intégrés, bref un régal pour les yeux.
Un film d'animation bouleversant de tendresse ,de mélancolie et de délicatesse.Que se soit au niveau des dessins,de la musique , le résultat est juste parfait et apaisant à souhait . J'ai trouvé vraiment remarquable et touchant la façon dont les différents personnages se cotoient et l'émotion qu'ils dégagent sans meme pouvoir utiliser la parole. Moins burlesque que les triplettes de belleville mais tout aussi subtil et encore plus poeétique.
J'ai été déçu par le film, je m'attendais à mieux. Techniquement parlant, le film est nikel. Il ressemble beaucoup aux Triplettes de Belleville. Son principal défaut vient du scénario, je l'ai trouvé affreusement long et creux. Dommage ... j'attendais beaucoup de film
Un film lugubre, dans lequel la disparition d'un monde- le music hall- s'accompagne de celle de ces acteurs et de l'art lui même. Si yoyo- de pierre etaix- permet la fuite dans le réve et un réve de cirque-ici la modernité casse les artistes , les soldent à la devanture des boutiques, les affament, les ridiculisent. Jusqu'à la disparition de la magie manipulatoire dans la scéne finale, où l'on renonce à croire que l on peut encore amuser un enfant. Une tristesse inouie. Trop c'est trop
Un bel hommage à Jacques Tati. Si vous avez aimé « les triplettes de Belleville », ne vous attendez pas à rire autant. Ici, c’est la mélancolie qui règne. Mais l’histoire est belle, les personnages attachants et le dessin magnifique. En deux films, Sylvain Chomet s’impose comme une valeur sûre du cinéma d’animation.
La magie des "Triplettes de Belleville" continue d"opérer. Le film est déjà une pure splendeur d'un strict point de vue plastique tant les teintes chaleureuses, le fondu des décors évoquant des aquarelles que n'auraient pas renié les animateurs Disney des années 60/70 nous transportent dans un ailleurs d'une incroyable délicatesse. Mais, en plus, Sylvain Chomet parvient, par un numéro d'équilibriste dont il s'est fait maitre maintenant, à allier sa poésie et sa propre folie à celle de Tati nous offrant des moments oscillant entre tendresse, émotion, burlesque, sensibilité et non-sense. On voudrait garder à jamais, imprimés sur la rétine, tous ces sublimes paysages d'Ecosse.