En compagnie des hommes
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DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un film dur sans concessions et fascinant ou des hommes decident froidement de se venger des femmes en manipulant une pauvre secrétaire. Ces yuppies sont de vrais salauds sexistes et imbus de leur virilité pret à tout pour la mettre en valeur face à des echecs amoureux. La fin est vraiment terrible et perturbante...
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 avril 2007
"En Compagnie des Hommes" (traduction française pour une fois littérale perdant malheureusement le double sens essentiel du titre original "In the Company of Men") est un film cruel sur la cruauté : certes glacial et déstabilisant, il échoue néanmoins à nous passionner complètement malgré l'originalité et la pertinence de son sujet (le machisme ordinaire et la perversion des rapports humains dans l'entreprise). Surtout, sa conclusion un peu facile (une fois de plus, on avait affaire à une petite machination), si elle ne laisse heureusement aucune chance au happy end, déasmorce la petite machine de guerre construite par Neil LaBute.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 229 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 avril 2026
Ce sont deux cadres sinistres qui, au motif de se venger des femmes, entreprennent de faire souffrir l'un d'elles, prise au hasard. En l'occurrence, celle-ci sera une secrétaire, d'autant plus vulnérable qu'handicapée, qu'ils séduisent à tour de rôle.
Tout en se livrant au récit de ce jeu sordide, le réalisateur Neil LaBute dévoile le sens premier que recouvre le sujet : une satire en bonne et due forme du monde des cadres, son univers impitoyable où l'individualisme, la mesquinerie et l'hypocrisie semblent devoir conditionner la réussite. Chad et Howard sont des incarnations de cette classe professionnelle bien propre sur elle, deux pauvres types qui sont aussi méprisables lorsqu'ils mentent que lorsqu'ils sont contraints de dire la vérité.
Le réalisateur ne surcharge pas les traits, sa mise en scène est sobre, essentiellement en plans fixes, et surtout complètement distanciée. Il ne nous en faut pas davantage, d'ailleurs, pour deviner ce que cet ensemble de situations anodines et paisibles peut porter d'ironie et annoncer de revers...
En revanche, on n'aura pas forcément vu venir l'ultime et machiavélique rebondissement.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 avril 2008
On peut jubiler à contempler la perversion humaine ! C’est l’impression qui ressort de ce film construit comme une série de saynètes filmées la plupart du temps en longs plans fixes. Car il ne s’agit pas ici uniquement de sexisme ou de lutte de pouvoir dans l’entreprise. Les caractères sont certes parfaitement calibrés pour correspondre au sombre complot qui se trame ; et au final, quand on analyse les ressorts de l’histoire, il n’est pas si évident de trancher et de décider qui est vraiment le plus pervers : le cynisme manifeste de l’un masque en effet les faiblesses et la duplicité des autres… C’est cette ambigüité des trois personnages principaux qui rend le film de Neil LaBute si déstabilisant : peut-être qu’un salopard sommeille en chacun de nous ! Et le dénouement nous laisse encore plus désemparé, interloqué, et finalement face à nous-même et à notre sens du jugement. Le film a reçu le Prix du Jury au festival de Deauville en 1997.
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