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Arthur Debussy
189 abonnés
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4,0
Publiée le 17 mai 2012
Pas le meilleur Godard, pas le plus audacieux ni même le mieux interprété, pourtant «Masculin Féminin» est un de ses films les plus intéressants en ce qu'il constitue le parfait reflet d'une époque, tiraillée entre ses désirs et ses contradictions. En véritable éponge, Godard semble avoir assimilé tous les aspects culturels, politiques, sociologiques, religieux,... de la France d'avant 1968. "Les enfants de Marx et du Coca-Cola", situation ambiguë et complexe brillamment représentée, comme toujours avec ironie et humour, mais surtout avec une acuité exemplaire. «Masculin Féminin» est en effet de ces oeuvres décrivant avec pertinence les dérives d'une société en pleine mutation : ici la société de consommation. Les personnages ne sont donc pas de vrais « héros » au sens classique du terme, mais des sortes de caractères-types, de parfaits « spécimens » de la jeunesse d'alors. Nombre de thèmes sont traités, de la publicité aux sondages en passant par la guerre du Viêtnam ou la sexualité et l'avortement, mais tous sont abordés dans un soucis d'objectivité quasi-sociologique. Ceux qui s'attendaient à un film à la «Pierrot Le Fou» seront donc déçus, de même que ceux qui pensaient voir en «Masculin Féminin» l'apologie d'un mode de vie passeront complètement à côté du propos de Godard, à savoir faire le portrait sans complaisance de la société qui lui était contemporaine. Indispensable. [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
De petites saynètes sans conséquence avec de jolis acteurs et actrices prennent l'air du temps de cette époque révolue. C'est mignon, informatif mais franchement Godard est bien un cinéaste sur-évalué.
Paul, tout juste démobilisé, est à la recherche d'un travail et milite contre la guerre au Vietnam. Il est amoureux de Madeleine, une jeune chanteuse qui se préoccupe plus de sa réussite dans le métier que des manifestations sentimentales de son ami. Paul finit par trouver un emploi dans un institut de sondage où il est chargé de faire une enquête sur les principales préoccupations des français. Il habite provisoirement chez deux de ses amies.
Godard s'intéresse ici à la jeunesse des années 60, à leurs opinions politiques, à leurs sexualités, à leurs personnalités.
Il met en scène des personnages qui s'opposent un jeune homme idéaliste et une jeune femme qui est parfaitement intégrée à la société de consommation.
Tout un tas de questions sont posées dans ce film.
Il y commence aussi à critiquer l'impérialisme Américains que ça soit leurs mode de vie ou la guerre au Vietnam.
Une nouvelle fois les dialogues entre les personnages sont fascinant et le grand malheur de ce film est que je constate qu'à l'époque comme tout autre d'ailleurs la jeunesse est toujours aussi tourmentées.
Donnez nous une auto et la télévision et délivrez nous de la liberté.
Une oeuvre à la fois bancale et fascinante, sortant des sentiers battus en terme de narration et d'histoire, celle-ci se montrant assez élusive, mais qui a dans tous les cas le grand mérite de nous immerger dans le Paris mutant des années 60: Jean-Luc Godard cherche à cerner la nouvelle génération, à cheval entre deux époques. Une saynète résume bien ce portrait : "les fils de Karl Marx et de Coca-Cola". L'originalité et la profondeur de "Masculin Féminin" ne sont en tout cas plus à démontrer, et à titre personnel j'ai été assez hypnotisé par cette plongée dans le passé.
'Masculin Féminin' se donne avant tout comme le portrait nécessairement biaisé et parcellaire d'une certaine jeunesse parisienne des années 60. Tantôt léger et drôle, tantôt grave et déroutant, il charme et intrigue. Ses personnages, bien que vains et un peu ridicules, sont attachants et traités sans mépris. Les effets et autres pancartes à la Godard sont quant à eux un peu voyants, et ne semblent pas toujours justifiés par l'histoire (ou plutôt, l'absence d'histoire). Néanmoins, quelques citations restent hautement réemployables, et la bande-son yéyé qui émaille le film est très entraînante.
Très belle mise en scène de la part de Godard autour de ses jeunes comédiens qui joue la vie et la jeunesse avec autant de naturel que possible. De beaux plans séquences et dialogues, comme cette magnifique scène de discussion au bureau entre Jean-Pierre Léaud et Chantal Goya. La parole de Léaud se situe souvent en hors-champs mais c'est ce qui donne cette belle dimension. La candeur de Chantal Goya que Godard utilise en terme d'amoralité est splendide dans ce film, et l'emprise qu'elle exerce sur le personnage de Léaud est palpable. Masculin Féminin est finalement plus un film qui s'entend qu'un film qui se regarde, mais c'est Godard en fait un art véritable et c'est ce qui fait la réussite du film
Avec "Masculin, féminin", Godard dresse un portrait d'ensemble de la jeunesse de 1965, et ce avec seulement une poignée de personnages. Il aborde pourtant un éventail très large de questions de société : la guerre (via le Vietnam), sexualité, engagement politique, société de consommation, instituts de sondage, jeunesse confrontée à un avenir incertain... Forcément, presqu'un demi-siècle plus tard, le film de Godard garde une certaine actualité, à un tel point qu'il est non seulement observateur, mais aussi un chouïa visionnaire : Coca-Cola a pris un peu le dessus sur Marx, et l'on nous abreuve de sondages à longueur de journée. Faussement objectif, Godard a capté l'air du temps sur pellicule, dans un style qui lui est propre (l'image, le son, les intertitres), où se mêle ironie et romantisme.
Jean-Luc Godard retourne à un cinéma plus « essayiste » avec ce portrait d’une jeunesse soixante-huitard en pleine libération à coup de longs plans fixes et de citations. Fidèle à son genre, le film aborde les thèmes de la sexualité, de la guerre ou encore l’avortement très frontalement mais apparait malgré tout très daté, la faute à un jeu d’acteurs très récité et scolaire peu convaincant ainsi qu’une vision aujourd’hui largement dépassée.
Godard, à part Pierrot le fou, n'a jamais, à mes yeux, rien fait d'intéressant, et encore, pour Pierrot le fou, heuuuuuureusement qu'il y a Belmondo qui porte le film ! S'agissant de ce masculin féminin, on a Chantal Goya qui démontre qu'elle peut faire (pas mal) autre chose que chanter (mal), mais Jean Pierre Léaud est toujours aussi calamiteux qu'insupportable (depuis les 400 coups jusqu'à Alien cristal palace). Je n'ai jamais compris l’engouement pour cet acteur, sauf à penser que la "nouvelle vague" avait trouvé en lui un "non acteur" représentatif de la vacuité de ce mouvement (Chabrol mis à part). Bref, vous l'aurez compris, si vous voulez dormir un bon coup, allez voir ce non film de God Art.
Sous-titré "15 faits précis", le film de Godard annonce qu'il n'est pas une histoire structurée et chronologique, bien que la liaison entre Paul et Madeleine ait un début et une fin. Le film est une agglomération de scènes dûment numérotées qui proposent le visage de la jeunesse française -masculine et féminine- des années 60, jeunesse attachée à Karl Marx et à Coca Cola. Bien sûr, le style délié de Godard nous oblige à une attention soutenue, avec ses incrustes, ses citations et ce bruit de rue qui, toujours, couvre les dialogues. Si bien qu'une partie du propos de Godard, parfois incertain sinon ésotérique, nous échappe par moments. Peut-être est-ce une façon de dire le peu d'intérêt que lui inspirent ses propres dialogues.
"Masculin-féminin" est un témoignage sociologique étonnant et exhaustif sur une jeunesse dont Godard expose la conduite face à la politique, à l'amour et à la sexualité, à la vie active...L'incompréhension qui caractérise la relation conflictuelle entre Jean-Pierre Léaud et Chantal Goya stigmatise un contraste entre garçons et filles, une disparité aux accents mysoginiques Paul est un sentimental cultivé, un gauchiste attaché aux valeurs humaines et capable de s'engager. Tout l'oppose à Madeleine, égocentrique ignorante et starlette du hit-parade dont le succès est le seul souci. La jeune femmes et ses amies sont incapables d'aimer et de réfléchir sur leur époque. "Masculin-féminin", malgré sa complexité et son caractère élitiste, reste un film attachant et original.
Quelques petits moments de bravoure, un, bon petit moment vintage quoi. Léaud comme Goya sont agréables à voir évoluer avec leurs jeunes tronches. Les qualités et les défauts d'un Godard ici, lers défauts l'emporte un peu, Toujours original mais Godard ne devrait jamais dépasser 1H30 de film, bon là ça fait 1H39 mais ça en parait 2 tellement Godard est bavard et a de messages a placer ici et là. Léaud et Goya au top, Godard un peu moins 3/5
Du subjectif pour du Jean-Luc Godard. Un film aussi beau que triste, bobo que riche. J'ai aimé ce film et son histoire ainsi que ses enjeux avec la guerre du Vietnam, une guerre conflictuelle qui fut longtemps critiqué.
Deux mecs s'embrassent dans les WC (on est en 1965 !), JP Léaud écrit sur la porte "à bas la république". Déjanté, inclassable, drôle. Plein d'idées, l'air de rien.
J'ai eu l'occasion de voir le film lors du 69 ème festival de Cannes dans la salle Bunel. Je ne l'ai pas vraiment apprécié mais c'est un classique. Il m'a parut long car il n'y avait pas d'action, j'ai eu du mal à comprendre l'histoire et de plus le son dans la salle étant assez fort on avait l'impression que les acteurs criaient. Néanmoins il est intéressant car il relate bien les inégalités hommes femmes lors des années 60.