Mange prie aime cultive malheureusement tout ce qu’on peut ne pas apprécier chez une femme, ou dans un magasine féminin. Il est difficile de mettre au grand jour les défauts du film tant il concerne un tout, l’œuvre dans sa globalité. Si le livre peut être considéré comme acceptable car il est une histoire peu banale, on peut l’accorder, le film était cependant extrêmement dispensable. Et même si le personnage principal a quelque chose a faire passer, cela reste extrêmement contestable, et on a énormément de mal a s’attacher a cette jeune femme, d’autant plus qu’elle est jouée par Julia Roberts, qui bien qu’elle dispose d’un capital charme certain, ne parvient cependant pas a retirer le coté bourgeoise frustrée lectrice de magasine de psychologie qui ne sait pas quoi penser au personnage. Ainsi, beau voyage ou pas, on ne peut pas cautionner un étalement aussi important de cliché de magasine féminin (mon mariage est nul, la méditation c’est cool, l’italien c’est beau, manger c’est bien…), une voix-off au monologue parfois peu compréhensible, et surtout, l’absence totale de cohérence (ou d’explication) dans le comportement de la jeune femme : elle quitte son mari et se met a pleurer les larmes de son corps vis a vis de son mariage pour une raison inconnue, se refuse d’aimer des hommes alors qu’elle est celle qui a trahi dans le passé etc… Reste la sympathique blonde et les acteurs, Richard Jenkins en tête, absolument génial. L’histoire n’est pas mauvaise, mais s’adresse uniquement a un public féminin, et spécialement de femme divorcée, et c’est ca le problème, nous n’en sommes pas tous, et le film est difficile a apprécier dans ce cas.