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Un visiteur
2,0
Publiée le 29 août 2012
Un peu (un peu beaucoup…) déçue par ce film, dans lequel j'ai eu beaucoup de mal à entrer (si toutefois je l'ai jamais fait…) et auquel j'ai eu bien du mal à adhérer (itou). C'est caricatural, surjoué, et donc mal joué. Tout est très prévisible et il n'y a rien de novateur. Seule la fin est jolie, et pleine d'espoir, cela nous laisse sur une note positive, incitant à bien noter l'ensemble. Dans le même style, je préfère nettement Tomboy, plus naturel, parfaitement interprété, bien plus crédible. Seules des critiques dithyrambiques m'avaient convaincue de regarder cette Vie en rose, on ne devrait décidément jamais se laisser influencer…
Ce film est vraiment très touchant. C'est l'histoire d'un petit garçon qui ne comprend pas pourquoi dieu lui à donner un chromosome 'Y'. Il rêve qu'un jour la nature le change en fille. Malheureusement, il subit l'incompréhension de sa famille et la discrimination de son voisinage. On est amené à se poser la question comment réagirait-on à la place de ces parents, comment faire face à la réaction démesurée des voisins sans pour autant voir l'amour vers son enfant se dissiper. Superbement mis en image ce film trop méconnu mérite d'être vu.
Petit film très sympathique, grâce à l'excellente interprétation de l'acteur principal. On peut juste regretter que le réalisateur forcisse un peu trop le trait sur le monde des adultes, notamment les parents et plus particulièrement le père, qui en plus joue assez mal.
Bonjour à tous ! J'ai regardé ce film cette nuit, je ne l'ai pas trouvé très réaliste, mais très interessant ! malheureusement un problème technique m'a empêché de voir les 10 dernières minutes.... quelqu'un peut il me raconter la fin ? merci d'avance
Un grand merci à Arte d’avoir rediffusé « Ma vie en rose ». J’ai eu un coup de cœur pour ce film, réalisé il y a plus de dix ans par Alain Berliner, l’un des auteurs de la saison 2 de Clara Sheller. Son film de 1997 n’a pas pris une ride. L’émotion est toujours là, intacte, sans pathos inutile, sans effets appuyés. La réalisation laissant une large place à l’onirisme nous fait entrer dans cette famille déchirée par les penchants innocents de l’enfant pour ce que les adultes appellent se déguiser. Ludovic qui a 7 ans et devrait donc se conduire « raisonnablement », est en quête de son identité. Il est persuadé que Dieu par distraction a laissé tomber dans la cheminée le chromosome Y qui lui était destiné. La plupart des scènes se passent sans illustration musicale ce qui accentue leur côté en même temps coup de poing et décalé et laisse le spectateur libre de ses émotions, non téléguidées alors par la musique. Les couleurs sont acidulées, franches, faisant ressortir par contraste la détresse du petit garçon et de ses parents. Cette manière de filmer est magistrale. Les parents, passant de la perplexité au désespoir, ne sont pas présentés de manière manichéenne : l’influence délétère de l’entourage se fait aussi sentir sur eux, les grignote insensiblement. Saluons l’excellence du jeu sobre et retenu, profondément émouvant, de Michèle Laroque et J.P. Ecoffey. Ce n’est pas un film sur l’homosexualité, ce thème est seulement soulevé par les adultes qui stigmatisent l’attitude du petit garçon en projetant sur lui leurs problèmes de grands et en le culpabilisant, et l’hypocrisie de la société est alors dénoncée avec drôlerie et pertinence. Je vous laisse découvrir la pirouette dont se sert le réalisateur pour s’échapper du drame dans lequel le film s’enfonçait peu à peu. Cette option vient détendre l’atmosphère sans rien enlever à la gravité du sujet. Il est à noter que le touchant Georges du Fresne interprétait le rôle de Marcel Proust enfant dans « Le temps retrouvé".
Une production rafraîchissante et audacieuse dans le marécage qu’était déjà il y a dix ans le cinéma français, frileux, répétitif et tellement conventionnel. Normal, le réalisateur est belge, donc forcément un peu déjanté… Le réalisateur parvient à aborder le thème de la bisexualité dans l’enfance à la fois avec subtilité, poésie et drôlerie, sans éluder son aspect douloureux mais sans s’appesantir non plus dans le pathos, bref tout en sensibilité et en finesse… C’est bien joué ( mention spéciale à Hélène « Madame Lequesnoy » Vincent en grand-mère olé-olé) et la mise en scène est impeccable.
Tout simplement magnifique, émouvant, beau, juste... les adjectifs s'épuisent... Une belle leçon de vie sur la différence, qui peut également toucher les enfants (qui en souffrent en silence) sur divers sujets tels que celui-ci par exemple. Michèle Laroque est remarquable, comme à son habitude, mais c'est surtout le jeune Georges du Fresne , bluffant et impressionnant de naturel, qui possède une puissance énorme dans le regard et les expressions. Ce petit garçon, convaincu d'être une petite fille et d'avoir été victime d'une erreur de Dieu, se plonge en permanence dans son monde intérieur par seul but de rêver de la vie qu'il souhaite avoir tout en espérant y parvenir un jour. Le monde irrationnel dans lequel Ludovic s échappe est très touchant et est rempli de magnifiques métaphores permanentes. Un film extrêmement émouvant, dans lequel on souffre à la fois pour cet enfant incompris et pour ces parents perdus et rejetés de tous malgré eux. Il est très dur également de voir cet énorme fossé se creuser entre ce tout petit enfant de sept ans et ses parents pour un problème habituellement réservé aux adultes, pour qui ce mal de "différence" est déjà dur à vivre. Ma vie en rose est certes magnifique, mais a surtout la particularité de prôner le droit à la différence, quel qu'il soit, par une histoire concernant un enfant dans le but d'un impact de sensibilisation encore plus fort. Un film culte, qui prend aux trippes, émeut, passionne et qui scandalise également à la vue des nombreuses preuves d'intolérance que cet enfant doit subir. Un Golden Globes amplement mérité !
Magnifique film . Je rejoins les autres critiques quand elles annoncent un film trop méconnu. Mais finalement comment peut-il en être autrement d'un film qui met tellement clairement - mais sans stéréotypes, ni pathos, ni voyeurisme - chaque membre de la société face à ses responsabilités ? Le réalisateur fait preuve d'une grande finesse, et démontre magnifiquement les constructions sociales de l'identité sexuelle dans notre société. A voir. Et un film qui devrait figurer parmi les films à voir durant la scolarité. Bravo au réalisateur et aux acteurs.