En voyant le nom du réalisateur, celui qui a réalisé la ligne verte ou même les évadés, je m'attendais un film excellent. Malheureusement a part l'acteur principal, le jeu des autres acteurs est moyen voir pathétique pour certains. Heureusement le scénario est plutôt bien ficelé et l'angoisse est très présente grâce a une ambiance à son paroxisme. Malgrès ces qualité du film je m'attendait à mieux, The Mist reste un bon film de serie b. 3.5/5
D'un brouillard mystérieux et inquiétant, Frank Darabont (Stephen King) fait surgir d'horribles et gigantesques créatures. Ce huis-clos horrifique est un sommet du genre : effrayant, tantôt gore, sans omettre d'égratigner au passage l'obscurantisme et le fanatisme religieux. Le film transcende les réactions et les relations humaines dans des circonstances extrêmes, montre comment elles peuvent faire ressortir le meilleur comme le pire. Et la fin est audacieuse et terrible.
Terrible illustration de l'étendue des failles et vices de l'Homme: bêtise, déni (dans des dimensions déroutantes), égoïsme, inconséquence, lâcheté ou absurdité, cette incursion de bestioles (particulièrement répugnantes et effroyables par l'étendue de leurs attaques létales) bien que s'insérant dans la brumeuse atmosphère fantastique se révèle un prétexte pour faire émerger les ombres intérieures des personnages campés avec intensité (hormis le garçon assez irritant). Malgré quelques saillies de bien-pensance dans certains dialogues, la lecture didactique demeure indécidable puisque les imprécations d'une furieuse fanatique cachent une interprétation sensée au vu de l'évolution de la situation, manifestement tragique. Ainsi est-il ardu de trancher entre réaction rationnelle et spirituelle jusqu'à l'issue déchirante de cruauté, exemple ultime de l'ironie de la vie... Terrifiant de lucide pessimisme.
Petit chef d'œuvre à son niveau, The Mist est une excellente adaptation de Stephen King, adapté par Frank Darabont, duo à qui l'on doit la Ligne verte. Ce film a un coté assez terrifiant car on ne sait pas ce qui nous attend derrière cet épais brouillard. Des monstres voraces, on le comprend assez vite, mais il y a t'il un échappatoire ? Quel taille fait ce nuage ? Les secours vont il arriver ? Est ce un cataclysme biblique ? Comment survivre ? Faut il être solidaire ou individualiste ? Toutes ces questions nous hantent durant le film et en cela le film est angoissant. La fin est déchirante de par les choix faits et la conclusion de l'histoire est terrible.
Balayons déjà les critiques qui n'ont pas lieu d'être : Les effets spéciaux ? Moi ils ne m'ont pas gêné et de toute façon, je ne juge pas un film sur ses effets spéciaux. Les réactions des protagonistes seraient dénuées de logique ? Ceux qui ont vécu l'expérience d'une panique savent que dans ces moments-là, la logique est rarement au rendez-vous. Cela dit le film n'est pas parfait et fait parfois preuve d'une certaine mollesse, surtout dans sa première partie, de plus certaines scènes restent bizarres, pourquoi par exemple aller réparer une machine qui ne sert à rien (?) Mais bon, à côté de ça, quelle claque ! Le microcosme dans le supermarché est super bien vu, et si Thomas Jane n'est pas vraiment un héros, c''est justement parce qu'il est un anti-héros (sinon ça n'aurait pas été le même film)..Le tour de force du film est d'avoir introduit le personnage de Madame Carnody joué par Marcia Gay Harden avec une telle conviction qu'on a envie de la sortir de l'écran pour la baffer, l'une des pires bonnes femmes que l'on a pu voir à l'écran et une bonne satyre des délires évangélistes. Il y a des moments de très grande tension. Et puis cette fin, peut-être jouée un peu trop mélo (la longueur, la musique) mais véritable coup de pied aux conventions hollywoodiennes. Sinon quelques-uns se sont amusés à suranalyser le film (Wikipedia comme d'hab), ben non ce n'est pas parce que ça se passe dans un supermarché que ç'est un film qui dénonce la société de consommation !
*The Mist* de Frank Darabont est une adaptation très fidèle de la novella de Stephen King, capturant parfaitement l'atmosphère oppressante et la tension psychologique qui règnent dans l'œuvre originale. Le film reste proche des personnages et des thèmes du livre, en explorant la peur de l'inconnu et la fragilité des rapports humains face à une catastrophe. Ce qui le distingue vraiment, c'est sa fin bouleversante, qui diffère de celle du roman et surprend même les fans de King. Ce choix audacieux de Darabont en fait un dénouement à la fois tragique et inoubliable.
Nouvelle adaptation d'une œuvre de Stephan King pour Frank Darabont et nouvelle réussite là où d'habitude on ne peut pas dire qu'elles soient couronnées de succès. C'est un film d'horreur à la fois gore et psychologique. Ce groupe de réfugiés reclus dans un supermarché va subir les assauts à répétition de ces insectes. Avec comme mode de défense, les moyens du bord. Donc pas grand-chose. Les morts sont violentes d'autant que l'ennemi est invisible. Caché par la brume ayant envahi cette petite ville soudainement. Pourquoi ? Qui est ce monstre au fait ? On ne comprend pas. D'autant que la situation devient vite urgente. Les rescapés comprennent rapidement qu'ils ne peuvent pas rester éternellement barricadés. Qu'il va falloir tenter une sortie pour chopper des vivres, des médicaments. Savoir s'il y a des survivants ailleurs. En dehors de cette partie horrifique, Darabont scrute à la loupe le comportement de cette population retranchée et ce n'est guère brillant. C'est difficile de dire comment on s'organiserait sous une telle pression. Mais la solidarité ne s'instaure pas vraiment. Les attitudes sont agressives, tout le monde doute de tout le monde. Il y a de l'énervement, de la fatigue, de la peur. Tous ces sentiments mélangés ne font pas bon ménage. Ajoutons à cela une obsédée de la religion séparant le groupe en deux parties à cause de ses prédications entre ceux qui croient au diable et ceux qui n'y croient pas et on se dit qu'ils sont décidément très bien partis. Comment peuvent-ils y voir une éventuelle intervention divine alors qu'il y a bien plus pressant ? Comme si finalement Darabont nous disait que ces gens, incapables de se coordonner, se divisant pour des broutilles, ne méritaient pas d'être sauvés. La conclusion est même pire que sombre. Elle est insupportable. Et elle pose des questions sur la conscience du héros à se remettre d'un tel geste. Je ne m'attendais pas à être tellement secoué ni à me poser autant de questions.
The Mist est une adaptation plutôt réussie de livre de Stephen King. Plutôt simple dans son intrigue (un groupe d'individu se retrouve coincé dans un supermarché par un brouillard complète opaque d'où surgissent des créatures apocalyptiques), le film et la réalisation de Frank Darabont sont redoutables d'efficacité. La folie dans laquelle s'engouffre les survivants est angoissante. Les acteurs jouent plutôt bien, même si ce n'est pas forcément ce qui ressort du film (à part peut-être la prestation de Marcia Gay Harden, assez flippante). Les effets spéciaux passent encore aujourd'hui et les créatures diaboliques font encore pas mal peur (je ne suis pas certain pour autant qu'ils seront pérenne avec le temps). Le final (qui, de ce que j'ai compris, se détache de celui du livre) est glaçant (chapeau bas pour ce choix franchement audacieux). Une adaptation de Stephen King qui aurait mérité d'être un peu plus connue.
Quatrième adaptation d'un ouvrage de Stephen King pour Frank Darabont qui donne vie à The Mist sur grand écran, pour un résultat très inégal. L'histoire nous fait suivre un groupe de personnes qui vont se retrouvées prises au piège dans un supermarché vu que dehors une étrange brume semant la mort les entoures et les menaces. Ce scénario est malheureusement constamment en dents de scie, la faute à un rythme loin d'être palpitant hormis les rares scènes ou l'on aperçoit les créatures. Le reste du temps on assiste à des moments beaucoup trop bavards et inintéressant. Résultat, les deux heures se font grandement ressentir, même si la deuxième heure devient plus sombre et sanglante. Le film est tout de même très mature mais on peut regretter que les thèmes abordés, liés à la situation, ne soient pas plus exploités au détriment des tracas de chacun des individus. Des protagonistes franchement problématiques et qui sont le principal défaut de ce long-métrage. En effet ils sont peu attachants, la faute à des acteurs très peu convaincants. Ils ne peuvent pas tous être mauvais donc cela doit venir de la direction d'acteurs, mais le ton sonne totalement faux lors de leurs interactions. Aucun n'est à sauver au niveau de l'interprétation. Mais le pire rôle est celui de la religieuse tout simplement insupportable. Les relations entre tous ces individus véhiculent tout de même des émotions mais c'est impossible d'y croire tant tout cela est détruit par le jeu des comédiens et par des répliques pathétiques et grotesques. Hélas la forme est à peine mieux que le fond ce qui surprend étant donné le metteur en scène. Mais la réalisation de Frank Darabont souffle le chaud et le froid. Elle est souvent proche du téléfilm même si son aspect presque documentaire la rend immersive à défaut d'être esthétique. Elle comporte tout de même quelques idées de mise en scène, mais certaines transitions sont assez faibles tout comme les effets-spéciaux en demi-teintes. Ce visuel offre une ambiance pas toujours présente même si cela est rattrapé par la b.o. qualitative signée Mark Isham parfaitement en adéquation avec l'atmosphère et qui parvient même à surprendre via certaines de ses sonorités, qui dénotent avec le genre mais qui lui sied à ravir. Ses compositions sont une des plus grande qualité du film et donnent envie d'être réécoutées au-delà du générique de fin. Un final qui nous gratifie de vingt dernières minutes qui rehaussent grandement le niveau et l'intérêt du long-métrage, avant de se conclure sur une fin d'une grande cruauté particulièrement impactante et mémorable. Tout cela fait d'autant plus regretter que le film n'est pas bénéficié d'autant de soin sur toute sa durée même si de toute façon la prestation des acteurs plombe à elle seule The Mist, qui au final est une œuvre mitigée, dont les défauts prennent le pas sur ses qualités.
Ce film est une critique acerbe de la société Américaine, bien pensante avec tous ces travers, l'avocat enclin à faire des procès au premier venu, les habitants de l'Amérique profonde qui ont un complexe d'infériorité vis à vis de leurs congénères des villes, mais surtout, c'est une attaque franche et net contre tous ses pourvoyeurs de la bonne parole chrétienne, fanatisme fou furieux, qui déchire le monde depuis qu'il est monde. Alors certes, le brouillard et les méchantes bébêtes sont là pour nous distraire et, elles sont le déclencheur de cette hystérie, mais le principal reste la satire de notre société. Sans parler de la fin, complétement hors cadre avec la bienséance des films Américains, un vrai partit pris, on se dit mais non, et puis le réalisateur le fait, incroyable. Alors certes, parfois le film tombe dans le verbiage, mais dans l'ensemble la tension est assez bien maitrisé. Clin d'œil dès la première scène à John Carpenter et l'affiche de THe Thing, en arrière plan dans l'atelier de l'artiste. Pour toutes ses raisons, le film est puissant et reste une très bonne surprise frôlant l'excellence.
De Frank Darabont (2008). Certainement l'une des meilleurs adaptations cinématographiques d'un ouvrage de Stephen King. Pourtant au premier abord on pourrait être un peu déçu de par la photographie voire les effets spéciaux . Peut être mais la force du film que l'on trouve dans l'ouvrage est la description hallucinée d'une ''Amérique'' en proie à ses propres peurs et délires carrément paranoïaques. Une flopée de personnages autant caricaturaux les uns les autres mais une véritable vitrine de ce qui fait l'Amérique. De la folie religieuse intégriste au raciste primaire, du fou furieux au soldat poltron, une myriade de personnalités qui tétanisée par le vide créé par ce brouillard mystérieux et horrifique vont dans une volonté de survie à la fois s'affronter et dévoiler tous leurs travers.En ce sens, l'idée développée dans le livre qu'est le brouillard qui nous enveloppe et annule notre vision est excellente .La peur du noir , du vide étant depuis toujours un ressort imparable à l'horreur. Un film un peu survivait au huis clos étouffant et surtout avec une fin hallucinée ! Le pied !
Avec Thomas Jane, Marcia Gay Harden, Laurie Holden
Pourquoi tous les romans de Stephen King adaptés à l'écran sont-ils tous des bouzes ? Qu'est-ce qui m'a le plus exacerbé : la fin du film aussi mauvaise que tout le reste du film ou quand j'ai découvert que cette niaiserie a été réalisée par Frank Darabont ?
Frank Darabont livre avec efficacité un film de monstres honorable qui mérite le détour. C'est de la bonne science-fiction, plutôt assez rare de nos jours. La mise en scène, le montage et le son fonctionnent comme sur des roulettes, les acteurs sont bons avec notamment l'excellent Toby Jones. Malgré un budget assez limité, (surtout au niveau des effets-spéciaux), nous sommes happés par l'histoire proposée par " The Mist ", qui use du brouillard à merveille pour la terreur et la conter insidieusement, susurrant ses horreurs dans le vague et les interrogations tout en rajoutant une critique cinglante de l'humain et de son fanatisme religieux. Le long-métrage assure à 100% dans l'épouvante-horreur en jouant sur l'atmosphère oppressante d'une menace venue de l'extérieure, mais moins subtile en tant qu'adaptation de l’œuvre écrite par Stephen King. Si par moment, certains plans de l'intrigue reste assez convenus, le cinéaste réussi a crée un véritable petit huis-clos horrifique, maintenu à un rythme efficace avec ce troublant récit, qui nous mène allègrement dans une ambiance saisissante, vers une fin dès plus traumatisante et dès plus sadique et horrible qui soit. Un ovni du genre.