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Un visiteur
0,5
Publiée le 21 février 2008
Pourtant, j'avais vu la bande annonce... Je ne sais pas comment je me suis retrouvé face à ce film, mais autant dire que dès le générique, j'ai su que ça allait être une épreuve. Comment peut-on encore faire de tels génériques ??! Concernant le film en lui-même, des comédiens... sur lesquels il vaut mieux ne rien dire ; des décos... on ne peut plus cheap ; des mouvements de caméra... étranges (!) ; un montage... banal ; mais un scénario... excellent !! (pour un court-métrage !!) Long, très long, seule la fin est intéressante ; alors si vous avez le courage, ou du temps à perdre...
Ce film est à l'image de la production ciné française actuelle à savoir lourde et pénible. Le film est lent et à la consonnance pleurnicharde malgré qu'il se veuille être une "comédie". Les acteurs jouent des rôles creux et sans intéret.
Eloïse passe de clerc à notaire d’un jour à l’autre, grâce au besoin de transmission de son patron. La jeune femme a réussi sans passion, presque par accident. Elle se retrouve à un carrefour: le nid douillet est construit, et la solitude commence à rogner l’espace. Mais quelle solitude ? Elle se sent seule et socialement exclue : le célibat est un état suspect. L’absence d’enfants pour une femme qui approche la quarantaine sous-tend une sorte de handicap social dans la société française de 2008. (Et je sais de quoi je parle, j’ai 36 ans… enfin presque 37.) Elle va donc tenter de remplir ce nid comme on fait son marché. Au fond, elle cherche chez l’autre quelque chose qui doit d’une part combler sa propre vacuité, et d’autre part lui permettre d’aligner son image aux exigences sociales de son sexe et sa classe d’âge. Une peinture bien déroulée : le propos est actuel, le ton juste, les plans soignés. La solitude et les questionnements d’Eloïse, relayés par les autres personnages, se révèlent dès le départ. Les profils crispés et anxieux des ‘duellistes’ de speed-dating sont filmés avec outrance. Eloïse finit par épouser un homme qu’elle n’aime pas. Elle se pose en mère de famille bourgeoise. Après ce médiocre compromis, sa quête continue. Son époux, ses enfants, le vernis social brossé jusqu’aux coutures ne suffisent pas. C’est une histoire désenchanté. La peinture d’une réalité désespérante, une description sans humour, sans contre point, sans proposition, mais surtout qui ne soulève pas la question essentielle : l’absence de profondeur, d’exigence, de l’existence intime de chacun, garante de dignité. La fabrique des sentiments se contente de dresser un constat navrant : l’absence de passion. Or, l’être humain se définit justement, entre autre, à travers ses passions. Ce film est sinistre.
Un film très juste et merveilleusement bien fait, qui m'a beaucoup touché. Toute personne qui s'est retrouvée célibataire, sans enfant, passé 30 ans pendant une période assez longue, comprendra et se retrouvera dans ce film. L'angoisse de la solitude, les exigences et la difficulté à tomber amoureux y sont parfaitement décrits. Les regrets aussi. Les acteurs sont très bons. Certaines répliquent dépeignent parfaitement la réalité. Un film à voir absolument !