"Burn After Reading" des frères Coen est un joyeux chaos où le burlesque rencontre l'absurde. Le scénario, plein de quiproquos, joue sur les malentendus avec une habileté qui captive. Brad Pitt, dans son rôle de coach naïf, est un régal de fraîcheur, tandis que Clooney, en séducteur paranoïaque, frôle la caricature sans s'y enfoncer. Malkovich, impeccable mais un peu trop sage, aurait pu pousser son personnage plus loin.
Le film est visuellement simple, mais cette sobriété met en valeur le jeu des acteurs. Après un démarrage en fanfare, le rythme s’essouffle, mais la scène du placard, brutale et inattendue, redonne un coup de fouet à l'intrigue. Malgré quelques longueurs et une fin qui divise, "Burn After Reading" est une satire acide qui, sans révolutionner le genre, marque par son cynisme et sa maîtrise.
Autant le dire, à sa sortie, le film m'avait laissé froid : je trouve qu'un film sur deux des frères Coen est nul, mauvaise pioche. Je viens de le revoir et le redécouvre. L'histoire improbable d'un gars viré de la CIA qui écrit ses mémoire qui tombent dans les mains de gros nuls qui pensent avoir découvert un trésor et s'improvisent espions. Les personnages sont tous plus débiles les uns que les autres et à ce jeu, Brad Pitt et Georges Clooney s'éclatent manifestement ! On est évidemment dans la farce mais la tête de débile de Brad Pitt découvert dans le placard ou Georges Clooney addict au footing ou aux bricolages osés, c'est franchement marrant ! On notera la scène finale avec un JK Simmons à l'aise dans un rôle écrit pour lui.
Quel délire encore des frères Coen ! Cette comédie parodique d’espionnage loufoque met en scène une tripotée de losers et d’idiots qui vont se croiser dans un fatras insensé fait de quiproquos tordants. Les dialogues sont un régal du genre et le génial casting s’éclate avec en tête les timbrés que sont John Malkovich et Frances McDormand sans oublier un Brad Pitt imbécile irrésistible et un George Clooney à contre emploi bien attaqué aussi. C’est complètement décalé tout en étant finalement assez plausible par les concours de circonstances présents. En tout cas on rigole beaucoup et le scénario est bien plus intelligent qu’il n’y paraît, la réalisation étant comme toujours avec les frangins Coen aux petits oignons. Ce n’est pas le plus grand métrage des frères mais Burn After Reading reste très réussi.
1h30 de vie perdue sur ce "film" en carton. Lenteur incroyable, du burlesque neuneu, un scénario mince comme une feuille de cigarette. Nous n'avons pas ri une seule fois... C'était quoi le but ? Tu enlèves du générique des noms connus comme PITT et CLOWNEY, il reste que dalle... Fuyez si vous pouvez. PS : Désolé pour ceux qui ont mis 10 balles pour voir ça au ciné.....
Une œuvre remarquablement astucieuse, brillant par la finesse de ses dialogues. Mention spéciale pour le jeu de Brad Pitt, les plus jeunes découvriront l'origine d'un meme populaire sur les réseaux.
Joel et Ethan Coen s’amusent à déconstruire les conventions du thriller d’espionnage avec Burn After Reading, une comédie noire où l’idiotie humaine s’étale dans toute sa splendeur. Malgré des moments de pure hilarité et un casting de stars prêt à tout pour vendre cette fable absurde, le film semble parfois étouffé par sa propre mécanique et son cynisme omniprésent.
Avec Brad Pitt en entraîneur de gym crétin et Frances McDormand en éternelle insatisfaite obsédée par son apparence, le duo principal brille par son engagement total dans des rôles volontairement grotesques. John Malkovich, en analyste de la CIA désabusé, offre une performance savoureusement outrée, tandis que George Clooney, dans son éternelle collaboration avec les Coen, incarne un Harry Pfarrer aussi charmant que pathétique.
Malgré leurs performances souvent jubilatoires, les personnages peinent à transcender leur fonction comique. Ils sont brillamment idiots, mais l’écriture semble se complaire dans cette idiotie au point de refuser toute évolution ou nuance. Ce sont des caricatures, et si cela fonctionne pour les besoins de l’humour, cela limite aussi l’impact émotionnel du film.
Le scénario s’articule autour d’une série de quiproquos et d’enchaînements absurdes, à commencer par un CD contenant les « mémoires » d’un agent déchu de la CIA, mal interprété comme un document classifié. Ce point de départ promet une satire mordante des travers bureaucratiques et humains, mais le film se contente de multiplier les situations absurdes sans toujours approfondir son propos.
Les Coen réussissent néanmoins à créer une tension comique dans certaines scènes, comme la tentative maladroite de chantage par les personnages de Pitt et McDormand. Mais au fur et à mesure que l’histoire progresse, les péripéties deviennent étrangement prévisibles, et la répétition des mêmes tropes finit par diluer l’effet de surprise.
En surface, le film semble vouloir moquer plusieurs aspects de la société américaine : l’incompétence institutionnelle, l’égocentrisme et la superficialité. Pourtant, il ne s’attarde jamais assez longtemps sur une seule de ces cibles pour qu’une critique cohérente émerge. Chaque idée satirique est effleurée, puis abandonnée au profit d’une nouvelle absurdité.
Ce choix assumé d’éviter toute profondeur thématique donne au film un ton léger et désinvolte, mais il en limite aussi la portée. Si les éclats de rire sont fréquents, le spectateur reste en quête d’un message plus durable, d’un ancrage émotionnel ou intellectuel qui ne viendra jamais.
Les frères Coen maîtrisent indéniablement leur art. La réalisation est précise, et la photographie d’Emmanuel Lubezki, tout en sobriété, capture parfaitement le cadre aseptisé de cette galerie de personnages décalés. La bande originale percussive de Carter Burwell est efficace, soulignant le ridicule grandiloquent des situations sans jamais tomber dans l’excès émotionnel.
Cependant, cette perfection technique crée une certaine distance. L’ensemble est si méticuleusement calibré qu’il perd parfois l’énergie spontanée nécessaire pour animer une comédie noire de cette envergure.
La résolution du film, où la CIA décide d’oublier les événements absurdes qui se sont déroulés, est une fin cohérente avec l’esprit du récit. Elle met en lumière le vide et l’inutilité des actions des personnages, mais elle risque aussi de frustrer le spectateur en quête d’un dénouement plus substantiel.
Burn After Reading est une exploration hilarante et habilement construite de la stupidité humaine, mais son insistance sur le vide et l’absurde finit par en limiter la portée. Si le film divertit, il ne marque ni le cœur ni l’esprit. Une comédie noire qui brille par ses éclairs d’intelligence, mais qui reste piégée par son propre cynisme.
Très bonne comédie des frères Cohen où Brad Pitt et George Clooney se font plaisir et nous font plaisir, tous les personnages sont amusants tellement ils sont bêtes. Le scénario est excellent et le film est plutôt court, ce qui est un point positif de cette comédie loufoque
Très bon film, avec un Brad Pitt à contre courant, un George Clooney en dragueur invétéré, et un John Malkovich au meilleur de sa forme. On passe un moment bien agréable devant ce film désopilant.
Les frères Coen nous offre ici sûrement leur meilleurs comédies, parce que j'ai personnellement bien rigolé. Le gros point fort sera évidemment l'écriture du scénario et des personnages. Tous les acteurs sont bons, surtout Brad Pitt et Frances McDormand, Richard Jenkins me fait toujours de la peine dans ses films, on s'attache aux trois personnages que je viens de citer et aussi a George Clooney. Tilda Swinton est juste parfaite et John Malkovich aussi est bon. Une histoire complètement déjanté ou l'histoire de tous les personnages vont se croiser, l'écriture est brillante. Mais pour ce qui est de la réalisation, il n'y a rien d'exceptionnel que l'on avait dans leur western précédents. La mise en scène est assez basique, les costumes et les décors ne sont pas exceptionnels non plus, c'est bien éclairé et la BO est vraiment bonne. Bref, c'est loin d'être le meilleur long métrage des frères Coen mais c'est leur meilleur comédie, on rigole bien et l'écriture et géniale.
Super drôle ce film est hilarant un scénario loufoque mais des scénes totalement irrésistibles brad pitt est exceptionnel comme d'habitude son jeu d'acteur est extraordinaire A regarder
Cynique, cruel, fin et tout à la fois déjanté, "Burn after reading" porte bien la patte des frères Cohen. Sa distribution 5 étoiles y contribue pour beaucoup ! On pourra regretter une photographie un peu terne. Un très bon moment de cinéma !
je trouve les cirtiques trop mitigees sur ce film. j'ai adoré et je trouve que c'est un petit bijou d'humour. le jeu des acteurs est tout simplement incroyable, la palme revenant a brad pitt qui prouve une nouvelle fois a quel point c'est un grand acteur. il joue tellement bien son role de benet, que je ne pense pas qu'une seule femme l'a trouvé sexy dans ce film... pour moi un des meilleurs films des freres coen