Le Soldatesse
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Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 juin 2025
Servi par un casting international séduisant, un drame sombre, mélancolique et antifasciste qui dépeint l’asservissement des femmes en temps de guerre, terni par une narration bcp trop molle et peu crédible. 2,25
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 avril 2025
... ou « La soldatesse », un film qui ne peut laisser indifférent tant la charge contre la guerre inutile et imbécile menée par Mussolini contre la Grèce est véhémente... Dans ce contexte désastreux, un convoi de prostituées grecques (quel casting !) sillonne le pays pour une répartition équitable parmi les unités italiennes. Les filles sont splendides et les militaires violents et imbéciles... sauf le petit lieutenant responsable du convoi interprété par un bel acteur que je ne connaissais pas... Un film profondément humaniste avec un relent tardif d’expressionnisme italien.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mars 2025
Dans une mise en scène extrêmement efficace, sensée, habile, jouant des contrastes ou des angles de caméra pour illustrer l'évolution des rapports entre personnages ainsi que leurs ressentis, se suit un road trip au milieu de la guerre, évoluant d'un registre presque burlesque, du moins léger, vers la réalité du terrain où les instincts primaires resurgissent dramatiquement. Or il est difficile de comprendre au service de quoi est mise la réalisation: peu d'évolution des héros (pourtant complexes et portés par un casting impeccable), un récit initiatique absurde puisque le lieutenant est déjà dégoûté de la guerre, des romances supposées donner de l'espoir en un monde en pleine destruction paradoxales voire peu encourageantes, une impression de vacuité générale même dans le conflit qui semble perdu d'avance mais dont les ressorts tant politiques que sociaux sont tus... Comme une impression de scénario resté en surface de diverses réflexions porteuses...dommage!
selenie

7 445 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 février 2025
Le film débute avec des images fortes qui nous immergent d'emblée dans les horreurs de la guerre, le film en Noir et Blanc accentue le malaise avec des images dont il est difficile parfois de savoir si il y a des images d'archives. Et en même temps, il n'y a nulle explication sur le contexte géo-politique, ce qui peut-être compliqué pour les néophytes mais le scénario est très bien écrit, assez pour qu'avec un soupçon de réflexion on perçoit les informations pour comprendre les forces en présence d'abord, et ensuite le pourquoi du comment les personnages en sont arrivés à cet instant de leur vie. L'intelligence du réalisateur est aussi, pourtant, de ne pas tomber dans la tragédie pure et instille quelques instants de légèreté, des rires parfois, du charme assurément. On a seulement du mal à croire à l'amour, surtout pas dans un laps de temps aussi court. Le doublage voix des deux actrices françaises n'est pas à la hauteur non plus. Néanmoins, le film est un drame prenant, avec des plans façon docu-fiction plus vrais que nature avec de l'émotion contenue, sans tomber dans le larmoyant facile mais au contraire avec de l'émoi, de l'effroi mais avec dignité. Un très bon et beau film.
Site : Selenie.fr
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2025
Un film très surprenant, car au début on craint un film un peu lourd, sur un sujet trop complexe pour être traité à la légère : l’organisation de la prostitution pendant les périodes de guerre. Et puis le film trouve son rythme et devient même très novateur et avant-gardiste, dans la manière de traiter le sujet. Le cadre est celui de la guerre d’invasion de la Grèce par l’Italie de Mussolini, pendant la seconde guerre mondiale. Poussée par les Allemands, l’Italie s’engage dans un guerre très dure, où la résistance hellène leur fait beaucoup de dégâts. Dans ce contexte l’armée d’occupation organise pour ses « bordels » , d’acheminer une douzaine de prostituées( grecques) à repartir dans différents camps militaires. Le casting, un peu trop « haut de gamme », trio : Ana Karina, Léa Massari, Marie Laforêt, faisait craindre le pire, mais très vite nos trois grandes stars entrent dans le jeu, trouvent le ton juste, donnent le meilleur d’elles-mêmes et on y croit . Elles sont même excellentes et le film doit beaucoup à leur qualité dramaturgique. Le film est une sorte de road -movie, en camion, qui arpente l’arrière-pays hellène, dans les montagnes sauvages et doit répartir les filles dans différentes garnisons. Mais en route il y aura des contretemps, des attaques de résistants , et même une destruction du camion laissant ses passagers errants, qui contrecarrent les plans d’origine. Mais aussi des histoires d’amour improbables, et sympathiques, entre les militaires d ’escorte et les filles .Le destin de chaque fille est abordé avec délicatesse, les raisons de leur choix , le problème social et la question de la prostitution, du droit de femmes à disposer de leur corps, pour des raisons différentes est très finement abordé, sans mélo, sans fioriture sans compassion, mais sans manichéisme et sans jugement . L’image en noir et blanc est superbe et les paysages de la campagne grecque et des petits villages sont très bien filmés. Zurlini cinéaste italien important, mais pas majeur, nous livre ici une très belle œuvre , méconnue et surprenante .
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 janvier 2025
Des qualités indéniables de photographie et de mise en scène ne suffisent pas à faire de "Le Soldatesse" un film inoubliable. C'est même vraisemblablement un des longs-métrages les moins réussis de Zurlini, peu à l'aise dans le traitement de cette histoire dramatique, souvent tragique, dans laquelle surgissent des éléments de comédie bouffonne (les premières scènes entre Castagnoli et Ebe, les rapports entre les prostituées et les différentes troupes croisées). De même, si l'on peut relever la qualité du casting féminin, il est difficile d'apprécier à sa juste valeur le jeu d'actrices qui sont doublées (Marie Laforêt, Anna Karina)...
Olivier G.
Olivier G.

4 abonnés 59 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 janvier 2025
Encore un grand film italien injustement méconnu. Zurlini est une mine d'or du cinéma italien, passé maitre dans la direction d'acteurs. A ce sujet Marie Laforêt tient là certainement son plus grand rôle, véritable Antigone, héroïne tragique d'un peuple grec injustement martirisé (et qui continuera à l'être bien après la fin officielle du conflit mondial). Les personnages ne sont pas manichéens, à l'exception peut être des "chemises noires" fascistes particulièrement pleutres. Le réalisateur ne juge ni ne met personne sur un pied d'estale. Il montre par touches successives l'horreur de ce conflit absurde et méconnu qui couta la vie à tant de grecs et d'italiens sans que les raisons n'en aient jamais été clairement identifiées (une question "d'honneur" diront certains). C'est enfin un film résolument humaniste (et non seulement féministe comme trop souvent décris). D'une façon générale les jeunes sont les principales victimes et en ce sens ce film est universel. Le temps perdu et les crimes commis ne se rattraperont jamais, là est la vraie tragédie comme le dit l'une des héroïnes de ce grand film. A voir absolument.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 juin 2024
Superbe film... Un de plus pour ce réalisateur et cet artiste sous-estimé, presque oublié, que fut Valerio Zurlini.

Si les actrices et les acteurs sont toutes et tous extraordinaires, Anna Karina et Marie Laforêt en tête, Des filles pour l'armée estomaque par la finesse de son écriture.

Je me souviendrai longtemps de ce héros typiquement "zurlinien", digne au milieu des lâches et de l'horreur, brisé par le joug mussolinien et cette guerre stupide... Alors qu'aujourd'hui le fascisme étend de plus en plus son emprise dans le monde, il est bon de se confronter à ce genre de long métrage et de réfléchir à nos actions en période trouble...

Des personnages fiers et attachants, quand d'autres sont puants de lâcheté, des images magnifiques, une musique ravissante... Tout concourt à faire de ce long métrage un chef-d’œuvre, tout en nuances. Encore un pour Zurlini, qui fut tout simplement l'un des plus grands réalisateurs italiens.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 avril 2024
Le film est assez beau. Et la musique plutôt mélancolique dit beaucoup sur cet état d’esprit de regret et de rêves d’ailleurs.
C’est quand même beaucoup sur les relations avec les hommes.
Leur brutalité ou leur délicatesse
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 novembre 2023
L’adaptation de « Le soldatesse » (Des filles pour l’armée) de Gilo Pontecorvo et Franco Solinas fut refusée par le producteur Moris Ergas qui demanda à Zurlini de reprendre et de corriger un nouveau scénario écrit par Leonardo Benvenuti et Piero De Bernardi. Dès le texte du début et la première scène en voix off le retour de l’armée italienne en 1942, encadrée par les allemands, après la déculottée que les grecs leur ont infligée est parfaitement décrit, se terminant sur un plan stupéfiant de soldats allemands découvrant l’Acropole. C’est dans une Grèce poussée dans la famine et le désespoir par des italiens revanchards que se situe l’action du film, monté comme un road movie. Il renferme également les péripéties du western, avec le camion en guise de caravane, les partisans dans le rôle des indiens et les fascistes dans celui de l’US Cavalery sanguinaire. Ainsi les exactions de l’armée italienne en général et des chemises noires en particulier sont montrées sans fard et sans l’excuse du « c’était pas nous, c’était les allemands ». Si l’engagement anti mussolinien est clair (un guerre inutile, pour plaire à Hitler dans un concours de taille de zigounette pathétique et sanguinaire) l’essentiel du film se situe pourtant dans un engagement féministe puissant en faisant évoluer dans ces conditions extrêmes un convoi de douze prostituées, livrées deux par deux dans les bordels des différents régiments. Conduit par un sergent sympathique et bourru sous les ordres d’un lieutenant (Tomas Milian) d’abord désabusé et ennuyé, mais très vite touché par ses femmes qui se prostituent pour manger. Les deux tomberont même amoureux, chacun d’une de ces filles, que Zurlini dépeint avec une dignité qui force le respect, évitant le voyeurisme pour s’attacher à l’aspect humain, sans jamais tomber dans le lacrymal facile. Le réalisateur atteint souvent la grandeur de Mizogushi dans un des chef d’œuvres du cinéma japonais : « Rue de la honte» (Akasasen hital) sorti en 1956. Non content de filmer la bouleversante Anna Karina dans une ascension lumineuse qu’elle n’égalera plus jamais (même pas dans « Pierrot le fou » de Godard, alors son époux, ni davantage dans « La religieuse » de Jacques Rivette), il offre de plus à Marie Laforêt son plus grand rôle au cinéma. Prouvant s’il en était besoin, que la direction d’acteur de Zurlini n’est pas une légende. Il dénonce aussi à l’occasion la marchandisation du corps de la femme dans les sociétés patriarcales, passant néanmoins sous silence les viols collectifs de villageoises forcées de céder à l’occupant (pratique millénaire), se contentant de montrer des prostituées traitées comme du bétail. « Le Soldatesse » est un chef d’œuvre, mais qui ne connut pas le succès escompté, pour trois raisons. La première tient à une critique anti fasciste moins virulente que dans le reste du cinéma italien de la fin des années soixante au milieu des années soixante dix. La seconde tient au fait qu’il montre, comme dans aucun autre film, les exactions commises par l’armée italienne à une population qui s’en est dédouanée en chargeant totalement les allemands. La troisième est de réaliser un film résolument féministe dans une Italie encore très machiste et très conservatrice quant au patriarcat. Jalon important qui ouvrira la voie à des réalisateurs comme Pasolini, « La Soldatesse », chef d’œuvre injustement oublié, est un film indispensable. La version restaurée (superbe travail) comprend 120 minutes, proche des 135 de l’original.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juillet 2023
Film magnifique, dur, âpre, sur les cruautés humaines et l'horreur de la guerre. Qui fait penser au Salaire de la peur mâtiné de La Ciociara. Les prostituées y sont traitées comme de la viande et les soldats se décrivent eux-mêmes (du moins un gradé le fait) comme des porcs. Les actrices (Karina, Laforêt, Massari) sont superbes, tout comme la réalisation.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2022
Film méconnu, assez dur sur la condition des prostituées pendant la guerre. 3 formidables interprétations: Marie Laforet, Léa Massari et Anna Karina. Considérées comme du bétail au début, le film évolue vers une fin plus morale.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 août 2022
Tiré d'un roman de Ugo Pirro, écrivain qui fut aussi scénariste de talent ( on lui doit notamment " enquête sur un citoyen au dessus de tout soupçon " de Petri et " le jardin des Finzi Contini" de De Sica), réalisé par le talentueux Zurlini " la fille à la valise" et " journal intime", " le soldatesse" est une déception.

Sa réédition en salle, permet de voir un opus de Zurlini invisible depuis longtemps au casting prestigieux ( Thomas Milian, Marie Laforet et Ana Karina) mais une fois posé le principe de départ ( le transfert sur le front de prostituées à l'intention de soldats italiens qui luttent contre les Grecs, pendant la seconde guerre mondiale), le film s'enlise jusqu'à la dernière demi-heure, la plus réussie de l'ensemble.

Réquisitoire contre la guerre et regard justement compréhensif envers ces femmes contraintes par les circonstances à se vendre.

Tragédie de l'histoire qui détourne les êtres du bonheur et dont leur liberté réelle est parfois réduite à une peau de chagrin.

Si la thématique est très intéressante, son traitement l'est malheureusement beaucoup moins. Tres bien filmé, pas très bien photographié, appuyée d'une interprétation de qualité, le soldatesse ne convainc pas vraiment.

Beaucoup de scènes tirent en longueur, les dialogues sont assez vides et tournent en rond.

Voilà une réédition qui n'intéressera vraiment que les amateurs de Zurlini qui veulent connaître sa filmographie complète.

Marie Laforet tient avec Thomas Milian, acteur d'origine cubaine, le haut du panier dans ce film inaccompli.
Julien Chevillard
Julien Chevillard

195 abonnés 181 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 juillet 2022
Des filles pour l'armée (titre original : Le soldatesse) est un film italien réalisé par Valerio Zurlini, sorti en 1965.
Festival international du film de Moscou 1965 : prix spécial
1942, en Grèce, le lieutenant d’infanterie Gaetano Martino reçoit à contre-cœur l’ordre d’escorter jusqu’à leurs « postes de travail » respectifs un groupe de prostituées destinées aux soldats. Pour l’accompagner, le jeune officier désigne le sergent Castagnoli, un Toscan d’âge mûr, plutôt sympathique. Au cours du voyage, Gaetano se découvre peu à peu solidaire de ces jeunes filles dont la plupart ont accepté ce travail pour survivre.
un film puissant avec un trés bon casting donc anna karina
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juillet 2022
En prenant le prétexte d’un convoi de prostituées grecques à l’intention des soldats italiens pendant la seconde guerre mondiale ,Valerio Zurlini parle de la guerre comme rarement au cinéma. Au fil des étapes, le cinéaste raconte comment le sentiment belliqueux a remplacé celui de la fraternité, dans un rapport de force qui peu à peu va complètement s’inverser. Témoins et victimes se confondent dans la pétaudière qu’est devenu ce périple à travers la montagne peuplée de résistants. Ce n’est pas encore la guerre que nous montre le cinéaste, c’est pire, le spectacle déshumanisé de personnages qui à l’origine auraient pu être frères et sœurs . Anna Karina, Lea Massari, Marie Laforêt … On croit rêver devant un tel casting qui ne se contente pas d’afficher la beauté. Elles sont magnifiques dans leur posture de prostituée de la vie…
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
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