Un film qui incarne bien son époque, celle des femmes qui entreprennent dans les années 1970 après avoir fait des études mais se confrontent à certaines difficultés pour progresser dans la société ! Evidemment, c’est fait avec un sens du divertissement nettement plus aigu que nos pamphlets pontifiants actuels, et l’on s’amuse beaucoup devant ce métrage qui lorgne également du côté de la sexploitation, la réalisatrice ayant fait ses armes chez Corman oblige ! The Working Girls est un film très fun, emmené par un scénario très simple : les petites mésaventures d’une coloc de filles. C’est presque un film à sketch, mais ça fonctionne à merveilles, car le rythme est affuté (le film dure 80 mn), l’humour très fonctionnel, la petite touche sexy est bienvenue et le ton est toujours léger, malicieux, non sans dire des choses sur l’époque et les mentalités. Franchement, c’est une belle bouffée d’air frais que ce film, emporté par le charme de son trio d’actrices. Aucune n’a fait une grande carrière, mais toutes s’amusent visiblement dans ce métrage et imposent leur charme et leur naturel avec une évidente complicité. Mention spécial à Sarah Kennedy. Le casting masculin est un poil plus anecdotique, mais Solomon Sturges s’amusent lui aussi visiblement, et même si le film se veut féministe à bien des égards, il nous rappelle aussi que la subtilité était quand même tout autre à l’époque !
En outre, le film est visuellement intéressant. La mise en scène est habile, notamment pour introduire une note sexy tout en légèreté et avec beaucoup d’humour. De même, le film est beau visuellement. Malgré un budget restreint, le métrage est vivant, avec pas mal de décors différents, et surtout une jolie photographie lumineuse qui rend bien l’esprit vivant et coloré de cette comédie. Je note aussi une excellente bande son, très adaptée au ton du film.
Honnêtement, vous voulez voir un film fun et très agréable à suivre, The Working Girls vous ravira. Drôle, légèrement coquin, engagé aussi, c’est un petit film au scénario prétexte mais qui donne le sourire, et c’est là bien l’ambition qu’il caressait. 4