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Un visiteur
5,0
Publiée le 2 mai 2012
Un Bon film d'action qui change des autres films que l'on nous sert pour faire cracher le porte monnaie. D'ailleurs Bigelow se moque un peu des héros extrèmement iconoclaste des films d'actions. Le sergent William James se sert de l'adrénaline comme d'une drogue, car elle lui fait oublié sa vie de merde. Et il préfère joué au héros juste pour cette raison, ce qui démoli tout thèse d'une guerre juste. Les acteurs sont charismatiques et Bigelow nous fait entrer totalement dans son film.
Un film percutant. Enfin Jeremy reconnu. Son rôle lui va comme un gant. Il y est touchant en tête brûlée, "drogué" de l'adrénaline qui ne trouve de sens à sa vie qu'au front. De manière plus globale, les interprétations et la mise en scène sont très réalistes et nous permettent d'imaginer l'angoisse et le stress des situations de guerre. Se placer du côté des démineurs est des plus judicieux quand on sait que cette guerre d'Irak n'était pas faite d'affrontements directs et que tout n'est que méfiance et suspicion. Un nouveau "genre" de guerre très justement illustré par cette œuvre. à voir évidemment !!!
Un film regroupant plein de qualités mais aussi quelques défauts pesants. Pour commencer les acteurs sont au meilleur de leur forme, excepté peut-être Brian Geraghty dont le personnage et le jeu deviennent vite ennuyeux, nous livrent des performances exceptionnelles notamment celle de Jeremy Renner qui aurait dû être récompensée. Ensuite niveau décors, la ville de Bagdad nous laisse de marbre et aucun paysage ne nous immerge vraiment dans cet atmosphère étrange qui règne tout au long du film. Pour ce qui est de la musique, Marco Beltrami et Buck Sanders nous offre une merveilleuse composition avec des morceaux entraînants qui nous emmène explorer le scénario avec un grand intérêt. Un scénario qui se trouve d'ailleurs être excellent puisqu'à aucun moment le spectateur n'est laissé de côté et le suspens est parfaitement maîtrisé car il nous suit jusqu'à la fin du film sans jamais nous ennuyer. Kathryn Bigelow filme son long-métrage d'une façon très habile qui a été reconnu avec justesse. Démineurs est donc un long-métrage traitant d'un sujet plutôt tabou mais qui se trouve être un très bon film.
Un très bon film à la fois d'action et de suspens qui ressemble à un documentaire et qui montre avec beaucoup de réalisme ce qui se passe dans les pays en guerre.
"Démineurs" c'est un film sur la guerre en Irak sans affrontements (ou presque) puisqu'il se focalise, comme son nom l'indique sur une équipe chargé du déminage. C'est donc plutôt original mais l'originalité ne fait pas forcement une bonne idée. Bon, je dois dire que la tension et l'horreur qui doivent régner là-bas sont bien retranscrites, les décors sont aussi très soignés et aident à l'immersion. Mais au delà de ça qu'y a-t-il ? Hé bien pas grand chose en fait, la psychologie des personnages est plutôt mal mise en place, et le besoin d'adrénaline du héros (sujet central du film quand même) n'est vraiment perceptible qu'en de très très rares occasions. En fait, c'est un film ultra-formaté pour un public américain (sans doute raison pour laquelle il a cartonné aux Oscars), ça se voit surtout dans le fait que le soldat, aussi déséquilibré soit-il, passe tout de même pour un gentil héros (hé oui ! on ne crache pas sur les soldats aux States), mais pour un autre public c'est tout de suite assez dérangeant. Dommage, la forme avait du potentiel... très vite gaché par le fond.
Kathryn Bigelow l'avait promis, son Démineurs serait un film d'action avec de la « matière grise », affichant par là sa volonté de se démarquer des Michael Bay et autres Renny Harlin, les cadors du bourrinage à l'hollywoodienne. Mais à trop vouloir sortir des sentiers battus, elle semble perdre littéralement tous ses moyens, ou presque, comme tétanisée par l'originalité de son sujet.
LES ROIS DU DESERT. De la bombe, baby. La dame de fer au commande d'un film d'hommes et d'hormones. Détonant, flippant, intense et fascinant, le retour remarqué aux Oscars de miss (Big)elow.
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3,0
Publiée le 12 avril 2012
Vraiment pas mal comme film, on suit un autre coté de la guerre avec l'équipe des démineurs, cela nous est montrer presque comme un documentaire car il n'y a pas de trame principale dans l'histoire. Le film est bien rythmé on passe un bon moment devant.
Le film de Kathryn Bigelow a le double intérêt de nous donner à voir quelque chose que l’on voit peu au cinéma et de ne pas céder à la tendance « film d’action américain qui fait tout péter ». Le revers de cette médaille, c’est que les personnages sont finalement assez peu attachants car ils n’ont pas vraiment d’histoire à nous raconter. Les situations se ressemblent un peu ou traînent en longueur, donnant un rythme bizarre au film. Démineurs est néanmoins un bel exercice dans le genre fréquenté du film de guerre.
Kathryn Bigelow a créé l’événement en 2010 avec une réalisation qui sonnait davantage comme un documentaire qu’une fiction à part entière. Après « Point break extrême limite » et « K-19 : le piège des profondeurs », elle revient avec plus d’adrénaline au cœur du front Irakien. On se concentre ainsi sur la peur et la mort qui guettent le quotidien de chaque individu présent sur zone… que ce soit les visiteurs ou bien les autochtones. Sans s’engager sur le contexte politique, la réalisatrice a préféré dynamiser son récit par de lourdes séquences de déminages. Les opérations sont porteuses de tensions permanentes, d’où l’absence stratégique de bande-son. Le but étant de manifester le sentiment de crainte chez le spectateur, de rend l’action immersive. La proximité du danger consolide l’attachement aux forces Américains présentes, tout comme le peu d’informations qui se limitent au champ visuel. Le patriotisme tient ainsi son sujet de façon formelle. On pourrait lui trouver des similitudes avec Platoon ou Apocalypse Now, mais tout l’intérêt de l’intrigue n’élève pas autant la voix. Il fallait un bon Jeremy Renner, campant le Sergent William James, afin d’y parvenir. Il illustre parfaitement la position des Etats-Unis sur le terrain. Quelques fois déshumanisé face à la mort, son approche de déminage est, tout d’abord incohérente, bien que vraisemblable. La psychologie de l’anti-héros est surprenante à suivre. Cependant, la lecture s’avère complexe alors qu’on ne se limite qu’au décor désertique et agressif Irakien. Ce qu’il faut en tirer, c’est bien plus que de l’inconscience car il s’agit certainement du plus sentimental de tous. Les quelques brefs plans d’Irakiens laissent douter les acteurs de la guerre. Entre insurgés et civils inoffensifs, il est difficile de prétendre protéger ces derniers contre l’oppression et la peur. Bigelow ne néglige donc pas cet aspect et introduit même un jeune d’entre eux qui tisse des liens « familiaux » avec James. Il y a donc du recul sur ce que cette relation représente, alors que l’on pourrait s’attarder davantage sur celles avec ses frères d’arme. On en vient alors à eux. Owen Eldridge (Brian Geraghty) est rationnel au plus haut point. On estime sa motivation à éviter le conflit autant que possible, tout comme son équipier JT Sanborn (Anthony Mackie). Ce dernier est jeune, il illustre parfaitement la crainte de mourir, contrairement à l’as du déminage qui met autant sa vie en danger que celle de son équipe. Entre eux, la tension monte et on nous porte à diverses réflexions, largement dominées sur le plan humain. Le goût de la vie, le goût de la guerre ? Quelle serait la réalité à envisager ? La réponse est abstraite, mais l’on peut dégager autre chose sur les valeurs de cette guerre qui a le mérite de bénéficier l’un de deux camps. Et c’est au bout de l’aventure que la société américaine voit son système d’hyperconsommation critiqué. Ce pourquoi chaque vie prise et sacrifiée. Les valeurs que l’on défend dans cette guerre sont justement ces excès qui bordent la vie quotidienne de l’homme. L’autosuffisance n’est pas au programme quel que soit le continent et on le comprend assez rapidement. En somme, « Démineurs » possède un statut trop surestimé sur ses diverses récompenses. Outre le patriotisme et l’addiction au danger qui sont les principaux messages, l’œuvre ne renferme pas plus de surprises au-delà du tiers de l’intrigue. Quelques fois confus dans la mise en scène, on peut aisément céder au spectaculaire et le semblant de réalisme que les hommes de terrains éprouvent quotidiennement. Malgré tout, le film parvient à malmener l’esprit du spectateur qui hésite autant devant une vitrine d’idées que sur le sens d’ôter une vie et la préserver.
Excellent film par la forme ,mais aussi par le fond ,car il y a du fond contrairement à beaucoup de films de guerre ! De plus ,Jérémy Renner (que je ne connaissais pas) est tout simplement magnifique ...
C'est vachement long par moments et ça ressemble plus à un documentaire sur le déminage qu'à autre chose puisqu'il n'y a pas vraiment d'histoire. On suit les péripeties des 3 personnages principaux et on comprend l'effet que la guerre a sur eux. Parfois on s'ennuie. Néanmoins certaines scènes sont remarquables et le suspense y est présent. Un suspense à couper le souffle. Je suis donc assez partagé. Au final on est assez content de l'avoir regardé jusqu'au bout mais on se demande quand même comment il a pu recevoir l'oscar du meilleur film...
J'ai essayé, mais alors énormément de comprendre pourquoi le public est subjugué par ce navet. C'est nul, on ne peut pas être en extase devant des Américains qui se battent pour rigoler... Moi perso j'ai du mal. Vous pouvez passer votre chemin... Et.. Ah oui! Les oscars: N'IMPORTE QUOI! Bref, à ne pas voir (à part si vous êtes amateurs de films extrémement MAUVAIS)