Après son épatant Le Convoyeur (2004), Nicolas Boukhrief revient avec un polar troublant et limite ennuyeux.
Explication : bien que l’idée de départ soit intéressante, le scénario laisse une impression d’inaboutissement, quant à la mise en scène, elle carbure au trangstene ! Si bien que, seul André Dussollier excelle en la matière, face à une Marthe Keller trop absente.
Ex-flic à la retraite depuis 3 ans et atteint de la maladie d’Alzheimer, il est placé dans une maison de repos. Mais qui dit repos, ne veut pas nécessairement dire calme et sérénité !
En effet, bien qu’il n’ait plus toute sa tête, il reste en lui une part de ce qu’il était auparavant, c’est alors qu’il découvre que des meurtres s’accumulent sans raison évidente, il décide de mener son enquête.
Tel un Memento (2000) à la Française, le flic patauge dans ses souvenirs, note tout ce qu’il dit, fait ou entend et au final, parvient à élucider l’affaire.
Mais il y a un bémol. L’intrigue du film est aussi palpitante qu’une bonne vieille partie de bridge dans un club du 3ème âge. Le suspens et la mise en scène tournent au ralenti, on patiente gentiment mais le temps s’écoule trop lentement. Heureusement, il y a André Dussollier, qui comme à son habitude, en impose. Sa gestuelle, ses mimiques, il ne laisse rien au hasard et nous, on n’en perd pas une miette. Sans la présence de Dussollier, nous aurions eu la désagréable impression d’assister à un épisode de Le Renard (une vieille série Allemande des années 70, réputée pour son côté soporifique).