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Un visiteur
3,0
Publiée le 26 juillet 2010
Très similaire à Borat (enchaînement de gags liés par un pseudo-scénario qui oriente le message du film), Brüno est beaucoup plus porté sur le sexe (en même temps, c'est le thème) et encore plus osé. Les rires sont toujours là ; néanmoins, le film a beaucoup moins d'impact, paradoxalement parce que l'on sent que Sacha Baron-Cohen et Cie, pour renchérir, se sont appliqués à trouver des idées plus provocatrices encore et tenter du jamais-vu au cinéma et que ça tombe un peu dans le "too-much". En gros, Borat était plus subtile ; imaginez.
Après 'Ali G' et 'Borat', Sacha Baron Cohen revient avec un nouveau personnage : Brüno, un autrichien gay qui rêve de devenir 'Sooo Famous' aux USA, et l'autrichien le plus célèbre depuis... Hitler! Eh bien ce film est juste génial, très osé ( surtout si on se dit qu'il a réalisé ces scènes sans préparation, qu'il a vraiment dragué un candidat à la présidence des USA, qu'il a vraiment essayé de réconcilier Israéliens et Palestiniens avec des feintes sur le houmous et une chanson, qu'il a réellement osé se rendre sur un plateau d'une émission pour annoncer à une assistance médusée qu'il a échangé un iPod en Afrique contre un enfant ( oui, mais c'était un iPod édition spéciale U2 ) ou qu'il est vraiment allé foutre le bordel sur le plateau de la série Médium, et ce ne sont que quelques situations parmi tant d'autres ). Déjà Borat allait loin dans son humour, surtout envers les juifs, mais Brüno ose véritablement tout, il n'a aucune limite et on se demande parfois comment il fait pour ne pas se prendre un poing dans la figure, voire pire! On rigole du début à la fin, et ce malgré un scénario assez inconsistant ( mais tout de même meilleur que celui de "Borat, leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan" ) et un personnage de Brüno un peu trop lourd par moment, on passe vraiment 1h25 de pur déconnade sans prise de tête et aux éclats de rire multiples. On attends le prochain délire de Sacha Baron Cohen avec impatience!
Après le raz-de-marée provoqué par l’énorme "Borat", Sacha Baron Cohen remet le couvert avec un autre de ses personnages fétiches, Brüno (chroniqueur autrichien spécialiste de la mode et gay assumé)… et le film souffre énormément de la comparaison avec les aventures du journaliste kazakh ! En reprenant exactement les mêmes recettes que son illustre prédécesseur (un héros décalé, des interviews-pièges de peoples, un brouillage entre la réalité et la fiction…), "Brüno" ne pouvait espérer bénéficier du même effet de surprise mais, plus grave, sombre dans la provoc’ gratuite là où "Borat" brillait par la pertinence de sa critique des travers de la société US. On comprend d’ailleurs mal ce que veut dénoncer Sacha Baron Cohen lorsqu’il se galoche avec son assistant devant une foule furieuse qui pensait assister à un combat de catch ou qu’il vient emmerder des couples échangistes en pleine "séance". Même chose quand il chauffe à blanc un public de talk-show en confiant qu’il a réussi à adopter son enfant contre un I-Pod (il aurait été plus couillu de faire ça en présence de Madonna ou Angeline Jolie). Et puis le personnage de Brüno est nettement moins intéressant (et plus caricatural) que celui de Borat qui prenait le soin de ne pas tomber dans la vulgarité (la vidéo-test de l’émission de Brüno, l’entraînement pour parer les attaques de gods ou la séance de spiritisme sont franchement lourdes !). Reste quelques fulgurances qui rappellent le génie comique du bonhomme (l’allusion à la pilosité de Salma Hayek, l’adoption d’un bébé noir pour devenir célèbre, la chanson caritative avec Bono, Sting, Elton John, etc...) mais, au final, "Brüno" restera comme un échec artistique (et public) qui, s’il s’était davantage renouveler, n’aurait pas autant ressemblé à un épisode de "Jackass" !