Plus qu un film sur le divorce Kramer contre Kramer est un film qui traite de l amour paternel. Un film aux émotions simples et fortes avec ce père qui se démène pour son fils. Dustin Hoffman est excellent dans ce rôle et sa relation avec l enfant est criante de vérité. Face à lui Meryl Streep est très juste dans un rôle pas évident à tenir. Un film qui m a vraiment touché et parlé directement.
Comment ne pas être bouleversé par lhistoire de ce couple qui se déchire ? Mais plutôt que de sapitoyer sur le mélodrame, Robert Benton nous immisce avec désarroi dans une réflexion plus sociale. Il met en évidence le douloureux problème de la garde denfant qui échoit presque mécaniquement toujours à la mère. La vie commune de cet homme et de cette femme est un douloureux échec. Une mère effacée, un père absent, deux individualités avec un rôle distinct, vivant dans leur sphère et au milieu lenfant, révélateur de ce naufrage. Lenfant qui est également lunique trace de ce passé. A chacun alors de vouloir se laccaparer. Si le sujet est habilement traité, il est soutenu par un quatuor dacteurs fabuleux : un Dustin Hoffman très sensible et déchiré, une Meryl Streep profondément touchante et une Jane Alexander dont on se dit quon aimerait tant lavoir comme amie. Mais la palme revient sans conteste à Justin Henry qui joue le rôle de Billy, il est craquant à souhait, possède une vraie présence et son jeu vient plus dune fois nous nouer la gorge. Déchirant !
Le film qui a inspiré une chanson que j'adore, "mon fils ma bataille" de Balavoine ! Couronné d'oscars, "Kramer contre Kramer" à le mérite de réussir à créer l'émotion avec un sujet trop peu abordé au cinéma : le divorce et les conséquences sur l'enfance. Le film est réalisé de façon classique mais efficace par Robert Benton, qui concentre son histoire sur trois personnages. D'abord le père, joué par un Dustin Hoffman en grande forme, très naturel. Un personnage de prime abord l'américain classique, rationnel, qui accorde beaucoup d'importance à son travail jusqu'à en oublier sa famille. Mais au fur et à mesure que le film avance, on découvre toutes les nuances et profondeurs de cet homme. En second lieu il y a la mère, personnage complexe à la fois fragile et courageux. Meryl Streep réussit une performance très puissante, d'autant plus qu'elle n'apparait pas tellement à l'écran. Et puis autour d'eux, il y a le fils, victime de leur séparation. Justin Henry est très attachant et surtout évite les clichés du petit garçon mignon innocent. Sur l'ensemble du film d'ailleurs, les clichés sont justement contournés et cela fait qu'on s'attache d'emblée aux protagonistes. On regrettera juste que si Benton évite l'excès, il fait parfois preuve de trop de retenue et de classicisme. La fin est très intelligente, là où tout aurait pu être gaché par un happy end. "Kramer contre Kramer" est un film à oscars, mais avec les bons côtés que cela implique.
Dustin Hoffman et l'ombrageuse Meryl Streep forment un couple contre-nature dans ce long-métrage certes soigné mais nettement trop convenu. Nous pouvons en effet deviner l'utilité de chaque scène pour le devenir de l'intrigue assez aisément. Bref, on s'attend à tout ce qui se passe mais pourtant on y prend plaisir, car Hoffman crée une bonne alchimie entre le personnage qu'il interprète et son fils. Un petit classique.
Un excellent film, acteurs supers en particulier Dustin Hoffman, j'ai enfin pu le voir sur Cine club et je ne regrette pas il mérite son oscar du meilleur film !
Après son divorce avec sa femme (Meryl Streep), un publicitaire (Dustin Hoffman), passe devant la coure pour la garde son fils. Un film epoustouflant par toute l'émotion qu'il dégage, par les jeux d'acteurs qui sont EXTRA!! ma réaction à l'arrivée du générique de fin: "..euh les mouchoirs?? ils sont où??"..MAGNIFIQUE!
Ce long-métrage de Robert Benton a remporté cinq Oscars en 1980, dont celui du meilleur film, du meilleur acteur pour Dustin Hoffman et de la meilleure actrice dans un second rôle pour Meryl Streep. Le décor est planté ! Mélangeant le style humoristique avec l’histoire de ce père obnubilé par son travail qui se retrouve seul pour s’occuper de son fils et le style dramatique avec la procédure de divorce devant déboucher sur la garde de l’enfant, le scénario est très bien construit. Bref, une comédie sincère et poignante qui s’attaque à des thèmes familiaux universels.
Le sujet ne laisse pas indifférent, on voit tellement de cas de ce genre de nos jours qu'on ne peut que s'intéresser à ce père de famille, désarmé devant le départ soudain de sa femme, qui "s'occupait du foyer", pendant qu'il travaillait. L'histoire est banale, mais elle fonctionne très bien. Le gros point fort du film est l'attachement entre Dustin Hoffman et l'acteur qui joue son fils. C'est une alchimie père/fils qui rend le film très réaliste. Meryl Streep, mère indigne qui abandonne son fils, trouve encore un rôle fort qu'elle interprète parfaitement.
Excellent film, très bien construit et merveilleusement bien joué (et brillamment doublé, en particulier l'attachante voix du jeune). Toute la force du film est d'arriver à nous transmettre, avec plein d'humanisme, ce que chaque partie (le père, la mère et l'enfant) concernée par un divorce peut ressentir. La scène final peut paraitre naïve, mais à l'heure de l'enfant-roi, elle contient un message pour tous les parents : l'enfant ne doit pas être perçu comme un "objet" lui appartenant mais comme un être à former et à qui consacrer du temps. A voir, car c'est un thème toujours d'actualité.
Après le visionnage de certains films on se demande comment on a pu vivre autant d’années sans avoir fait l’expérience de cette œuvre. De même je me demande aujourd’hui comment j’ai bien pu vivre 23 longues années sans avoir vu « Kramer contre Kramer ». Le film de Robert Benton possède cette qualité rare et assez fabuleuse de parler à tout le monde, d’émouvoir tout un chacun sans tomber dans le piège du film « à gros bouillon », de « la bonne soupe » indigeste qui au lieu de toucher rend nauséeux. « Kramer contre Kramer » cultive le réel, le travaille afin de le transformer en un grand cri d’amour et de vie. Si le réalisateur prend le parti de nous plonger dans le quotidien de Ted Kramer (Dustin Hoffman) abandonné par sa femme (Meryl Streep) sans trop comprendre pourquoi et devant assumer seul l’éducation de leur fils Billy, jamais il ne se permet de juger ou de condamner cette mère qui préféra s’enfuir pour avoir une chance de s’en sortir. L’intelligence du propos est de ne pas verser dans la psychologie à deux sous et de laisser le spectateur composer avec ses doutes et ses ambivalences. Au-delà du thème central, à savoir le divorce, « Kramer contre Kramer » est une belle peinture de ce qu’est être parent. Benton soulève des enjeux difficiles, mais ce qui en ressort constamment, c’est l’Amour. Celui d’un père et d’une mère pour son enfant, celui d’un enfant envers ses parents, et ce, envers et contre tout, mais aussi l’Amour d’un couple qui disparaît pour finalement renaître sous une autre forme. Mais toutes ces qualités n’auraient pas le même impact si le film n’était pas servi par des acteurs aussi brillants que Dustin Hoffman et Meryl Streep. Les scènes au tribunal et les deux scènes dans l’ascenseur (au début et à la fin) sont, à mes yeux, complètement illustratives de la qualité de jeu des deux acteurs. Le petit Justin Henry (aka. Billy Kramer) réalise pour son jeune âge une très belle performance avec un naturel impressionnant. Pour conclure, j’aimerais simplement insister sur l’interprétation complètement bluffante de Meryl Streep. En effet, elle fait partie de ces rares comédiennes dont le regard passe d’une incroyable dureté, voire même d’une certaine sévérité à l’empathie et à la fragilité en un battement de cil. Elle possède ces nombreuses nuances de jeu qui ont participées à faire d’elle la grande comédienne que l’on connait aujourd’hui. A juste titre. Vraiment.
Ça Oscar du meilleur film ?! WTF ???!!!! D'accord c'est très touchant, le gosse est mignon, Dustin Hoffmann est énorme, Meryl Streep au début on la déteste puis on fini par lui pardonner mais c'est à deux doigts d'être un putain de téléfilm ! Le genre qui passe en boucle sur M6 !
Un film fort qui parle beaucoup à son spectateur, mais qui, malgré sa qualité dans les passages de déchirement est plus intéressant dans ses passages d'éducation mutuelle entre père et fils!
Œuvre sociale à la dramaturgie habilement mise en scène, Kramer contre Kramer est un drame humain à la résonance sociale très forte encore aujourd'hui. Dustin Hoffmann, une fois de plus, est parfait en père de famille devant soudainement jouer son rôle sans y avoir été préparé. Le film recèle nombre de scènes marquantes et suscite l'émotion avec talent. Le seul regret est que le personnage de la mère (merveilleuse Meryl Streep) ne soit pas plus développé. Un petit souci d'équilibre qui ne gâche pas pour autant la démonstration faite par ce film. Un très beau moment d'émotion.