"Le nouveau Ong Bak"... Les distributeurs internationaux de Tiger Blade ne manquent pas de culot (et d'humour) : loin d'être un quelconque parent éloigné de Ong Bak (c'est un film d'action thaïlandais, la ressemblance s'arrête là), Tiger Blade est plutôt un nanar juteux, soporifique pour qui n'aura pas eu la bonne idée d'inviter ses potes pour rigoler. Un flic enquête sur une
taupe dans son équipe, avec son acolyte (un peu benêt) toujours là pour la castagne, et son chef qui se fait couper les cheveux à son bureau (parce que "pourquoi pas"), et doit, pour vaincre le grand méchant qui a une amulette anti-balles
(dont on se rappelle l'existence en pleine baston, alors on le rajoute en écritures blanches à l'écran : c'est assez lunaire), aller chercher une "lame sacrée" (qui doit tremper dans le sang d'une vierge... Parce que misogynie oblige, vous voyez le symbole phallique du sabre, la vierge, tout ça...),
la seule arme capable d'atteindre ce vilain. Flashbacks en noir et blanc (dont on se demande ce que c'est), cascades en mauvais effets numériques, course de Mario Kart
en plein périph', répliques VF éclatées (et mal coupées, comme les phrases VO n'ont rien à voir, on a parfois le sujet, puis un gros rire de la personne qui parle, puis le verbe, qui nous fait comprendre pourquoi elle se marrait, car cela venait plus tôt dans la phrase VO... Bref, la VF est une surcouche nanardesque à ne pas rater), et final vite expédié, tout est là pour le classer dans l'appellation "nanar / navet" (selon votre patience). On a bien aimé le final qui fait croire que
l'acolyte braque son flingue contre le héros, pour finalement avouer que l'amitié l'achète mieux que l'argent
(wow, c'est classe, comme réplique, ajouté à ce traveling circulaire de l'infini, on va finir par vomir partout, mais c'est classe). Tiger Blade est un nanar un peu long, mais assez juteux pour tenir une soirée avec des potes (les cascades vous convaincront). Ne manquaient que les bananes lors de la course-poursuite en kart, et on était en furie.