Note moyenne
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Les références envers les metteurs en scène qui ont le plus inspiré John Woo comme Melville ou Peckinpah sont nombreuses mais la patte Woo est bien sûr présente dans cette œuvre que certains qualifient comme majeur dans le cinéma d'action mondiale. Moins impressionnant qu'un "Hard Boiled" niveau gunfight mais bien plus profond dans l'intrigue, Woo explore à fond les motivations de ses deux personnages principaux. Il a aussi la chance d'avoir donné son premier rôle à un acteur aussi charismatique que Chow Yun-Fat.
Longtemps mon film préféré, je l'ai regardé d'abord en VHS français, puis en VHS cantonais (tombé dessus par hasard !), enfin j'ai pu le visionner en DVD version normale et longue (en mandarin), .
C'était (C'est ?) un film novateur, poignant, fascinant même. Il a un peu mal vieilli, mais il gardera toujours une place dans mon cœur.
Merci John Woo et Chow Yun-Fat de m'avoir en quelque sorte initié au cinéma asiatique, et d'avoir pu sortir des Bruce Lee et autres Jackie Chan.
C'était (C'est ?) un film novateur, poignant, fascinant même. Il a un peu mal vieilli, mais il gardera toujours une place dans mon cœur.
Merci John Woo et Chow Yun-Fat de m'avoir en quelque sorte initié au cinéma asiatique, et d'avoir pu sortir des Bruce Lee et autres Jackie Chan.
Où la mise en scène empêche le chef-d'oeuvre...car la trame narrative fort prometteuse présentant en parallèle la quête de rédemption d'un tueur sensible et la traque de policiers forts de leur intégrité interroge la notion d'honneur et de jugement moralisateur avec intelligence, d'autant que les interprètes de ce duo étonnamment lié par des valeurs communes apportent sensibilité et émotion au récit. Malheureusement, quoi que certaines séquences d'action et autres trouvailles largement copiées depuis confèrent au film un statut culte, les tics de montage, entre ralentis, montée en puissance du son ou autres plans cadencés ancrent le visuel dans une époque désuète, ce qui empêche une implication complète dans l'histoire. En outre la prestation hystérique de Sally Yeh agace - malgré la beauté envoûtante de la chanson titre - tandis que le doublage français nuit à la qualité globale de l'oeuvre. Au final, l'empreinte de Woo singularise, en bien comme en mal!
The killer de John woo un chef-d’œuvre du cinéma taïwanais, je ne suis pas vraiment rentré dans le film, je ne suis pas très client de ses séances de shooting à tout-va ou seuls les bons échappent aux balles mais on y retrouve le sens de l’honneur de la mafia et une petite musique mélancolique qui fait sans doute la touche caractéristique des films d’action de John woo, il y a quelque chose de l’inéluctabilité du western mélange à quelque chose de la sagesse asiatique
Je ne vais pas perdre trop de temps sur ce film car il est mauvais. Si vous pensez que les affrontements entre Mexicains et les ralentis d'oiseaux sont sérieusement sous-représentés dans le cinéma d'aujourd'hui alors Woo est votre homme. Mais si c'est une intrigue décente, des personnages intéressants ou des dialogues bien écrits que vous recherchez vous devrez chercher ailleurs. Je n'en revenais pas quand un acteur a dit au détective de demander aux médecins de conserver ses cornées pour Jenny s'il était tué. Comme c'était embarrassant et ringard. Le film français qui a soi-disant inspiré Woo pour écrire et réaliser The Killer est cent fois mieux que de rester assis pendant un film devant des choses dont on se fiche et qui se reproduisent constamment...
Même s'il est un peu excessif (comment un seul homme, voire deux peuvent trucider des dizaines d'agresseurs), the Killer est un formidable film d'action que Tarentino a certainement vu et revu avant de tourner Kill Bill; du suspense jusqu'à la dernière seconde et une ode à l'amitié dans un monde de brutes. La caméra est très mobile dans les nombreuses scènes d'action et les acteurs sont parfaits.
Première découverte du cinéma de Hong Kong, ce fut une belle claque. Le lyrisme à l'excès, les gunfights fous, l'amour platonique et les amitiés masculines fortes, tels sont les ingrédients d'un très bon film. J'ai passé un excellent moment; les scènes d'actions sont très bien chorégraphiées et surtout la chanson du film, Sally Yeh, est excellente. Je conseille aux cinéphages vierges du cinéma de Hong Kong, vous pourrez découvrir ce cinéma avec ce film. Personnellement quand j'ai vu le film, j'ai tout de suite senti quelques éléments que John Woo utilisera dans l'excellent film d'action américain "Volte / Face".
Grand classique du Gunfight, je n'avais jamais vu ce john Woo. L'action est ultra maîtrisée et les scènes de flingues sont soigneusement chorégraphiées. On peut tout de même reprocher au film une maladresse dans la façon de filmer les scènes dites romantiques (inutile d'ailleurs et surtout très mal foutu). Mais au vu de l'intrigue policière, des actions menées tambour battant et du charisme dingue de l'acteur ChowYun-Fat, on lui pardonne aisément ce bémol.
Que dire sur ce film, sinon qu'il s'agit DU chef d'oeuvre de John Woo, un John Woo au mieux de sa forme, le film est rythmé, les gunfights sont spectaculaires, ...
Il n'est pas simplement qu'un film de gunfight, il dépasse largement cette trop petite catégorie pour lui. En effet, le scénario est un pur joyau, une vrai merveille, où s'entremêlent les thèmes chers à John Woo: code d'honneur, reconnaissance, amitié... Il est taillé sur mesure pour Chow Yun Fat, qui est magistral dans ce rôle de tueur.
Bref, toute critique que je pourrai faire ne me satisfaire jamais. The Killer ne se critique pas, il se regarde et se vit ....
Il n'est pas simplement qu'un film de gunfight, il dépasse largement cette trop petite catégorie pour lui. En effet, le scénario est un pur joyau, une vrai merveille, où s'entremêlent les thèmes chers à John Woo: code d'honneur, reconnaissance, amitié... Il est taillé sur mesure pour Chow Yun Fat, qui est magistral dans ce rôle de tueur.
Bref, toute critique que je pourrai faire ne me satisfaire jamais. The Killer ne se critique pas, il se regarde et se vit ....
Sans doute l'un des meilleurs films d'action de tous les temps et une source d'inspiration pour de nombreux réalisateurs. En découvrant The Killer je me suis aperçu qu'il était en effet la référence du film d'action moderne, originalité en plus.
Une violence omniprésente, des scènes d'action toujours plus impressionnantes et, John Woo oblige, une poésie très présente. Le tout porté par une superbe BO. Un grand film.
Une violence omniprésente, des scènes d'action toujours plus impressionnantes et, John Woo oblige, une poésie très présente. Le tout porté par une superbe BO. Un grand film.
Suite au succès du Syndicat du crime, John Woo peut maintenant se lancer dans des projets personnels et qui lui tiennent à cœur, à commencer par The Killer en 1989 où il va s'attarder sur un tueur professionnel qui va se prendre d'affection pour une chanteuse qu'il a blessée.
Le futur metteur en scène du génial Une Balle dans la Tête propose un mariage parfait entre action et émotion, faisant de The Killer un opéra sanglant et lyrique, où il aborde l'amour, l'amitié, les codes d'honneur ou encore la trahison sous le feu de gunfights et de sang qui coule. Il pose assez bien le contexte de l'oeuvre avant de peu à peu tisser de passionnants liens entre les protagonistes, que ce soit entre le tueur et la chanteuse, puis un flic qui va s'intéresser de près aux affaires de celui-ci.
L'écriture est de qualité, assez solide, mais The Killer doit sa grande réussite à la mise en scène de John Woo, totalement jouissive et sachant à la fois créer une certaine dimension sensible et émouvante, tout en proposant une violence chorégraphique baignant dans du sang. L'équilibre est parfait entre les différents tons, créant aussi une bonne alchimie avec les thématiques abordées alors que l'oeuvre est aussi placée sous le signe d'une tragédie shakespearienne, où les possibles excès font finalement corps avec le récit, on prend son pied et c'est ça l'important.
John Woo arrive aussi à nous faire ressentir l'odeur de mort planant sur les personnages et enjeux, le destin funeste que certains attendent alors que l'amour et l'amitié arrivent à se créer et à vivre au milieu de cet univers. Sa réalisation est brillante, la violence devient chorégraphique où sont mêlés d'immersifs ralentis à l'image de quelques gunfights parfois combinés à des éléments oniriques, comme en témoigne les colombes. Les comédiens sont parfaits et plusieurs séquences inoubliables, à l'image de Chow Yun-Fat éclaboussé de sang dans son costume immaculé, avec une musique et un ralenti adéquats.
John Woo continue de s'émanciper dans le cinéma avec The Killer, synthèse parfaite entre violence, envolées lyriques, innovations techniques ou encore opéra sanglant, avec quelques grands moments de cinéma et une immersion totale dans l'univers impitoyable du crime organisée.
Le futur metteur en scène du génial Une Balle dans la Tête propose un mariage parfait entre action et émotion, faisant de The Killer un opéra sanglant et lyrique, où il aborde l'amour, l'amitié, les codes d'honneur ou encore la trahison sous le feu de gunfights et de sang qui coule. Il pose assez bien le contexte de l'oeuvre avant de peu à peu tisser de passionnants liens entre les protagonistes, que ce soit entre le tueur et la chanteuse, puis un flic qui va s'intéresser de près aux affaires de celui-ci.
L'écriture est de qualité, assez solide, mais The Killer doit sa grande réussite à la mise en scène de John Woo, totalement jouissive et sachant à la fois créer une certaine dimension sensible et émouvante, tout en proposant une violence chorégraphique baignant dans du sang. L'équilibre est parfait entre les différents tons, créant aussi une bonne alchimie avec les thématiques abordées alors que l'oeuvre est aussi placée sous le signe d'une tragédie shakespearienne, où les possibles excès font finalement corps avec le récit, on prend son pied et c'est ça l'important.
John Woo arrive aussi à nous faire ressentir l'odeur de mort planant sur les personnages et enjeux, le destin funeste que certains attendent alors que l'amour et l'amitié arrivent à se créer et à vivre au milieu de cet univers. Sa réalisation est brillante, la violence devient chorégraphique où sont mêlés d'immersifs ralentis à l'image de quelques gunfights parfois combinés à des éléments oniriques, comme en témoigne les colombes. Les comédiens sont parfaits et plusieurs séquences inoubliables, à l'image de Chow Yun-Fat éclaboussé de sang dans son costume immaculé, avec une musique et un ralenti adéquats.
John Woo continue de s'émanciper dans le cinéma avec The Killer, synthèse parfaite entre violence, envolées lyriques, innovations techniques ou encore opéra sanglant, avec quelques grands moments de cinéma et une immersion totale dans l'univers impitoyable du crime organisée.
Avec son thème central coutumier de la dualité entre le bien et le mal, son scénario aux enjeux dramatiques superbement complexes sous de faux airs simplistes et ses scènes d'action impeccablement chorégraphiées, démesurées, démentielles, probablement le film le plus significatif du style de John Woo. Un thriller, assez violent dans l'ensemble, rythmé et nerveux qui a certes pris un coup de vieux mais qui reste magistral et magnétique, Chow Yun-Fat et Danny Lee sont tous deux excellents. Une référence en la matière.
L'un des films les plus contrastés de John Woo, pour ne pas dire "bizarres". C'est un mélange de plusieurs influences mais un résultat unique au visionnage : on en ressort éberlué, amusé, estomaqué et sidéré. Rien que ça !
On a évidemment un Chow Yun Fat impérial (comme toujours), la définition même du charisme très habilement exploité par John Woo qui sait filmer sa star comme personne. Il en fait, ils en font tous les deux, un tueur gentil le charisme sur la main, qui ne tue que les méchants et sauve la veuve et l'orphelin ! Pour épauler Chow, l'excellent Danny Lee incarne le flic tenace aux basques du tueur, le charisme sur la main lui aussi et le baume au coeur. Et ne vous moquez pas de son costard à rayures verticales, il était clown avant.
Mais revenons à notre killer qui joue de l'harmonica comme dans un vieux western de Sergio Leone, le poncho remplacé par le costard de chez machintruc (premier au défilé de mode, Alain Delon dans les cordes) avec dans les poses (car Monsieur Killeur est un poseur -avant chaque tempête) des airs de truand taciturne de l'ère Jean-Pierre Melville.
On rajoute à ça des colombes et de la religiosité très chrétienne avec en toile de fond une quête de rédemption pour le tueur entraîné malgré lui dans un tourbillon de fureur et de violence... et comme toujours chez John Woo, l'amitié et l'honneur tiennent une place centrale : l'amitié indéfectible plus forte que tout, l'honneur du yakuza (ou plutôt de la triade...) intraitable, l'honneur du justicier.
Ce n'est pas tout, il faut secouer tout cela avec du violon et de la guimauve pour exacerber des sentiments déjà exagérés, excessifs et sans nuance. Comme de coutume chez John Woo encore une fois, c'est de l'archi-classique... qui peut étonner de prime abord. D'ailleurs on en rigole encore avec le temps.
Enfin, last but not least, afin d'ajouter une crédibilité ou une sorte de réalisme brutal à ces atermoiements, on plonge nos héros dans l'ultra-violence. Sanglant, The Killer aligne les macabés avec une régularité de métronome furieux comme dans un jeu vidéo salement déjanté. Chow vide un chargeur sur chaque vilain et défouraille à toute berzingue, une violence complètement dingue servie par une réalisation réglée au millimètre qui alterne ralentis, plans soigneusement choisis et montage méticuleux.
Excessif dans tous les compartiments, y compris celui de la confondante naïveté (jusqu'à la fin qui confine au ridicule !), The Killer n'en reste pas moins hypnotique de par son élégance naturelle et sa classe stupéfiante. Et en plus, il n'a pas pris une ride.
On a évidemment un Chow Yun Fat impérial (comme toujours), la définition même du charisme très habilement exploité par John Woo qui sait filmer sa star comme personne. Il en fait, ils en font tous les deux, un tueur gentil le charisme sur la main, qui ne tue que les méchants et sauve la veuve et l'orphelin ! Pour épauler Chow, l'excellent Danny Lee incarne le flic tenace aux basques du tueur, le charisme sur la main lui aussi et le baume au coeur. Et ne vous moquez pas de son costard à rayures verticales, il était clown avant.
Mais revenons à notre killer qui joue de l'harmonica comme dans un vieux western de Sergio Leone, le poncho remplacé par le costard de chez machintruc (premier au défilé de mode, Alain Delon dans les cordes) avec dans les poses (car Monsieur Killeur est un poseur -avant chaque tempête) des airs de truand taciturne de l'ère Jean-Pierre Melville.
On rajoute à ça des colombes et de la religiosité très chrétienne avec en toile de fond une quête de rédemption pour le tueur entraîné malgré lui dans un tourbillon de fureur et de violence... et comme toujours chez John Woo, l'amitié et l'honneur tiennent une place centrale : l'amitié indéfectible plus forte que tout, l'honneur du yakuza (ou plutôt de la triade...) intraitable, l'honneur du justicier.
Ce n'est pas tout, il faut secouer tout cela avec du violon et de la guimauve pour exacerber des sentiments déjà exagérés, excessifs et sans nuance. Comme de coutume chez John Woo encore une fois, c'est de l'archi-classique... qui peut étonner de prime abord. D'ailleurs on en rigole encore avec le temps.
Enfin, last but not least, afin d'ajouter une crédibilité ou une sorte de réalisme brutal à ces atermoiements, on plonge nos héros dans l'ultra-violence. Sanglant, The Killer aligne les macabés avec une régularité de métronome furieux comme dans un jeu vidéo salement déjanté. Chow vide un chargeur sur chaque vilain et défouraille à toute berzingue, une violence complètement dingue servie par une réalisation réglée au millimètre qui alterne ralentis, plans soigneusement choisis et montage méticuleux.
Excessif dans tous les compartiments, y compris celui de la confondante naïveté (jusqu'à la fin qui confine au ridicule !), The Killer n'en reste pas moins hypnotique de par son élégance naturelle et sa classe stupéfiante. Et en plus, il n'a pas pris une ride.
The Killer est souvent considéré comme un des meilleurs John Woo, en tout cas un de ceux qui l’on fait connaître en Occident. Pas faux, d’une certaine façon c’est mérité, d’un autre côté, ce film possède aussi pas mal de tocs du réalisateur, assez énervant.
Le casting est inégal d’abord. Si Chow Yun-Fat est ici difficilement critiquable, face à un Danny Lee un peu plus cabotin mais solide lui aussi, en revanche Sally Yeh et quelques seconds rôles surjouent de façon assez agaçante. C’est décidément récurrent du cinéma asiatique, mais toutes les scènes ou l’actrice doit se montrer expressive elle en fait des méga-tonnes, et en plus c’est dommage c’est souvent des moments importants pour le film. Heureusement, Yun-Fat est rigoureux, et beaucoup plus sobre, et si son personnage n’est pas toujours d’une écriture très claire, c’est un héros intéressant qui ne manque pas d’un relief certain.
Le scénario part d’une idée intelligente, qui permet non seulement de donner de l’épaisseur au héros, mais aussi de nourrir une quête qui traverse tout le métrage et donne un fil conducteur à un métrage qui en a réellement besoin ! En effet, si l’on enlève le fil conducteur, on se retrouve, comme souvent chez John Woo, face à une succession de morceaux de bravoure, certes, mais dont le déroulé similaire et l’imbrication chaotique déçoivent un peu. Bon, rien de terrible ici, mais c’est vrai que Woo a toujours tendance à sortir de ses scènes par des fusillades, et au fond c’est un peu redondant même si c’est bien fait, et cela donne une narration, un récit saccadé. Néanmoins le rythme est là, l’action, le sérieux, c’est du bon film d’action plus intelligent dès que l’on gratte la surface.
Visuellement John Woo maitrise ses scènes d’action, c’est un fait, avec des effets de style précis (mais pas abusifs), des moments de bravoure certains, et The Killer est aussi séduisant par son ambiance qui frôle l’onirisme. La photographie est élégante, les décors bien choisis, et la bande son est réellement un atout charme de ce film qui distille, quand on cherche un peu, une mélancolie délicate. Néanmoins, je dois reconnaitre que le manque de variété dans l’action est un petit souci de The Killer. Beaucoup de fusillades certes, mais en alternance avec des effets pyrotechniques, des courses poursuites, des combats au corps à corps, le métrage aurait gagné en diversité et aurait sûrement un peu moins paru redondant.
Franchement, si vous aimez le cinéma d’action, The Killer reste une valeur sûre, et je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, surtout que l’hommage que Woo disait vouloir rendre à Melville ou Scorsese est clairement perceptible dans le soin formel et l’ambiance. Mais il y a des ratés que j’ai eu l’occasion de souligner, et du coup The Killer n’est pas au summum du genre.
Le casting est inégal d’abord. Si Chow Yun-Fat est ici difficilement critiquable, face à un Danny Lee un peu plus cabotin mais solide lui aussi, en revanche Sally Yeh et quelques seconds rôles surjouent de façon assez agaçante. C’est décidément récurrent du cinéma asiatique, mais toutes les scènes ou l’actrice doit se montrer expressive elle en fait des méga-tonnes, et en plus c’est dommage c’est souvent des moments importants pour le film. Heureusement, Yun-Fat est rigoureux, et beaucoup plus sobre, et si son personnage n’est pas toujours d’une écriture très claire, c’est un héros intéressant qui ne manque pas d’un relief certain.
Le scénario part d’une idée intelligente, qui permet non seulement de donner de l’épaisseur au héros, mais aussi de nourrir une quête qui traverse tout le métrage et donne un fil conducteur à un métrage qui en a réellement besoin ! En effet, si l’on enlève le fil conducteur, on se retrouve, comme souvent chez John Woo, face à une succession de morceaux de bravoure, certes, mais dont le déroulé similaire et l’imbrication chaotique déçoivent un peu. Bon, rien de terrible ici, mais c’est vrai que Woo a toujours tendance à sortir de ses scènes par des fusillades, et au fond c’est un peu redondant même si c’est bien fait, et cela donne une narration, un récit saccadé. Néanmoins le rythme est là, l’action, le sérieux, c’est du bon film d’action plus intelligent dès que l’on gratte la surface.
Visuellement John Woo maitrise ses scènes d’action, c’est un fait, avec des effets de style précis (mais pas abusifs), des moments de bravoure certains, et The Killer est aussi séduisant par son ambiance qui frôle l’onirisme. La photographie est élégante, les décors bien choisis, et la bande son est réellement un atout charme de ce film qui distille, quand on cherche un peu, une mélancolie délicate. Néanmoins, je dois reconnaitre que le manque de variété dans l’action est un petit souci de The Killer. Beaucoup de fusillades certes, mais en alternance avec des effets pyrotechniques, des courses poursuites, des combats au corps à corps, le métrage aurait gagné en diversité et aurait sûrement un peu moins paru redondant.
Franchement, si vous aimez le cinéma d’action, The Killer reste une valeur sûre, et je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, surtout que l’hommage que Woo disait vouloir rendre à Melville ou Scorsese est clairement perceptible dans le soin formel et l’ambiance. Mais il y a des ratés que j’ai eu l’occasion de souligner, et du coup The Killer n’est pas au summum du genre.
Mélange action humour émotion, avec quand même pas mal de grotesque. The Killer est un film ou les gunfights ridicules s'enchainent a 1 contre 50 avec des feux d'artifices et des acteurs qui font des saltos apres avoir pris une balle dans la tete. Mais The Killer marque cependant grâce à son style unique et sa musique poignante. Attention, les voix francaises sont immondes, a voir en VO.
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