John Woo est un cinéaste marquant des années 90, il y a imposé une grammaire du cinéma d’action et "The killer" en est l’un de ses éléments les plus importants. Un grand film ultra stylisé, bourré d’outrances, et porté par un grand souffle romanesque, épique, tragique.
Des scènes d'action et de fusillades qui se succèdent ou se chevauchent pour donner un peu de corps à une histoire qui peine à tenir debout ( le voyou veut réparer sa faute auprès d’une belle chanteuse devenue aveugle ) tout cela me parait surfait. Le jeu des acteurs et les dialogues qui en découlent n’ayant que très peu d’intérêt. Action, aventure, feu d’artifice qui pétarade au milieu des voitures tampons en feu, tir en rafales , course poursuite sur l’eau , tous les effets visuels sont mis à la disposition du réalisateur pour assumer la violence. Il en use et en abuse. AVIS BONUS Au premier bonus de la première époque se rajoutent de nombreux commentaires, des scènes coupées … Les fans apprécieront
Enfin après 30 ans d attente j ai vu The Killer et je n ai pas été déçu. J ai vraiment eu l impression de voir un film charnière. Un film qui en voulant reprendre la sève du cinéma de Melville, de Pekinpah, des premiers films Hong Kongais de Jackie Chan, du film de chevalier ou de samouraï, d un cinéma très chorégraphié; va influer sur ce que sera le cinéma d action de la fin des années 90 et début 2000. The Killer est un film à la fois violent et romantique, plein d excès dans ces deux aspects mais qui m a enthousiasmé tout le long. Et puis il y a ce formidable duo d acteur qui fait vivre cette histoire d amitié contrariée basée sur le respect alors qu on pourrait penser que tout oppose ces deux protagonistes. Un opéra sanglant et violent qui aura marqué de cinéma d action.
Le film a effroyablement mal vieilli. Pourtant des années 90, il fait 20 ans de plus que son âge. Ni les images, ni les bruitages, la réalisation (ralentis etceffets spéciaux horribles), le montage ou les simagrées de la jeune demoiselle en détresse ne sont regardables de mon point de vue.
On connaît John Woo par sa capacité à réaliser des films ultra impressionnant, très visuels et très bien choregraphié. Ayant déjà vu l'excellent "Hard Boiled" je ne suis pas déçu en terme d'actions, mais je trouve que au niveau de l'histoire, on est quand même bien moins bon. Le défaut de ce film je trouve, est qu'il met justement un poil trop l'histoire de côté. Rien qu'avec la scène d'ouverture, on est un peu perdu niveau sens.
Ce qui est vraiment plaisant, c'est cette petite touche d'humour et d'absurde que l'on a assez souvent et qui contraste bien avec le reste !
C'est un très bon film de divertissement, on est pas déçu, d'ailleurs les films d'actions hongkongais à ce niveau là ne m'ont toujours pas déçu !
Un chef-d'œuvre en puissance. C'est un film d'action, d'amitié, de romance, de confiance, de dévotion, l'humain exposé à ses valeurs morales et cérébrales. Une ode à la vie, un chant poétique bercé par des images très violentes chorégraphiées comme jamais. C'est une expérience sensorielle, les images, la musique (et quelle musique !!!) Le cinéma des années 80 mais surtout une œuvre à part, d'une force inégalable. C'est de l'art ce n'est pas uniquement l'apothéose du cinéma HK. C'est une masterpiece du cinéma tout court. On en sort transformé de ce récit, simple sur le papier, mais indélébile dans la mémoire. Impossible d'oublier ce film, chargé en scènes cultes dont le final est la pierre angulaire. Le débat ce n'est pas de savoir si c'est le meilleur John Woo, mais plutôt si c'est le meilleur film du monde. Pour moi il l'est !!!
Certes, le film est un hommage à celui de Jean-Pierre Melville, « Le samouraï » (1967), en reprenant une partie du scénario : un tueur à gages prénommé Jeff (le Hong-Kongais Chow Yun-fat, 34 ans), une chanteuse pianiste Jenny (Sally Yeh, 28 ans) dont il se rapproche et un commanditaire qui ne le paie pas après sa mission accomplie. Malgré des thèmes, certes chers à Melville, comme l’amitié et le code d’honneur, le réalisateur se démarque du film français très épuré, par des scènes d’action époustouflantes, ultra-violentes (on dénombrerait 120 morts), sa marque de fabrique, certes réalistes avec le sang qui gicle (un bras est même arraché !) mais dont l’outrance leur ôte toute vérité (Ah la musique du « Messie » de Haendel lors de l’assaut dans l’église !). Il est dommage que la musique de Lowell Lo, moins efficace que celle de François de Roubaix pour « Le samouraï », donne, parfois, un côté kitsch au film.
Un bon Film policier bien joué avec une intrigue intéressante et une bonne musique. Dommage quand même qu'ils se sentent obliges de montrer autant de sang et de morts.... C'est too much
Considéré comme un des meilleurs opus signés John Woo par les amateurs de la filmographie du cinéaste Hongkongais " The Killer " (1989) fait l'objet d'une ressortie en salle.
Relevant du cinéma de genre très grand public adolescent ( polar survitaminé ou les considérations psychologiques restent survolées) " The killer" me semble d'un standard supérieur à " A toute épreuve" opus plus tardif de Woo, lui aussi réédité récemment en salle.
Je ne suis pas ( sans doute malheureusement pour moi ) un aficionado très fervent de ce genre de cinéma. On passe toutefois un moment sympatoche, pas prise de tête mais il est vrai, pas très fin non plus.
C'est du cinéma de pur divertissement ( Woo s'est apparemment inspiré de " le samouraï" de Melville, ce dernier étant très très très largement plus réussi), si on aime çà, pourquoi s'en priver ?
Ce qui caractérise le mieux le cinéma de John Woo, c'est le contraste frappant entre deux tons, celui du lyrisme romantique, et de l'action violente, explosive. Le son joue un rôle primordial dans le passage de l'un à l'autre. Un air de musique revient à de nombreuses reprises, agissant comme un leitmotiv sur la relation entre le tueur et Jennie, et la violence se caractérise souvent par un silence, interrompu par les coups de feu. Ce contraste de ton ne reflète pas seulement l'identité du cinéma de Woo, mais également celle de son personnage principal, qui est à la fois un assassin et un sentimental. Il se décrit lui même comme un nostalgique. John Woo est un cinéaste très audiovisuel et utilise de nombreux symboles afin de souligner les thèmes de son film. L'un des plus notables est la statue de la vierge Marie, mise en parallèle avec Jennie, le personnage féminin (sans réelle profondeur) souvent vêtue de blanc. Ainsi, Jennie représente la pureté, le salut du protagoniste. spoiler: Cette même statue se fait exploser durant la bataille finale, prémonition de la fin tragique du couple. Autre détail typique du style John Woo, les colombes qui s'envolent durant la bataille dans l'église, mêlant au même moment lyrisme et violence. Dans ses films, ces deux tons se chevauchent souvent lors du bouquet final.
John Woo, au temps des films à Hongkong. Mais ne résumer "The killer" qu'à sa seule violence stylisée (à tel point qu'elle en devient chorégraphique et presque symphonique) fortement inspirée du style de Peckinpah (et de Melville, dans une moindre mesure) serait une grosse erreur. Parce que l'atout numéro un ici, ça n'est pas l'action, mais bel et bien le personnage du tueur. Parce que tout criminel qu'il est, le code de l'honneur et de la loyauté ont un sens pour lui. Si bien que même en commettant ses forfaits, il y a une attitude chevaleresque. Et même une sensibilité bien plus à fleur de peau qu'on ne le pense. Et il en est de même pour le flic qui a juré de l'envoyer sous les verrous. D'abord présenté comme le propret serviteur de la loi, son raisonnement change face aux événements et en vient à adopter un comportement qui rappelle de très près celui des flics aux méthodes brutales des poliziotteschi des années 70. Chow Yun-Fat n'avait pas forcément le physique de l'emploi, mais été du genre méga badass. Et Danny Lee envoyait lui aussi le bois bien comme il faut. Autant de raisons qui me font me demander pourquoi Woo est allé faire le remake de son propre film (et non écrit par lui-même) en sachant pertinemment qu'il ne pourrait absolument rien réintroduire de l'original.