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S M.
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5,0
Publiée le 17 septembre 2013
Chef-d'oeuvre onirique, déjanté et drôle de Fellini qui jouit d'une mise en scène irréprochable et où se côtoient de grands acteurs. On ne s'ennuie pas un seul instant. On est transporté comme dans un rêve. Superbe
Malgré le fastes déployés et de beaux décors, le film déçoit par son manque de subtilité. La femme est résumée en une érotomane castratrice et conditionnée par les désirs masculins. On s'ennuie ferme devant cette attaque en règle contre le féminisme et l'émancipation de la femme. La femme et l'homme sont deux être complémentaires qui ont chacun leur libre arbitre et leur destin en main. On est vite ennuyé par le trop plein de grivoiserie et de fantasmes. A voir que par curiosité.
Cri de rage d'une blonde peroxydée prête à envoyer son pied dans les parties génitales du pantin, cri de plaisir bourdonnant d'un millier de femmes exquises, rugissement du mâle suintant de stupre et de champagne , comment, ne pas se noyer? Rêve brûlant et interminable, qui, au détour d'un corridor ou d'une chevelure se transforme en cauchemar, attirant, irrésistible, tout en chair et en féminité - Brise-la, recouds-la, secoue-la, bloque-la - Fellini réussit l'impossible, réunit l'improbable : femme soumise, femme objet, femme exquise, femme dégueulasse, cinglée, cintrée, magnifique, excitante, angoissante, masochiste, terrifiante, sensuelle, grosse ou vide, vieille ou jeune, mère ou fille, toutes se côtoient dans cet immense bordel coloré, fantasme de toute une vie d'homme au bord de l'abandon, Mastroianni, qui a tout d'un foetus paumé, se débat, agitant sa petite queue hors du corridor vaginal sans fin, sous le regard de ces déesses aux cheveux longs.
A la recherche de la femme idéale avec Marcelo ! L'enchaînement improbable des "tableaux" en fait une fresque magique, une fantastique et fantasque épopée, un rêve génial poétique qu'on se réjouit de pouvoir vivre tout éveillé grâce à Federico Fellini. Ce qui surprend, c'est cette mise en scène inventive sans limite et la finesse avec laquelle sont dépeints les personnages. Comme souvent chez ce réalisateur, on prend le temps de vivre, de s'amuser de situations et comportements étranges. Les nombreux décors se marient les uns aux autres tout naturellement, et les situations s'enchaînent avec tout autant de spontanéité... Les symboles ont aussi la part belle dans ce film. On pourrait par exemple citer les mini scénettes jouées dans le film : Charlot, ou encore Laurel et Hardy, interprétés par des femmes...
Très Fellinien dans le style exubérant, onirique et décalé. Il n'y a pas vraiment d'histoire. Simplement une succession de tableaux, d'impressions sans queue ni tête. On a parfois du mal à comprendre où veut en venir Fellini, et par conséquent on s'ennuie de temps en temps devant ce film qui dure assez longtemps. D'autant que le réalisateur ne fait pas de demi-mesure dans sa représentation de la femme : hystérique, violente, tyrannique lorsqu'elle est féministe ; ou bien complètement soumise, dévouée aux tâches ménagères ou encore simple objet sexuel. Dans cette cité des femmes, on retrouve plus l'idée du machisme qu'une ode à la femme et la féminité.
Bien décevant que ce film du maestro Federico Fellini. Inégal et tordu, le film abonde de clichés grotesques, telles que le congrès féministe du début ou bien le personnage même de Marcello Mastroianni. Fellini cherche à refaire un Amarcord 5 ans après l'original. Mais le ridicule qu'il avait sublimé dans ses précédents films révèle ici toute sa vérité : brouillon et baroque, La Cité des femmes déborde de trivialité et d'incohérences : Qu'est-ce que cette femme qui sort du train en pleine campagne ? Et cet abruti gonflé de fatuité qui urine sur son gâteau d'anniversaire ? La Cité des femmes n'est pas plaisant à voir, on n'y retrouve pas la magie de Huit et demi ou de Satyricon, si ce n'est dans quelques éléments de séquences, notamment lorsque Mastroianni se fait poursuivre dans la nuit par trois voitures menaçantes. Mais le plus grand reproche que l'on puisse faire à La Cité des femmes et surtout pas à La Dolce Vita, Huit et demi et tous les plus grands films du maestro, c'est que, malheureusement, il a mal vieilli.
Bel objet comique & distrayant qu'il est inutile de trop décortiquer pour en saisir la substance, avec ces mini-saynètes symboliques et amusantes ou non dénoncant ces conventions ridicules et un peu inutiles; bien qu'il est vrai que l'oeuvre manque tout de même parfois de cette fameuse décontraction masculine ici dénoncée.
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3,0
Publiée le 18 mai 2011
"Un film sur les femmes, seules les femmes peuvent le faire, si elles savent faire un film"...Ce sont les propos du cinèaste italien! Le film conte le voyage onirique de Snaporaz parmi ses fantasmes! Fidèle interprète de Federico Fellini, Marcello Mastroianni est un Snaporaz aux tempes grises,confrontè à son angoisse des femmes et de la mort! Fellini parle de son film comme d'un hommage au cinèma vu comme une femme. "La citè des femmes" est au final une oeuvre onirique à la fois simple et drôle ou Fellini convoque toutes ses femmes de rêve pour en faire une sorte de voyage initiatique avec son hèros...