La Cité des femmes
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Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mai 2015
Federico Fellini réalisa en 1980 ce film sur sa fascination et son amour pour les femmes de manière très large : mère, épouse, premiers amours, partenaires sexuelles... Extrêmement influencé par la décennie du féminisme des années 70, très marqué politiquement, La cité des femmes est d'abord et surtout un film fellinien au sens le plus noble du terme : baroque, onirique, haut en couleur, drôle... D'une richesse et d'une créativité extraordinaires, le long-métrage rend aussi un hommage au monde du spectacle, avec des décors, des costumes et des ambiances merveilleuses.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 août 2011
A la recherche de la femme idéale avec Marcelo !
L'enchaînement improbable des "tableaux" en fait une fresque magique, une fantastique et fantasque épopée, un rêve génial poétique qu'on se réjouit de pouvoir vivre tout éveillé grâce à Federico Fellini.
Ce qui surprend, c'est cette mise en scène inventive sans limite et la finesse avec laquelle sont dépeints les personnages. Comme souvent chez ce réalisateur, on prend le temps de vivre, de s'amuser de situations et comportements étranges.
Les nombreux décors se marient les uns aux autres tout naturellement, et les situations s'enchaînent avec tout autant de spontanéité...
Les symboles ont aussi la part belle dans ce film. On pourrait par exemple citer les mini scénettes jouées dans le film : Charlot, ou encore Laurel et Hardy, interprétés par des femmes...
Cathedrale
Cathedrale

101 abonnés 171 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 février 2012
Cri de rage d'une blonde peroxydée prête à envoyer son pied dans les parties génitales du pantin, cri de plaisir bourdonnant d'un millier de femmes exquises, rugissement du mâle suintant de stupre et de champagne , comment, ne pas se noyer? Rêve brûlant et interminable, qui, au détour d'un corridor ou d'une chevelure se transforme en cauchemar, attirant, irrésistible, tout en chair et en féminité - Brise-la, recouds-la, secoue-la, bloque-la - Fellini réussit l'impossible, réunit l'improbable : femme soumise, femme objet, femme exquise, femme dégueulasse, cinglée, cintrée, magnifique, excitante, angoissante, masochiste, terrifiante, sensuelle, grosse ou vide, vieille ou jeune, mère ou fille, toutes se côtoient dans cet immense bordel coloré, fantasme de toute une vie d'homme au bord de l'abandon, Mastroianni, qui a tout d'un foetus paumé, se débat, agitant sa petite queue hors du corridor vaginal sans fin, sous le regard de ces déesses aux cheveux longs.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 23 février 2014
Laissant libre cours aux rêves, cauchemars où phantasmes post MLF de son héros le réalisateur me perd rapidement et me laisse songeur sur ce qu'on peut retirer du film.
djacno T.
djacno T.

42 abonnés 858 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 mai 2013
Malgré le fastes déployés et de beaux décors, le film déçoit par son manque de subtilité.
La femme est résumée en une érotomane castratrice et conditionnée par les désirs masculins.
On s'ennuie ferme devant cette attaque en règle contre le féminisme et l'émancipation de la femme.
La femme et l'homme sont deux être complémentaires qui ont chacun leur libre arbitre et leur destin en main. On est vite ennuyé par le trop plein de grivoiserie et de fantasmes. A voir que par curiosité.
il_Ricordo
il_Ricordo

118 abonnés 407 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 décembre 2011
Bien décevant que ce film du maestro Federico Fellini. Inégal et tordu, le film abonde de clichés grotesques, telles que le congrès féministe du début ou bien le personnage même de Marcello Mastroianni. Fellini cherche à refaire un Amarcord 5 ans après l'original. Mais le ridicule qu'il avait sublimé dans ses précédents films révèle ici toute sa vérité : brouillon et baroque, La Cité des femmes déborde de trivialité et d'incohérences : Qu'est-ce que cette femme qui sort du train en pleine campagne ? Et cet abruti gonflé de fatuité qui urine sur son gâteau d'anniversaire ? La Cité des femmes n'est pas plaisant à voir, on n'y retrouve pas la magie de Huit et demi ou de Satyricon, si ce n'est dans quelques éléments de séquences, notamment lorsque Mastroianni se fait poursuivre dans la nuit par trois voitures menaçantes. Mais le plus grand reproche que l'on puisse faire à La Cité des femmes et surtout pas à La Dolce Vita, Huit et demi et tous les plus grands films du maestro, c'est que, malheureusement, il a mal vieilli.
Extremagic
Extremagic

80 abonnés 484 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 avril 2015
Dingue ! C'est tout Fellini est un dingue et plus je le découvre plus je l'apprécie. Pour l'instant c'est ce film que je lui préfère parce que c'est vraiment tout ce que j'aime au cinéma de l'étrangeté, du mystère, une ambiance onirique et hypnotique. Après je dirais que c'est assez chaud de voir le point de vue de Fellini, plus je vois de ses films et plus je me rends compte que sa représentation de la femme est assez complexe et déroutante, j'aimerais avoir quelques piste théoriques pour l'interprétée. Enfin bref quoi qu'il en soit c'est du génie et là plus ça va plus on part dans du gros délire alors je serais presque tenté de dire qu'il y a un moment où on décroche tellement de toute forme de rationalité qu'on se laisse juste emporter par le trip du mec loin de toute réflexion et c'est pour ça que ce film mériterait facilement plusieurs visionnages parce qu'on sent bien qu'il est très riche et assez complexe pour ne pas tout divulguer d'une traite. Voilà un chef-d'oeuvre tout simplement.
Ykarpathakis157

6 188 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 juin 2021
La Cité des femmes est un désordre total tout y est bruyant et exagéré. Le message que le film veut faire passer est la difficulté des hommes à traiter avec les femmes dans l'ère moderne où les hommes perdent leur position prédominante. Pendant 20 minutes on peut supporter un tel désordre visuel et sonore mais j'ai trouvé que 140 minutes c'était vraiment trop à supporter. Je n'ai pas non plus trouvé le film drôle. Par exemple l'un des personnages s'appelle Katzone (une expression italienne vulgaire pour un gros pénis) et devinez quoi c'est un coureur de jupons qui vit dans une maison remplie d'objets de forme phallique qui a enregistré les gémissements de toutes les femmes avec lesquelles il a couché. On peut peut-être en rire une seconde mais tout est tellement évident trivial et vulgaire que j'ai eu beaucoup de mal à apprécier. Mastroianni livre une excellente performance comme d'habitude. Le problème ne réside pas dans les acteurs en fait la plupart d'entre eux livrent d'excellentes interprétations mais dans la vision du film par le réalisateur. Etant le rêve d'un homme d'une cinquantaine d'année il est raisonnable de l'exprimer d'une manière aussi désordonnée et convulsive. Cependant je n'ai pas besoin de voir un film pour ressentir cette sensation mes propres rêves suffisent...
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 février 2018
La cité des femmes est le troisième film que je vois de Fellini et je ne suis pas pleinement convaincu par son style. Si c'est bourré de bonnes idées, notamment visuelles et thématiques c'est quand même vraiment trop foutraque et bordélique pour que je puisse pleinement apprécier, moi qui aime le cinéma plus austère ou naturaliste.

Ici on suit donc Mastroianni, ridicule, endormi dans un train face à une "belle jeune femme" (enfin je la trouve moche, mais bon, qui suis-je pour juger, certains aiment les pots de peinture) qu'il se met à suivre aux toilettes dans l'espoir de se la faire. Et je dois dire que ça fonctionne vraiment bien, on sent le type qui se croit séduisant qui en réalité n'est qu'un gros obsédé sexuel, qui ne pense qu'à baiser, incapable de se contenir. Quelque part Fellini détruit dès le départ la stature de séducteur né de Mastroianni.

S'en suit alors une longue séquence où le héros va suivre cette jeune femme à une sorte d'assemblée féministe où c'est un beau bordel, mais ça va, je suis encore, c'est plutôt drôle tant les féministes sont ridicules et considèrent tout comme machiste. Elles sont aussi ridicules dans leurs assertions que Mastroianni dans son envie de baise.

Lorsqu'il arrive à quitter les féministes j'avoue avoir un peu décroché du film parce que jusque là ça faisait encore un peu sens, mais ensuite ça devient trop perché, trop circassien pour moi. Alors oui j'ai souri au type qui a un temple dans sa maison dédié à ses conquêtes, qui a des grilles en forme de phallus autour de sa maison. Je me suis un peu identifié...

Mais voilà, tous ces fantasmes, toutes ces craintes des féministes castratrices qui s'enchaînent pendant 2h20 je trouve ça long à force, surtout que si visuellement c'est vraiment très beau, il y a des trouvailles de toute beauté, j'ai trouvé qu'au niveau du propos ça tournait en rond et que la farce avait assez durée. Surtout que la fin ne résout rien et semble se finir un peu queue de poisson sans qu'on sache trop ce qu'il a bien pu se passer...
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 758 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 août 2023
Federico Fellini explore ses propres fantasmes en les transférant à son double à l’écran, le personnage de Snaporaz, incarné par Marcello Mastroianni. Il convoque ses souvenirs et obsessions pour brosser son propre portrait, celui d’un séducteur macho moyen, jouet de ses désirs débridés, gentiment ridicule et dépassé par deux mouvements qu’il semble juger aussi outranciers l’un que l’autre : un féminisme belliqueux (cf. la représentation de la convention féministe) et une phallocratie narcissique (cf. le portrait du docteur Katzone, ogre sexuel). Le cinéaste donne à voir une guerre des sexes à distance, aux accents extrêmes, durant un voyage fantasmagorique et baroque. Il laisse parler un imaginaire parfois lourd et gênant (la séquence avec la motocycliste à la campagne), plus globalement amusant, étonnant. Un imaginaire déployé avec ampleur, avec luxe de moyens, qui titille constamment la curiosité en passant d’un univers à un autre. Un imaginaire qui n’exclut ni l’autodérision ni l’autocritique (Fellini, via Snaporaz, évoque sa façon d’être en couple, son manque de considération pour sa femme, son irresponsabilité et sa lâcheté). Un imaginaire nourri de visions qui tiennent finalement plus souvent du cauchemar que du rêve joyeux, jusqu’à la séquence finale, empreinte d’une poésie et d’une mélancolie sombres (la fête foraine, le toboggan géant pour revisiter le passé, le ballon de montgolfière aux formes féminines…). Nostalgie, angoisse, solitude, amertume. On peut évidemment reprocher au film son manque de nuances, sa vision générale des femmes, certaines complaisances, peut-être son passéisme et sa longueur, mais l’inventivité « phénoménale » de cette aventure introspective, son étrange beauté onirique, emportent largement le morceau. Il y a tellement de cinéma dans ce film…
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 août 2017
Après le très décevant voire ridicule Casanova, j'attendais Fellini de pieds fermes, et si La Cité des Femmes est loin d'être son oeuvre la plus mémorable, il rehausse tout de même le niveau, évoquant ici les rencontres d'un quinquagénaire dans un congrès féministe.

Il met ici en place une ambiance limite surréaliste plutôt prenante, proposant et enchaînant de nombreux tableaux pour créer une fresque certes inégale, mais tout de même forte intéressante et plutôt immersive, du moins sur quelques segments. Il propose une mise en scène plutôt inventive, laissant planer un parfum onirique sur le long métrage et va surtout s'intéresser aux fantasmes de son protagoniste, mais aussi à ses angoisses et surtout des femmes, parcourant alors un véritable voyage initiatique.

Si les quelques touches d'humours provoquent plutôt bien l'effet voulu, on ne pas en dire de même pour plusieurs autres aspects, à l'image de la subtilité (réduite au néant, ou presque) ou même à la profondeur où j'ai eu l'impression de voir la femme réduite en castratrice conditionnée par les désirs masculins. De plus, Fellini démontre quelques problèmes au niveau du rythme, n'arrivant pas à maintenir une ambiance tout le long prenante et provoquant par moment l'ennui, notamment dans la seconde partie de l'oeuvre alors que la première est assez intrigante.

Federico Fellini a tendance à trop laisser libre cours aux rêves, cauchemars et fantasmes de son protagoniste, n'arrivant plus à sublimer son récit comme il avait su le faire à de nombreuses reprises jusque-là. Il n'hésite pas à utiliser de nombreux clichés jusqu'à rendre par moment son film à la limite de l'indigestion, se montrant ici à la fois baroque et brouillon tout en étant mal ancré dans son temps, sonnant assez souvent faux, et ce n'est pas la remarquable prestation de Marcello Mastroianni qui va sauver le film.

Federico Fellini propose avec La Cité des Femmes une oeuvre parfois intéressante, notamment par son parfum onirique et sa description des fantasmes, mais trop brouillonne et contenant trop de failles, notamment à l'écriture, alors que le cinéaste italien ne sublime que trop rarement son récit.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 119 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mai 2011
"Un film sur les femmes, seules les femmes peuvent le faire, si elles savent faire un film"...Ce sont les propos du cinèaste italien! Le film conte le voyage onirique de Snaporaz parmi ses fantasmes! Fidèle interprète de Federico Fellini, Marcello Mastroianni est un Snaporaz aux tempes grises,confrontè à son angoisse des femmes et de la mort! Fellini parle de son film comme d'un hommage au cinèma vu comme une femme. "La citè des femmes" est au final une oeuvre onirique à la fois simple et drôle ou Fellini convoque toutes ses femmes de rêve pour en faire une sorte de voyage initiatique avec son hèros...
S M.
S M.

40 abonnés 557 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 septembre 2013
Chef-d'oeuvre onirique, déjanté et drôle de Fellini qui jouit d'une mise en scène irréprochable et où se côtoient de grands acteurs. On ne s'ennuie pas un seul instant. On est transporté comme dans un rêve. Superbe
soliloo
soliloo

16 abonnés 588 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 septembre 2010
Très Fellinien dans le style exubérant, onirique et décalé. Il n'y a pas vraiment d'histoire. Simplement une succession de tableaux, d'impressions sans queue ni tête. On a parfois du mal à comprendre où veut en venir Fellini, et par conséquent on s'ennuie de temps en temps devant ce film qui dure assez longtemps. D'autant que le réalisateur ne fait pas de demi-mesure dans sa représentation de la femme : hystérique, violente, tyrannique lorsqu'elle est féministe ; ou bien complètement soumise, dévouée aux tâches ménagères ou encore simple objet sexuel. Dans cette cité des femmes, on retrouve plus l'idée du machisme qu'une ode à la femme et la féminité.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 306 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 mars 2025
Parce qu'il a suivi une femme qui lui plaisait dans un train, un homme se retrouve pris au piège d'un congrés féministe. Disons les choses très clairement : cette "Cité des femmes" se compose de deux parties bien distinctes. Le problème, c'est qu'en terme de qualité, elles sont bien loin d'être égales. La première est une pure régalade. Les grossièretés en tous genres y tombent comme les pluies à la Mousson, les machistes et les féministes se font tailler un costard sur-mesure et ridiculiser à part égale, le tout sur un rythme d'enfer avec un Fellini faisant sauter les quelques filtres qui pouvaient lui rester. La deuxième, malheureusement, flanque presque tout par terre. Seules quelques trouvailles hallucinantes (faut limite se mettre des baffes pour être sûr qu'on est pas en train de rêver), ainsi qu'un final qu'on ne voyait pas arriver, lui empêchent la dégringolade totale. Et pour cause, le père Federico se laisse aller à une succession d'outrances diverses et variées (qui ne peuvent, hélas, pas se vanter de jouir de la même maîtrise que celles de "Roma") qui, sur la durée, finissent par épuiser. Quant à Mastroianni, toujours excellent, adhérant à fond au délire tout en donnant cette impression de ne jamais y toucher. Mais même un acteur de pareil calibre ne peut continuellement colmater les brèches.
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