Tusk
Note moyenne
2,7
21 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

4 critiques spectateurs

5
0 critique
4
0 critique
3
1 critique
2
1 critique
1
2 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 juillet 2012
J'adore l'univers de Jodorowsky dans ses BD et j'étais impatient de voir un de ses films mais Tusk n'est pas particulièrement réussi malgré une atmosphère spéciale. A voir par curiosité mais selon ses propres dire ce film est raté heureusement que ce n'est pas le cas de ses autres réalisations.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 avril 2018
Même au sein de la filmographie en marge d’un franc-tireur patenté comme Alejandro Jodorowski, il est possible de trouver des choses qui déçoivent par leur affligeante normalité. Ceci dit, l’anomalie que constitue ‘Tusk’ au sein de l’oeuvre protéiforme de Jodo possède des explications tout à fait prosaïques : après l’échec du projet “Dune�, Jodorowski n’était plus en odeur de sainteté auprès des studios, qui le considèrent comme un allumé ingérable et indigne de confiance. L’homme-orchestre contrarié doit donc montrer patte blanche et accomplir son chemin de Canossa...en d’autres termes, accepter des travaux de commande et se conformer à une relative discipline de travail. Le premier d’entre eux sera une sorte de version adapté aux enfants d’un roman colonial de Reginald Campbell, qui relate l’amitié d’une petite fille anglaise et d’un éléphant indien, avec des méchants clairement identifiables, un gentil happy-end et de jolis décors exotiques. Essayant de tirer le meilleur parti du peu de marge que lui laissent la production et le scénario, Jodo essaye bien de filmer l’Inde comme un univers fantastique aux coutumes ésotériques et d’explorer autant que possible la dimension mystique de l’odyssée du pachyderme vers la liberté...mais rien n’y fait et tout reste toujours intégralement sous contrôle. Il en résulte une production oubliée et oubliable, insipide, inodore et incolore, qui ne se démarque en rien de tant d’autres productions familiales alimentaires de l’époque et dont personne ne pourrait deviner que c’est un savant fou comme Jodorowski qui en tient les rênes.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 janvier 2025
Il manque "juste" la moitié du film. Tusk fait à peine plus d'une heure, on peut facilement deviner pourquoi : il manque une scène sur deux, on a des personnages qui apparaissent à l'autre bout de la jungle, un éléphant qui apparait au bord d'une cascade dès qu'il s'échappe d'une cage, qui est enchaîné puis libéré au plan d'après sans qu'on ait compris comment, qui frôle un autre éléphant qui est un cadavre ensanglanté au plan suivant... On se demande continuellement si on ne rate pas un épisode à chaque scène d'action. Mais ça, c'est si l'on arrive à suivre l'histoire malgré les finitions assez risibles. Tusk est donc un éléphant né en Inde le même jour que la fille d'un colon britannique, et tous deux lient une très forte amitié, par-delà les années passées loin des yeux (mais près du cœur). Mais l'éléphant n'est pas un animal adapté à la vie en cage (comme aucun autre, évidemment), et voici que le pachyderme se fait la malle, en même temps que la fille qui tient tête à son "capitaliste de père" (si l'on ne comprend pas la critique anti-capitaliste de Jodorowsky, même dans ce conte pour enfants, c'est qu'on est sourd et aveugle). De cette histoire, on n'en retient principalement que la niaiserie et la kitscherie absolues, en faisant (on présente d'avance nos excuses aux fans inconditionnels du réalisateur) un pur nanar. On repense à cette belle blonde qui hurle en boucle "RICHAAAAAARD !!!" d'une voix suraigüe, à ce saut d'un figurant qui donnerait des suées à tout gardien de but qui est censé être un homme "projeté par l'éléphant", à ce caméraman qui court comme un décérébré autour de la scène du bisou (ambiance tourniquet quand vous aviez 8 ans... Le vomito n'est pas loin), à cette actrice étonnamment doublée par un homme (un camionneur qui fume trois paquets par jours, à l'entendre) jusqu'à ce qu'on comprenne pourquoi elle dit ostensiblement "qu'elle vend des hot-dogs" (pour les deux du fond : la saucisse entre les deux pains... Oui, c'est aussi fin que ça, on a soupiré lourdement. Vanne grivoise gratos, et très datée : c'est fait). Tusk nous a fait involontairement sourire, entre deux passages niaiseux et ennuyeux, mal truqués, avec d'incessantes ellipses ("On n'a pas eu le temps de tout tourner", le monteur en PLS) qui nous font cligner des yeux toutes les deux minutes, incrédule qu'on est devant ce film où il manque pas mal de plans, et avec une morale très "Jodorowsky" : vous voyez ce gars qui avait tout, une belle villa, des domestiques, un élevage, une fille aimante, bref, une vie confortable ? Il finit en slip, se fait moine, et sa fille se barre avec "RICHAAAAAARD", parce que "c'est ça, être heureux". Ok, Jodo, nous, on veut bien la villa.
ClashDoherty
ClashDoherty

271 abonnés 838 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 janvier 2023
C'est le moins réussi des films de Jodorowsky, qui l'a tourné presque à contrecoeur, quelques années après avoir essuyé un fiasco sanglant avec sa tentative d'adapter le "Dune" de Frank Herbert au cinéma (le projet était tellement dingue, tellement fou, tellement over the top, qu'il était impossible de faire le film tel quel...mais le manque de financement a marqué la fin du projet avant même le premier jour de tournage).
Adapté d'un roman pour la jeunesse, ce film est interprété par Anton Diffring, Cyrielle Clair et Christopher 'fils de' Mitchum et se passe en Inde. L'histoire d'amitié entre une jeune femme européenne et un éléphant.
Inexistant dans n'importe quel format actuel (DVD ou Blu-ray), jamais diffusé (la dernière diffusion remonte à il y à au moins 20 ans, sur Canal +), bref, totalement invisible à l'heure actuelle, "Tusk" a été renié par Jodo, qui ne le sortira donc probablement jamais en DVD ou BR. Vu dans des conditions effroyables (une captation sur Youtube, qualité horrible, ancienne VHS transposée sur le net, en VF), le film est assez intéressant, mais loin des canons habituels jodorowskyiens, c'est évident. Son film suivant, "Le Voleur d'Arc-en-Ciel", qu'il a lui aussi renié mais pour d'autres raisons, n'a pas eu de bol lui aussi, mais au moins, il en existe des DVDs, de qualité moyenne, mais tout de même. Là, rien.

Rien que pour le geste, un DVD de "Tusk", ça serait bien.
Les meilleurs films de tous les temps