Viridiana
Note moyenne
4,1
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64 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 juin 2008
Quel film ! La réalisation est excellente et le scénario vraiment incroyable. On en ressort troublé mais avec un sentiment très agréable. La scène de la prière est magnifique ! Le destin de Viridiana nous charme et nous déroute, bravo Buñuel !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 août 2008
Des nombreux films de Bunuel, "Viridiana" est sans doute l'un des plus forts, des plus aboutis. Ce long métrage coup de poing nous interpelle au plus vif de nos convictions et de nos doutes. Iconoclaste, on comprend qu'il ait soulevé la controverse. Tout s'y passe avec une insolence et une audace à couper le souffle. On réalise alors l'impact que l'art cinématographique peut avoir lorsqu'il est exercé par un artiste de génie. Le destin humain y apparait voué à sa perte. Bunuel entend nous confronter au réel sans céder à la moindre complaisance. Il est certain qu'un tel film, sorte de contre-Bible, laisse longtemps dans l'esprit son amer désenchantement. Voir ma critique plus complète sur " La plume et l'image " - rubrique Cinéma d'hier - page 4
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 8 mai 2007
Grand film métaphorique, volontairement repoussant, acharné dans sa quête.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 février 2007
«Viridiana» (France, 1961), Palme d’Or de Bunuel, conte l’histoire d’une jeune sœur d’église qui va découvrir les affres de la vie véritable chez son oncle. Assurément, l’œuvre est très sombre. Le pessimisme final souligne l’inéluctabilité pécheresse auquel nous contraint la vie, une vie représentée avec une lucidité crue par le cinéaste. Le film est marqué, contrairement à ce que dit l’auteur, d’un anti-cléricalisme pur dans cette ode semi voilée au péché. Le personnage de Fernando Rey incarne la déception, une déception amère et mécanisme premier du film. Comme dans «Tristana» (France, 1970) de Luis Bunuel toujours, la déception du personnage de Fernando Rey va contraindre, cependant avec moins de violence mais tout autant de fourberie, l’innocence à se pervertir. Le pécher demeure partout dans le film, nulle classe n’est épargné, nul sexe, nul âge. Bunuel encore met en place les désirs de ses personnages et prend un vicieux, et ainsi d’autant plus intrigant, plaisir à les confronter contre la volonté religieuse. Notamment lorsque la générosité sans fin de Viridiana se retourne contre elle, après qu’elle a hébergé des clochards. Scène choquante pour le personnage central et pour le spectateur aussi. Enfin Luis Bunuel achève son film sur un message implacable, délicieusement masqué. Le message disant que nul ne peut se résoudre à bouder son plaisir face à une foie branlante de plus en plus fugace.
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