Amarcord
Note moyenne
4,0
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70 critiques spectateurs

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Maqroll
Maqroll

204 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 décembre 2012
Après un premier essai (Roma) à demi-convaincant, Fellini nous donne un premier chef-d’œuvre dans le genre de narration libre qu’il décide d’aborder à partir des années soixante-dix. Je ne connais peut-être pas de film qui mérite davantage le qualificatif de « poésie pure » que cet Amarcord, (« Je me souviens »), tendre et nostalgique sans être mièvre, plastiquement irréprochable, qui joue sur les souvenirs et la mémoire de l’auteur en les transfigurant de la plus belle manière qui soit par l’image cinématographique. La construction de ce récit déstructuré se met en place peu à peu par des petites tranches de vie réelle qui viennent faire irruption par l’intermédiaire de la toile à l’intérieur de notre perception des choses et des gens et s’y inscrire à tout jamais en la transformant. Les fantasmes sexuels felliniens sont exposés dans toute leur simplicité et leur banalité absolue, de même que ses opinions politiques puisqu’une bonne partie du film repose sur la dénonciation du fascisme. La campagne italienne de l’enfance de Fellini est magnifiée par des séquences inoubliables que l’on ne peut pas citer individuellement car il faudrait alors les citer pratiquement toutes. Les personnages sont attachants et drôles, la caméra est subtile et inventive et la musique de Nino Rota n’a peut-être jamais autant représenté les images de Fellini que dans ce film. Authentique génie du cinéma – à mon avis un des trois ou quatre plus grands de l’histoire – Fellini nous livre ici une leçon magistrale de son art en remplissant sa mission première, celle de rendre compte de l’humanité avec un amour sans cesse renouvelé mais toujours aussi enthousiaste et émouvant. Un film à regarder avec le cœur autant qu’avec les yeux.
Sergio-Leone
Sergio-Leone

213 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 novembre 2012
Comment ne pas aimer Fellini dans ce torrent d'images drôles et poétiques, dans un récit visuel proche du souvenir un peu pêle-mêle? Kusturica doit sûrement beaucoup à ce génie de l'image et de la comédie humaine, Fellini est un grand réalisateur et un grand artiste que j'admire énormément.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 juin 2013
Rien a redire , je suis soufflé. Ce film est un moment de magie à l'état pure. Rien de moins.
Tout y est d'une grand poésie, que ce soit l'éclairage, le scénario, la mise en scène , le choix des décors ... tout en ce film a été pensé pour être profondément beau. Une vraie brise rafraichissante, ce film est un délice.
djacno T.
djacno T.

45 abonnés 858 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 février 2013
Un film inutile, grivois, salace et obscène. Le film est très longs et on s'ennuie ferme.
On à l'impression d'être un voyeur et que Fellini prend un malin plaisir à manipuler ses acteurs comme de vulgaires objets. La réalisation très standardisée et le faste déployé renforcent ce sentiment.
D'ailleurs, l'affiche résume le film à elle seule: un puceau, deux chaudasses (gros et petit volumes) et une bande de ringards ventripotents.
A oublier. Préférez les autres réalisateurs (de Sica, Comencini et autres )
Julien D

1 345 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 avril 2012
Plus qu’une vaste fable poétique, ce que le maestro Fellini a mis ici en scène est un amas de vieux souvenirs tout droit issus de son enfance dans l’Italie des années 30. Toutes ces scènes rendues inoubliables par leurs images insolites, à son humour enfantin et à leurs personnages hauts en couleurs, le tout s’accompagnant d’une musique envoutante, donnent une image magnifiée vue par le regard d’un jeune adolescent au sein d’une famille déjantée. Mais, dans cet univers dont l’imagerie relèverait presque du surréalisme, ce sont bel et bien les partisans du régime en place qui ont l’air le plus ridicules. Le tout a certes bien vieilli mais reste la source d’une magie onirique et d’une superbe vision tragicomique de l’Italie fasciste.
willyzacc
willyzacc

99 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 novembre 2013
Étrange ce film de Fellini, le début est une sorte de suites de farces "pétomanes" et un peu lourdes, la suite s'arrange un peu mais le rythme lent ne nous aide pas à garder nos yeux ouverts.. Je ne comprend pas l’intérêt de ce film, réalisation peu intéressante et "souvenirs d'enfance" distribué au compte goutte. Pas son meilleur c'est certain..
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

244 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2011
Du grand Fellini, sans hésitation un de ses meilleurs films ! "Amarcord" est un film possédant une dimension autobiographique très intéressante, le film racontant la vie d'une petite ville Italienne a travers les yeux de Titta, un adolescent représentant Fellini lui-même étant jeune. Un œuvre déjantée, décalée et audacieuse, débordante de génie, montrant des séquences passionnantes, débordantes d'un humour bien gras absolument Fellinien ! Un film plein d'humour et de nostalgie mettant en scènes des personnages grotesques, caricaturaux, et presque cartoonesques. Sublime !
oneosh89000
oneosh89000

55 abonnés 554 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mai 2011
"Amarcord" traduit par "Je me souviens" en italien régional, est donc le film autobiographique de Federico Fellini qui raconte son enfance dans les années 1930 dans un Rimini répressif en proie au fascisme. Chef d'oeuvre irrésistible où saynètes s'enchaînent sans répit. Fellini dessine une galerie de personnages, sa galerie, de la nympho du village au père colérique en passant par la vendeuse de tabac aux seins surdimensionnés et la sublime icône des jeunes adolescents italiens , Gradisca. Enormément de séquences inoubliables abondent ce long métrage, le dîner à la campagne de la famille en compagnie du frère autiste du père , la masturbation générale dans une voiture, la tétée de seins de la buraliste , les souvenirs impérissables des moments en classe d'école... Secondé par la musique magnifique et culte de Nino Rota, la chronique mise en scène remarquablement par le célèbre cinéaste italien reste un grandiose bonheur pour tout cinéphile.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 mars 2011
Un Conte Fellinéen aussi magnifique que créatif...
Plume231

4 423 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2011
Devant "Amarcord", on n'éprouve peut-être pas l'envie de crier au chef d'oeuvre comme devant "La Strada" ou "La Dolce Vita" mais c'est véritablement du grand Fellini. C'est une chronique tendre et chaleureuse qui présente une suite d'anecdotes parfois gerbante (celle avec la vendeuse de tabac), parfois drôle (le frère dans l'arbre, celle dans la salle de cinéma), grotesque (la tête géante de Mussolini) ou encore pathétique mais touchante (le paquebot). C'est frais, c'est juste, c'est follement divertissant et c'est filmé avec inspiration et amour. Et la musique de Nino Rota est une merveille absolue. On a juste à se laisser porter et le plaisir est total.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 9 janvier 2011
Je suis consterné par un tel film. Amarcord n'est ni plus ni moins qu'une farce surréaliste. En effet, les éclairages pourraient figurer dans une publicité pour parfum, les acteurs sont tous mauvais, la trame échappe à toute logique (un mètre de neige en juillet dans le sud de l'Italie, on y croit tous...) et n'a absolument aucun intérêt, l'érotisme -ce mot est à jamais galvaudé- est inexistant tant Fellini est incapable de faire preuve d'un minimum de subtilité. Amarcord, c'est le degré zéro du cinéma, c'est-à-dire une juxtaposition confuse de plans qui ne s'harmonisent pas entre eux et qui n'ont d'autre intérêt que de montrer à quel point le cinéma italien peut sombrer dans le vulgaire ! Fellini a réalisé quelques grands films, je ne le nie pas, mais Amarcord est l'œuvre soit d'un fumiste, soit d'un fou à lier. Que voit-on pendant deux heures ? Une bande de rustres passant leur temps à se masturber et à regarder les poitrines, les fesses, les corps des femmes; nous avons aussi l'honneur de voir toute la population pleurer d'extase à la simple évocation de Mussolini, effarant. Quand ce n'est pas de la grivoiserie facile, le film traite des extravagances d'individus tous aussi fous les uns que les autres, de l'insouciance perpétuelle -et au combien agaçante- d'enfants stupides, sans culture, urinant en classe et sans la moindre conscience de l'autre. Puis, au milieu de ce tissu d'inepties, vous avez droit à une scène de danse dans le brouillard (l'éclairage n'a jamais été aussi lamentable que dans cette scène, notamment lors des plans rapprochés où les personnages sont comme nimbés de lumière tandis que tout l'arrière-plan est brumeux, logique imparable...) où les jeunes fanfarons se croient au bal, il faut admettre que tous les délinquants en rêve, n'est-ce pas ? Dans ce même esprit, le dérèglement climatique auquel nous assistons est tout de même fascinant: une mère malade dit avoir chaud alors que la ville est recouverte de neige. D'ailleurs, le soleil est doté du pouvoir tout à fait particulier d'éclairer la ville quand cela lui chante. La neige, elle aussi, est prodigieuse: elle tombe des jours durant, ne fond pas sous l'effet de ce soleil intermittent, tout en formant d'énormes tas à des endroits spécifiques afin de laisser le passage aux citadins (tout de même, respectons les règles du savoir-vivre !). Quant à la mer, comme dans son navrant Casanova, ce sont des sacs poubelles, reconnaissons à Fellini le talent d'avoir préludé au développement durable ! Ce film ne soulève aucune réflexion, n'a aucune portée critique et fait preuve d'une bêtise inconcevable quant à la condition féminine (grosso modo, toutes les femmes sont des gourdasses en chaleur tout juste bonnes à combler les désirs charnels des hommes). Je suis également frappé par ce refus invraisemblable de toute solennité, même pendant un enterrement, il faut que la marche funèbre de Chopin soit parodiée ! Ce film fait partie de ceux qui ont tué la comédie, vous savez celle où les gens parlent pour signifier quelque chose.
Davidhem
Davidhem

130 abonnés 336 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 décembre 2010
Federico Fellini est décidément un cinéaste qui se démarque des autres. Son oeuvre entière peut être considérée comme extraterrestre à cause de ses fantasmes qui ne ressemblent à aucun autre. "Amarcord" est une grande fresque sur l'Italie des années 1930 à l'époque où dominait politiquement le fascisme. Mais le film est très très loin d'apporter un message politique, Fellini se contentant de raconter l'histoire de plusieurs personnages et de révéler des moeurs qui finalement ne sont pas tellement éloignées des nôtres. Le réalisateur montre des fascistes sadiques qui n'hésitent pas à tuer mais qui forment de jeunes hommes à y adhérer sans que ceux-ci ne subissent un lavage de cerveau. En effet, contrairement à ce que l'on pourrait croire, les Italiens de cette période n'étaient pas malheureux. Ils aimaient s'amuser, organiser des courses automobiles, célèbrer des mariages, les enfants se divertissaient tranquillement en commettant des bêtises, les handicapés mentaux étaient déjà traités de la même manière, les femmes belles étaient courtisées et se complaisaient parmi les hautes autorités de l'Etat. Fellini montre également les moeurs scolaires et affiche les comportements des enfants d'alors comme ceux d'aujourd'hui c'est-à-dire provocateurs, insolents, grossiers bref la jeunesse d'hier était déjà assez décadente. Le film démontre aussi que les comportements au sein des familles n'a guère changé, les parents se disputaient déjà pour un rien, les enfants prenaient des raclées, la différence qui s'affiche entre cette époque et celle d'aujourd'hui est le respect et la fraternité dans la famille quelles que soient les circonstances, heureuses ou dramatiques. Le réalisateur ne déroge pas à sa règle de provocateur et filme en gros plan des croupes de filles cachées par des robes et les seins d'une femme qui tente d'initier un jeune puceau. Au final, Federico Fellini rédige et signe une oeuvre joyeuse et qui figure certainement parmi ses essentiels. Un film original et qui peut se vanter de sa modernité.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 910 abonnés 8 278 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mai 2010
Le réalisateur de La Strada (1954) et du célèbre 8½ (1962), revient sur son enfance, avec cette comédie dramatique autobiographique. Amarcord (1974) qui signifie « je me souviens », suit le parcourt d’un groupe d’individus et essentiellement un groupe d’adolescents, vivant leurs plus belles années d’insouciance alors qu’au moment même, le fascisme s’imposait dans l’Italie des années 30.
Une œuvre chorale amplie de nostalgie, d’humour bon enfant où l’on régresse avec plaisir au fil des blagues et autres jeux auxquels s’adonnent ces gais lurons.
Si le scénario s’avère simpliste, la mise en scène et les acteurs compensent sans le moindre mal et parviennent à nous tenir en haleine durant les 120 minutes que compte le film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 janvier 2010
Un des films principaux du maître, narrant ses souvenirs (d'où le nom "Amarcord" - "Je me souviens"), son adolescence, sa famille, sa vie... Un pur régal, d'autant plus que ce n'est pas qu'un simple film, puisqu'il relate aussi la montée du fascisme italien dans sa petite ville de Rimini. On découvre aussi des personnages en tout genre, tous plus excentriques les uns que les autres, et suivre ses souvenirs un par un nous entraine au fur et à mesure du film. Sûrement l'un de ses chefs d'oeuvre le plus accompli et le plus beau à ce jour.
chrischambers86

16 217 abonnés 13 167 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 octobre 2014
Rendons un salut respectueux au sublime "Amarcord" de Federico Fellini, chronique nostalgique d'un passè vu à travers les yeux d'un adolescent à l'aube de sa vie sentimentale et politique où le cinèaste èvoque avec prècision l'èveil de la sexualitè du jeune homme qu'il fut, d'abord auprès d'une prestigieuse courtisane, absolument inaccessible, ensuite auprès d'une èpicière dont la poitrine tenait du miracle! Une oeuvre qui dèpasse la comèdie - nonobstant les gags et situations cocasses grâce auxquels Fellini mêle le doux à l'amer depuis "Le notti di Cabiria". Mais rappeler que l'univers fellinien rèunit fantaisie, humour, tendresse et amertume en une recette dont cet auteur avait le secret ne suffit bien sûr pas à rendre compte de ce qui fait de chacune de ses oeuvres un chef d'oeuvre! il suffit de voir "Amarcord" pour constater que l'èpoque des music-halls de province appartient dans ce pays qu'est l'Italie à une tradition pas si èloignèe que ça! Le temps des souvenirs pour le cinèaste de "La dolce vita" et "Otto e mezzo", au bord de l'Adriatique, les films de Gary Cooper, le passage du paquebot...vous donnera le frisson comme jamais! Sans oublier la partition inoubliable de Nino Rota! Un immense moment de cinèma en somme...
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