Les démons de l'esprit
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tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 août 2018
Partant d'un postulat de départ plutôt aguichant, puisque l'histoire parle d'un père qui séquestre son fils et sa fille parce qu'il pense qu'ils sont contaminés par un mal héréditaire, ce long-métrage de la Hammer ne m'aura pas totalement convaincu. La faute notamment à une mise en scène qui ne propose pas suffisamment de mystère et aussi pour son casting à la performance assez inégale. Celui que je retiendrais le plus est l'excellent Patrick Magee dans le rôle d'un médecin adepte de l'hypnose.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 août 2011
Les Démons de l'esprit possède une belle mise en scène, on apprécie que cette production de la Hammer filme en extérieur mais pour autant je n'ai pas été pris Les Démons de l'esprit faute à un scénario peu passionnant.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 février 2015
Un noble veuf séquestre ses deux enfants, les pensant maudits. Tandis que d'étranges meurtres se déroulent hors de son château, il fait appel à un médecin insolite pour traiter sa progéniture. Malgré plusieurs idées alléchantes, "Demons of the Mind" est un film assez mou. L'intrigue avance lentement, et manque de piquant, tandis que la réalisation est anecdotique, avec toutefois quelques imageries sympathiques. On signalera quand même de bons acteurs (Robert Hardy et Patrick Magee sont bien allumés), et quelques séquences de meurtres violentes pour l'époque. Un film mineur de la Hammer.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 406 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 novembre 2021
Je ne suis pas amateur de films d'épouvante. La lecture d'un article publié dans la revue "positif " à l'occasion de la ressortie au cinéma de 7 films de la Hammer production, me donne envie de découvrir ce film. Considéré par l'auteur de l'article comme étant une réussite, le film a en effet des qualités, mais à mes yeux, vraiment pas de quoi fouetter un chat et surtout pas de quoi me réconcilier avec ce genre auquel, d'ailleurs , il n'appartient que de très loin. En résumé, il s'agit de l'histoire d'un noble présenté comme un personnage important, qui vit au XIX siècle dans un château. Sur son domaine vivent des maiteyers qui craignent la présence du démon. Cet aristocrate a 'un fantasme ( on le comprendra sur la fin) qu'il refuse de voir et le refoule en pensant que son fils et sa fille ont des attirances incestueuses. Il les tient enfermé séparés dans deux pièces du château. En fait c'est lui qui désire voir ses enfants avoir ce type de relation, ou même a un penchant incestueux pour ses derniers. Il convoque un médecin afin qu'il les soigne , mais celui ci finit par poser son diagnostic : c'est le Baron qui est malade. Le scénario n'est certes pas inintéressant dans sa description d'un homme qui vit dans le déni et le refoulé et dans la vision de la névrose, voire ici de la psychose, comme incarnation du demon dans l'esprit commun, à une période où on ignorait presque tout des troubles de la personnalité. Maintenant il y a le film.lui même, qui se laisse voir, mais a pris un coup de vieux. Le réalisateur Peter Sylkes est un australien dont la filmographie est peu importante quantitativement . On notera la présence de deux très jolies actrices. L'une d'entre elle passera devant la caméra de Roger Vadim pour sa vague ressemblance avec Brigitte Bardot.
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mai 2009
De l'imagerie inspirée de "La chute de la maison Usher", chateau, hantise de la folie et de l'inceste, aristocratie décadente et suicidaire... avec le freudisme comme interprétation et élément de l'imagerie en même temps. Ce qui est étonnant dans ce genre de production c'est que ça a l'audace de jouer l'horreur au premier degré, à la limite du grotesque, mais avec aussi un savoir faire très malin dans la réalisation. C'est finalement plus captivant que les parodies ou seconds degrés des Burton, Rodriguez ou autres.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 20 mars 2012
Un film de la Hammer qui raconte l'histoire d'une famille sous l'emprise d'une malédiction ( mais est-ce vraiment le cas ? ) et qui rappelle immanquablement "La Chute de la maison Usher", film de Corman adapté d'une oeuvre de Poe. "Demons of the Mind" séduit par son ambiance particulière, héritée de cette période ( bénie soit-elle ! ) où les gens consommaient trop de drogues et donnaient naissance aux délires les plus envoutants. Dès le début du film, j'ai senti qu'il y avait cette touche particulière, pas réellement psychédélique ( le terme est trop fort ), mais il est évident que ce film date d'une époque où les frontières de l'esprit humain étaient un thème fascinant... C'est difficile à décrire, mais dès l'instant où Patrick Magee ( toujours un excellent acteur, même dans le navet de Lucio Fulci "Le Chat Noir" encore adapté de Poe ) nous parle de ce "fluide universel, une force qui unit tous les êtres vivants", il ne fait aucun doute qu'une partie de ce film constitue un héritage du LSD. Bref, si aujourd'hui la psychologie de ce film peut paraître quelque peu naïve, le film lui-même conserve un petit je-ne-sais-quoi de fascinant et d'un peu malsain. Pourquoi ce film m'a-t-il plu ? Parce que j'ai l'impression qu'il n'y en a pas beaucoup comme celui-ci et qu'il y en aura de moins en moins...
Jean Mariage
Jean Mariage

1 abonné 99 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2026
Un film assez étrange, qui combine une atmosphère gothique traditionnelle typique des productions Hammer — château isolé où se trament des secrets inavouables, assassinats de jeunes paysannes, prêtre fanatique, révolte des villageois — et une dimension psychanalytique nettement plus moderne : complexe d’Œdipe, relations incestueuses entre le frère et la sœur, traumatisme ancien dont la nature reste volontairement trouble.
Ce mélange d’archaïsme et de modernité constitue à la fois la singularité et la limite du film. D’un côté, Peter Sykes reprend les codes du gothique victorien — brumes, corridors, hystérie religieuse, violence collective — ; de l’autre, il tente d’introduire une lecture intérieure du mal, non plus surnaturelle mais mentale, où la folie, la culpabilité et la répression sexuelle deviennent les véritables moteurs du drame. Le monstre n’est peut-être plus une créature extérieure, mais un héritage psychique.
La distribution reflète elle aussi cette hybridation : aux côtés d’acteurs chevronnés comme Robert Hardy et Patrick Magee, figures d’autorité inquiétantes, apparaissent des jeunes interprètes emblématiques du début des années 1970, comme Gillian Hills — chanteuse ayant notamment enregistré avec Eddie Constantine, Serge Gainsbourg ou Eddie Mitchell — et le chanteur Paul Jones. Cette cohabitation accentue le décalage entre tradition et modernité.
Comme l’explique très justement Nicolas Stanzick dans l’un des passionnants bonus de l’édition Tamasa, « Les Démons de l’esprit » peut se lire comme un film de loup-garou sans loup-garou. Il dialogue implicitement avec « La Nuit du loup-garou » de Terence Fisher, mais en déplaçant la malédiction du registre fantastique vers celui de la psychose et du refoulé. Là où Fisher assumait pleinement la figure mythologique, Sykes semble hésiter entre l’allégorie psychiatrique et la fable gothique.
Au final, un film sans doute un peu bancal, parfois indécis dans son orientation, mais intéressant par sa tentative de moderniser l’imaginaire Hammer en y injectant les obsessions psychanalytiques et sexuelles du début des années 1970.
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