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Dany R
28 abonnés
407 critiques
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4,0
Publiée le 12 janvier 2013
Une belle tranche de vie, à la fois drôle et tendre, filmée avec amour et sérieux et servie par une interprétation au top. Un pur moment de plaisir simple.
ce film est un petit chef-d'oeuvre bien français, à l'époque où il faisait bon vivre, loin des cités, dans une france pas encore envahie. les acteurs sont magnifiques et on communie avec eux dans ce tourbillon de bien être. c'est sur serrault et villeret ne sont pas debouze et elmaleh. a voir et a revoir sans limite.
Belle peinture d'une France rurale d'entre-deux-guerres. Rôle parfois légèrement caricaturaux mais très bonne prestation des acteurs, sauf Eric.C réellement surjoué.
Un petit film rafraîchissant, avec des personnages simples qui cultivent de belles valeurs : l'amitié, le partage, le respect... Tout cela en harmonie avec la nature. C'est une ode au "bon vieux temps", ouvertement passéiste. Pourquoi pas. Mais c'est aussi très lisse et suranné. On regarde ce film comme on feuilletterait un album de vieilles photos, avec un intérêt poli, tout en suçant un bonbon sucré.
Jean Becker à l'art de peindre des amitiés insolites avec beaucoup de sensibilité. En effet, "Les enfants du marais" est fait d'une substance émouvante, entrainante, pétillante : la liberté, celle de la carpe et des enfants du marais, impitoyable, rude, vibrante, celle au prix plein; celle des amis, usée et un peu lâche, timide et poétique, complice et généreuse, au bon rapport qualité-prix. Et puis la liberté des femmes, liberté balbutiante, liberté reniée, liberté troquée, liberté,...un peu, beaucoup, tendrement, à la folie, pas du tout. C'est la liberté d'entre deux guerres, liberté retrouvée, un œil sur le passé, en marche vers l'avenir,...quel avenir!?
J'ai des souvenirs de poésie, d'amitiés, de nature, de simplicité, de sentiments, une ambiance, un marais, une alchimie... J'adore le jeu des acteurs avec une mention spéciale à Monsieur Gamblin. Un de mes films français préféré. Une grande, une immense réussite. A voir et revoir.
16 219 abonnés
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4,0
Publiée le 17 octobre 2012
Pour les amoureux de la nature! Pour les spectateurs qui croient à la poèsie du bonheur! Pour ceux, enfin, qui aiment l'èmotion simple et èvidente, sans chichis et sans artifices! A tout ceux-là "Les enfants du marais" doit être dèdiè! Et comment ne pas être sèduit par cette histoire de quatre amis pour qui le bonheur se conjugue au rythme des saisons, du vin rouge, des plaisirs simples et de la pêche à la grenouille! Jacques Gamblin, Jacques Villeret, Andrè Dussolier et Michel Serrault sont exceptionnels! Lorsqu'on voit la fraîcheur avec laquelle Jean Becker arrive à combiner les destins de tous les personnages, on ne peut-être qu'admiratif! Un très beau film qui, au fur et à mesure de son vieillissement, se bonifiera et se rèvèlera d'une haute importance dans le cinèma français! Quelle aventure...
Une poésie, des personnages attachant, des acteurs que j'apprécie beaucoup, une histoire simple mais efficace...Bref l'un des meilleurs film Francais !
Il est de ces films qui ont pour vocation de raconter une époque, en un lieu, un temps et un milieu précis, plus qu'une réelle histoire. « Les Enfants du Marais » en fait partie. Réalisé en 1998 d'après le roman éponyme de Georges Montforez, par Jean Becker. Ce dernier a, de ses dires, décidé de mettre la mise en scène au service des acteurs, les laisser s'approprier les personnages, les lieux et le film afin qu'ils dégagent le plus d'authenticité possible, la meilleure alchimie. C'est ainsi que nous retrouvons un quatuor de personnages aussi hauts en couleurs que sont les acteurs qui les interprètent. Garis et Riton vivent près d'un marais, petit coin de paradis reculé et rural, dans un vingtième siècle entre deux guerres. Le premier est un ancien de Verdun, profondément meurtri, psychologiquement en tout cas, par les combats. Le second est un glandeur, un peu idiot sur les bords, affublé d'une femme qu'il n'aime pas et de trois enfants qu'il aime, ressassant l'amour de sa vie encore et encore à la même cadence que descendent les bouteilles de vins. Ils vivent et se contentent de peu, au gré des saisons, cueillant le muguet à l'approche de l'été, livrant du bois ou du charbon l'hiver...Les jours et les années se suivent et se ressemblent, au marais. A cela viendront s'ajouter d'autres personnages, Amédée, un poète mélomane et rêveur, ou encore un ancien grand pêcheur de grenouilles... Au delà du peu d'histoire que le film a à proposer (pêle-mêle des amourettes d'enfants, de vrais amours d'adultes, et l'histoire d'un boxeur (ici le surprenant mais néanmoins bon Eric Cantona) à la carrière détruite), le film dégagera surtout une très grande poésie. Sur fond de morale totalement cohérente avec l'époque (la dignité du prolétariat par rapport à l'émergence des industriels, la psychologie des anciens soldats de la première guerre...) l'oeuvre se permet des élans de simplicité et de pureté, nous racontant finalement une vie qui a aujourd'hui disparue : celle d'un homme libre. Libre de vivre comme il lui semble bon, où il lui semble bon, fut-ce dans un endroit plus sauvage qu'a l'accoutumée, mais aussi tellement plus beau. Ainsi se succèderont des scènes, puis d'autres, chacune racontant à la fois une petite histoire au sein du film en même temps que l'Histoire du film, et cette époque perdue. Au rythme des soirées entre amis au bord de l'eau et de la récolte des escargots, avec souvent un humour populaire mais efficace, le rendu global sera très léger et bourré de fraîcheur que même certaines scènes plus dures ne parviendront à entâcher. Chaque scène se montre très belle, mettant en valeur toute la sobriété et l'authenticité dont sont capables les acteurs autant que le réalisateur, qu'il s'agisse d'une récitation poétique ou simplement d'une écoute de jazz. On réfléchira au gré des saisons qui nous sont dépeintes, on y repensera, on se remettra parfois même en question de façon sous-jacente, quelques temps plus tard...et l'on sera dans tous les cas charmés, par le cadre paisible, verdoyant et ensoleillé d'une part, et d'autres part par le casting, qu'il s'agisse de Jacques Gamblin ou d'André Dussollier, aussi bien que des (très) regrettés Jacques Villeret et Michel Serrault.