Un film qui se déroule dans la France rurale, la France d'antan, et une certaine nostalgie s'en dégage, ce qui le rend très doux à visionner. Les histoires des personnages ne sont pas palpitantes ni inoubliables, on dirait plutôt un piètre téléfilm et c'est vite oublié. Cela dit le casting est plaisant et on aime ce genre de patrimoine cinématographique.
Chef D'oeuvre Rien a Rajouter ✨ Ce Film Et Plein De Tendresse et D'humour Des Acteurs Qui Joue À La Perfection ✨ Si Vous Ne L'avez pas Vu Foncé . Pays D'origine : France Date De Sortie : 3 Mars 1999 Acteur Principaux : Jacques Villeret Jacques Gamblin André Dussollier Michel Serrault
Quel délicieux divertissement que ce conte naturaliste qui avait confirmé Jacques Gamblin (pour moi). Villeret, Dussollier et Serrault sont excellents et heureux, ça se voit, de jouer leur partition. Et puis, en tant que Lyonnais et amoureux des Dombes….
Des choses simples, authentiques, respectueuses, proches de la nature. Ça donnerait presque envie de vivre à cette époque. Mais on sent aussi les souvenirs douloureux de la Première Guerre Mondiale. Et les prémisses de la Deuxième, comme dans cette scène où l'on entend un discours d'Adolf Hitler à la radio, en allemand dans le texte. Comme s'il fallait mettre un terme à ce court moment de bonheur. C'est en apprenant l'assassinat du président alors que l'action a lieu en mai, qu'on peut dater les faits à mai 1932 lorsque Paul Doumer a été assassiné. À part cet événement de portée nationale, la vie autour du marais semble s'écouler à proximité immédiate. Les gens qui y vivent sont sans le sous et font une multitude de métiers saisonniers, surtout Garris (Jacques Gamblin) et Riton (Jacques Villeret). Mais n'est-ce pas ça la liberté ? Car comme le dit Amédée (André Dussollier) lisant un extrait d'un livre, qui s'avère être une citation de Jean de la Bruyère : "Être libre en un mot, c'est être le seul arbitre de ce qu'on fait ou de ce qu'on ne fait point." De quoi méditer en se demandant comment notre époque pourrait retrouver ce bien-être oublié.
Comme à son habitude, Jean Becker nous propose un film centré sur des personnages très bien écrits et très attachants. Dépourvu d'artifice ou de grandiloquence, le réalisateur livre une fable magnifique qui bouleverse avec force en s'appuyant sur des thématiques universelles et surtout portée par des comédiens exceptionnels. Un très beau film.
Une ode à la poésie. Un film qui traite des hommes, de la simplicité, de l'amitié et... Un peu d'amour. Becker comme à son habitude nous livre ici la vie de gens simple, de rencontre et de relations humaines sans pareil. On notera néanmoins quelques incohérences (changement trop rapide haine/amitié). Mais sinon les dialogues sont très naturellement servi par un Villeret porté sur la bibine mais avec un coeur en or, un gamblin simple dans son jeu, sobre et très vrai dans cette homme rentré de la guerre et trouvant refuge dans ce fameux marais (lieu de toute les libertés), Dussolier est magistral en bourgeois s'ennuyant à mourir et trouvant refuge dans les choses simples de tout les jours que lui proposent ses amis du marais (aller aux escargots, pêcher la grenouille où encore tenir compagnie à une dame âgée). Serrault s'illustre dans l'homme du marais devenu PDG mais revenant à ses racines, le marais où il est né et y à grandi. Le reste du casting est également très bien sélectionné (Cantona, Casadesus et Suzanne Flon en narratrice). Bref on se laisse porter par ces petits riens de la vie d'antan avec émotion et frissons.
Un casting sans pareil, un hymne à la liberté, d'une profonde humanité, très émouvant. La musique de Pierre Bachelet est un personnage à elle seule. Merci !
de jolis moments : la pêche à la grenouille, la petite Cricri qui joue dans un pneu, mais pas vraiment d'histoire centrale, ce qui donne un sentiment mitigé. Les acteurs sont merveilleux, surtout Serrault et Gamblin.
Ce film est une madeleine de Proust qui me renvoi en région Rhône-Alpes à chaque rediffusion. Éric Cantona est surprenant et Jacques Villeret parfait dans son personnage.
Tout ce que je recherche quand je vais au cinéma, est dans ce film Magnifique ! De l'émotion, du rire, des acteurs excellents, des paysages sublimes et un message important pour les générations futures : Restez des hommes libres ! Ayez le courage de choisir votre vie ! Ne soyez pas des "suiveurs" (de nos jours, on est entourés de "followers" qui suivent le troupeau de moutons sans réfléchir au sens de la vie. Toutes les valeurs universelles sont dans cette belle histoire d'hommes simples et généreux. Profitez de chaque seconde, regardez les belles choses que nous offre la Nature, tout en respectant les autres. Un petit chef d'œuvre !
On ne peut qu'espérer et souhaiter que chacun.e garde précieusement son bout de marais dans un coin de son coeur, pour qu'il le fasse battre en grand et en vrai, bien chaud, bien ouvert.
Un pur bonheur . "Les enfants du marais" ravivent les plaisirs simples. Le bon vieux marais, tel que le décrit Jean Becker, se savoure comme une ode à la liberté. Le quotidien s'effile au gré des rencontres et des complicités. Le mois de Mai ramène le muguet printanier, et les cannes sont prêtes pour la pêche à la grenouille. Les regrettés Michel Serraut et Jacques Villeret ont trouvé de beaux rôles. Jacques Gamblin se montre convaincant dans ses travaux saisonniers. Et André Dussollier réplique avec aisance : "Nous sommes les derniers hommes libres ! ". Pour autant le film évite la candeur facile. La période de l'entre deux-guerre lance un signale d'alarme. La société de consommation peut engendrer la frustration, au point d'oublier l'essentiel : vivre. Le film invite donc à revenir aux sources, aux émotions, et à la sincérité. Les ingrédients s'harmonisent, et la photographie lumineuse s'accompagne d'un air musical nostalgique. Tout est réuni pour que l'adulte retrouve la liberté... et devienne un enfant du marais.