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Pascal
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3,0
Publiée le 5 février 2025
Ressortie en salle de cet opus du cinéaste italien Lucio Fulci dont le titre sous lequel il a été exploité en France ne rend pas compte du tout des développements de son scénario.
" La longue nuit..." relève du gialo ( polar italien) à énigme. Des garçonnets sont assassinés dans un village sans que la police ne parvienne à identifier le coupable.
C'est le casting international de premier ordre, qui présente le plus grand intérêt à la vision de ce film. Le cubain T.Millian, les français Marc Porel et Georges Wilson et surtout la beauté brésilienne Florinda Bolkan.
Voilà une actrice ( elle était hôtesse de l'air lorsqu'elle fut découverte par une cousine de Visconti, productrice de cinéma de renom ) qui transcende la pellicule.
Malheureusement, F.Bolkan n' eut pas la chance de tourner dans beaucoup de films qui passèrent à la postérité ( dans " le mouton enragé" de Michel Deville, elle a une scène où son charisme exceptionnel fait monter soudainement la température de plusieurs degrés uniquement par sa présence).
Pour le reste, " la longue nuit..." réserve quelques scènes vraiment très scabreuses ( mais alors vraiment) qui ne pourraient que très difficilement être tournées aujourd'hui ( selon moi).
Le scénario, lui, n'est pas très passionnant, ni même distrayant. On peut voir tout de même un second degré de lecture ou la remise en cause des hiérarchies sociales, les névroses partagées sont omniprésentes. Mais la mise en scène est d'une banalité confondante.
Sans doute l’un des meilleurs gialli de Fulci. En tout cas moins kitsch que Le Venin de la peur ou L’Emmurée vivante, plus lumineux, plus accessible et moins daté, malgré un titre français tape-à-l’œil et complètement à côté de la plaque. Ça reste assez classique, avec une intrigue policière plutôt intéressante, un peu de mauvais goût de temps en temps (ça reste du giallo) et une réalisation plutôt solide, qui n’abuse pas du zoom ni du faux sang.
Il est bon d'être remémoré de la nature du genre giallo ; du crime sanglant et grotesque menant un drame à énigme. Il y a tout ça dans ce film qui voudrait qu'on tremble autant que ses cadrages. Raté. Ce n'est pas non plus dans son montage fiévreux qu'il nous inquiétera, et la multiplicité des prises tient plus de la futilité que de la maîtrise. Le crime était en fait tellement présent dans l'esprit des scénaristes qu'on ne devine pas qu'il va venir si vite, et tout ça revient à concevoir une introduction pleine de confusion qui ne nous capte même pas.
Les maquillages sont vraiment excellents. Ils servent la violence, mais elle se justifie une fois le bazar initial passé. Et les enfants jouent merveilleusement. Par contre, impossible de déterminer si le spectateur est supposé savoir l'histoire qui se trame ou non, et c'est irritant ; les énigmes s'empilent avec la subtilité d'un paquebot et on ne sait qu'en faire. On gagne à voir se dérouler les inimitiés villageoises xénophobes et superstitieuses ; cela nous donne un grand bol d'air surchauffé romptant la monautomnie d'une rentrée cinématographique, mais il est trop tôt pour la tombée des feuilles sanglantes d'un scénario si pétri de malaise.
"Non si sevizia un paperino" fait partie de mes films préférés de Lucio Fulci. Ici, il s'agit d'un excellent polar avec un scénario très riche, une mise en scène parfaite, des scènes crues, un suspense haletant, une atmosphère oppressante et malsaine, un casting lourd (Les sublimes Florinda Bolkan et Barbara Bouchet, Tomas Milian, Marc Porel ou encore Georges Wilson) et enfin une BO délicieuse signée Riz Ortolani. Chef-d'oeuvre.
Dernier de la série de 4 films de Fulci restaurés et sorti à nouveau en salle en 2019 que j’ai pu voir, la Longue Nuit de l’exorcisme est vraiment intéressant. On suit ici une série de crimes d'enfants affreux dans un coin perdu du sud de l’Italie.
Tout d’abord on observe la modernité qui arrive, le premier plan est une autoroute qui s’abat sur la région comme un grand serpent avec à son pied une découverte macabre. Le choc de la modernité est ici assez présent surtout face aux traditions qui perdurent dans la région, un mélange de christianisme et de reste de sorcellerie. La modernité est aussi présente dans cette maison très moderne qui dénote dans ce village très traditionnel. Cela rejoint le côté fascinant de ces films qui montrent cette nouvelle architecture encore en bon état à côté des habitations anciennes et cela me plait assez. Cette maison est habitée par une jeune femme assez troublante (Barbara Bouchet) et d’une sexualité très suggestive, voir prédatrice, notamment avec un enfant au début du film. Je sais que l’époque était à la libération sexuelle mais je ne pense pas que cela serait passé avec un homme. Cela peut aussi symboliser la tentation et les pulsions bien sûr. Plus globalement, la symbolique sexuelle est présente partout, dans son ostentation comme dans son côté refoulé.
Le refoulement est le faux semblant sont peut être les thèmes le plus important. En effet, on soupçonne largement les parias de la société de ces crimes, et la bêtise de la foule est largement illustrée, jusqu’à l'écœurement. Mais ce que montre le film c’est que les pires vices sont peut être ceux des gens au dessus de tout soupçons. Mais n’est-ce pas là aussi se montrer aussi démagogue en disant que la foule se venge de ses propres vices en trouvant des coupables parmi les plus faibles et laisse les vrais coupables, les élites s’en tirer ? En tout cas le film joue admirablement bien sur ces faux semblant car on tombe vraiment dans le panneau et certaines scènes sont d’une brutalité assez difficilement supportables.
Un film, étrange, noir, sulfureux, violent et dérangeant ! Ma note entre et 4
Excellent film policier de Lucio Fulci alors au sommet de son art avant de sombrer dans le gore à outrance.Un scénario bien ficelé, une atmosphère délétère de petit village envahit par la peur l'hypocrisie et la bêtise et une très belle distribution.Sans aucun doute avec "Perversion Story " le meilleur film du réalisateur italien.
J’essaye d’aimer le cinéma de Fulcci mais rien n’y fait, pourtant ses films des années 60 sont pas mal mais pour les décennies suivantes, ce n’est pas çà. La longue nuit de l’exorcisme, le titre en français trompeur malgré une belle photo ne décolle pas. L’histoire est brouillonne , le rythme plat et cette maladie qu’avaient les bisseux qu’est la « zoomitte ». Et voilà que je zoome sur le visage d’untel et que je rezoome sur l’actrice etc ; Insupportable !