J'ai choisi de me procurer le dvd de ce film pour 3 raisons, la première le réalisateur King Vidor, le seconde, pour son acteur principal, Joel McCrea, non pas que je sois fan, mais j'étais curieux de le voir dans un de ces premiers films, bien avant, tous ses rôles dans de nombreux westerns, enfin, car l'accroche de la jaquette mentionnait: Le film qui a choqué l'Amérique.
Depuis, on a vu bien pire, mais remettons ce film dans son contexte, 1932, film pré code, où l'on se permettait bien des choses, et notamment cette scène de baignade de l'actrice Dolores Del Rio, au clair de lune et complétement nue.
Alors pourquoi ne pas parler d'avantage de ce film sur ma chaine YouTube, On se fait une toile ? Et bien, car c'est loin d'être un classique, et loin d'être un grand film.
Les autochtones sont dépeint avec peu de considération, pour ne pas dire autrement, on les associe à des hommes primaires, presque des sauvages, la première scène de "séduction", s'apparente presque plus à un viol qu'autre chose, même si tout cela reste édulcoré.
On est avec le pré code et on s'autorise bien des légèreté, pour le reste, l'action est inégale, on ne sait pas combien de temps le naufragé volontaire reste sur l'île, les péripéties s'enchainent rapidement, ce qui nous pousse à dire qu'il n'y reste pas longtemps, mais il a quand même le temps de construire une maison, et la jeune et belle "indigène" à le temps d'apprendre l'anglais...
A l'époque le film a peut-être fait sensation, moins que Tarzan l'homme singe de 1931, plus structuré et plus nerveux dans sa réalisation, ce film aurait sa place sur la chaine.
Alors l'oiseau du paradis, n'est qu'une curiosité de cinéphile, qu'il faut regarder d'un œil compassionnel, puis reposer l'objet tel une relique sur l'étagère, pour qu'il continue à prendre la poussière.